S’autoéditer : Trouver des lecteurs

S’autoéditer : Trouver des lecteurs

Vous avez enfin mis un point final à votre histoire. Vous avez lu et relu votre manuscrit 158 fois. Votre correctrice a traqué la moindre coquille de votre texte. Vous avez veillé à suivre tous les conseils de Plumélanie : votre couverture est accrocheuse, votre titre cohérent, votre quatrième de couverture attire le lectorat.

Ça y est, enfin ! Votre livre est prêt à être vendu. Déjà je tiens à vous féliciter pour la montagne de travail que vous venez d’abattre. Vous pouvez être fière d’être parvenue à terminer votre bébé livresque.

Mais comme je vous l’ai déjà dit écrire un livre c’est bien, le vendre c’est mieux !

Vous avez décidé d’autoéditer votre livre, ou de faire appel à une maison d’édition, vous allez désormais être confronté à la problématique que rencontrent tous les auteurs : comment trouver son lectorat ?

Si vous choisissez l’autoédition, je vous propose plusieurs pistes pour vendre votre premier livre ou même augmenter vos ventes.

  • Assurez-vous de la qualité de votre roman :

Vous aurez beau mettre en place un plan marketing en béton autour de votre livre, s’il n’est pas de qualité, les ventes ne suivront pas. Le bouche-à-oreille reste et restera le meilleur vecteur de ventes pour un roman. Prenez donc le temps nécessaire pour vous assurer que vous proposez un livre abouti.

  • Bien choisir ses mots clés

Lors de la mise en ligne de votre livre sur Amazon ou sur toute autre plateforme, vous serez invités à choisir des mots clés. Ces derniers aident les lecteurs à trouver votre livre lorsqu’ils naviguent sur le site. Vous pouvez indiquer des mots clés ou de courtes expressions décrivant votre livre et conformes à son contenu. Pour obtenir de meilleurs résultats, ne reprenez pas les mots du titre, de la rubrique ou de la description de votre livre. Ceux-ci servent déjà à diriger les lecteurs vers votre livre.

Sur Amazon Kdp vous avez la possibilité de remplir 7 cases pour vos mots clés. Ne vous limitez pas à un mot sur chaque encart : je vous conseille d’en intégrer au minimum 5.

Mettez-vous à la place du lecteur qui navigue sur le site. Lorsque vous recherchez un aspirateur, vous n’allez probablement pas rechercher sagement dans chaque catégorie pour trouver votre bonheur. Vous allez faire comme 99 % de la population et taper « aspirateur » dans la barre de recherche. Si les résultats de votre recherche sont trop importants, vous allez affiner en notant par exemple « aspirateur balai pas cher ». De nos jours, nous aimons trouver rapidement ce que nous souhaitons acquérir.

Moralité : Facilitez la vie de votre potentiel lecteur en intégrant des mots clés pertinents.

  • Définir les catégories de ventes pour votre livre

Vous devez choisir deux catégories de ventes lors de la mise en ligne. Soyez pertinent ! Par ailleurs, je vous conseille de vous rendre dans la page de contact pour demander à inclure votre livre dans toutes les catégories supplémentaires qui vous semblent adéquates.

  • Organiser un réel plan de communication

Face à l’offre de plus en plus importante d’auteurs présents sur les plateformes en ligne, vous risquez d’être noyé dans la masse des romans proposés. Vous devez donc concevoir un réel plan marketing pour sortir du lot. Je vous propose plusieurs pistes à explorer.

  • Communiquer en amont

Un mois avant la sortie prévue de votre livre, vous devez commencer à communiquer. Deux axes sont à privilégier :

  • Communiquer sur vos réseaux sociaux :
    • Présentez votre couverture puis votre quatrième de couverture sur vos pages.
    • Proposez des extraits de votre roman pour mettre l’eau à la bouche de vos lecteurs
  • Communiquer auprès des chroniqueurs et groupes de lecteurs Facebook
    • Contactez les administrateurs des groupes de lecteurs en amont pour leur présenter votre livre
    • Proposez votre livre, en avant-première, à plusieurs chroniqueurs qui pourront communiquer sur votre livre le jour de sa sortie. Sur ce point, je vous invite à être vigilant. Choisissez des chroniqueurs en adéquation avec votre style littéraire. Par ailleurs, définissez bien les modalités de votre partenariat : délai de retour, moyens de communication mis en œuvre par le chroniqueur…

  • Le jour de la sortie de votre livre

Si vous sortez votre premier roman, je vous conseille de bien réfléchir à votre prix de vente. Pour vous créer un lectorat solide, vous devez envisager de vendre votre livre à un prix réduit lors de la première semaine. En effet, votre objectif ne doit pas être de vous enrichir dès le premier jour, mais d’attirer des lecteurs qui vous seront ensuite fidèles pour les prochaines sorties.

Par ailleurs, communiquez sur les différents groupes de lecteurs sur Facebook notamment. N’hésitez pas à faire appel à vos bêta-lecteurs pour donner des avis de lecture sur ces groupes. La visibilité de votre roman est essentielle pour vous assurer de belles ventes.

  • Dans les deux mois suivant sa sortie :

Pour maintenir un nombre de ventes sur le long terme, je vous invite à continuer la communication durant les deux mois suivant la sortie de votre livre :

  • Remerciez vos lecteurs
  • Publiez des avis de lecteurs
  • Poursuivez le partage d’extraits de votre roman
  • Proposez votre participation à des Lives ou à des interviews auprès des groupes de lecteurs.

Votre présence doit être constante. Je ne vais pas vous mentir, c’est un travail de tous les instants. Mais tous ces efforts paieront pour toutes vos publications à venir.

  • Fidéliser votre lectorat :

Ce point est à mon sens le plus compliqué à mettre en œuvre. Pour fidéliser votre lectorat, vous devez créer un univers proche de vos romans autour de vous. Je vous conseille de diversifier vos publications sur les réseaux pour montrer un petit bout de votre vie en dehors de l’écriture. Les lecteurs apprécient de pouvoir échanger avec vous et plus encore de se trouver des points communs avec leur auteur préféré !

Voilà ! Vous êtes prêts pour lancer votre bébé dans le grand bain. Prenez une grande respiration et appuyez sur le petit bouton pour le publier. Et surtout, je me permets un dernier conseil, évitez de vérifier toutes les deux minutes le niveau des ventes. Nous l’avons tous fait, moi la première. Mais vous devez vous rappeler que désormais, votre livre ne vous appartient plus. Il est entre les mains de vos lecteurs. Vous allez les faire rire, pleurer et peut-être même qu’ils vont vous détester. Gardez à l’esprit qu’un livre qui fait réagir est un livre que l’on n’oubliera pas.

Oui certains commentaires vont vous briser le cœur. Nous mettons toutes nos tripes dans nos livres. Alors forcément, le moindre commentaire peut nous blesser. Mais tentez de vous souvenir que l’on ne peut pas plaire à tout le monde ! (Bon je n’y parviens pas toujours non plus).

Et vous, comment faites-vous pour trouver votre lectorat ?

Nous avons conscience que de trouver son lectorat, constitue une étape délicate et difficile. Nous allons donc proposer très prochainement une formation pour vous donner les clefs pour améliorer vos ventes et pérenniser votre lectorat. Par ailleurs, si vous souhaitez que nous élaborions ensemble un plan marketing pour votre roman, n’hésitez pas à nous contacter.

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S’autoéditer : La mise en ligne sur les plateformes

S’autoéditer : La mise en ligne sur les plateformes

Tout est fini ! Vous avez écrit l’histoire dont vous rêviez. Votre entourage ou votre conseiller littéraire vous ont aidé à l’améliorer. Votre correcteur professionnel a traqué toutes vos fautes. Votre mise en page est tirée au cordeau. Vous êtes satisfait de votre 4e de couverture et le visuel et le titre de la première ne peuvent qu’attirer vos futurs lecteurs. Il ne vous reste plus qu’à le publier et à vous confronter à cette mise en public qui donne un peu l’impression de se dénuder.

Vous avez précédemment créé votre compte sur Amazon KDP et maintenant, vous allez y déposer votre œuvre dans les deux versions à votre disposition (une troisième est en cours de test).

Je vous invite à commencer par le fichier numérique, il est plus simple. De plus, le système dupliquera automatiquement les informations indiquées vers le modèle broché.

Dans l’onglet « Bibliothèque » d’Amazon KDP, un premier pavé apparaît vous proposant d’ajouter un nouveau livre. L’aventure commence ! Cliquez sur « ebook Kindle ».

  1. Publication de l’ebook

Vous avez trois écrans successifs à remplir.

  • Sur le 1er, Informations relatives à l’ebook Kindle, vous devez donner les renseignements suivants :
  • Langue : pas trop compliqué, si vous êtes en train de me lire, je suis tentée de penser que vous devez indiquer « français ».
  • Titre du livre : vous avez su sang et eau pour trouver le plus percutant, vous allez l’inscrire religieusement dans cette case.
  • Série : avez-vous prévu plusieurs volumes ? Si ce n’est pas le cas, vous oubliez ce point.
  • Numéro d’édition : vous pouvez le préciser pour vous y retrouver si vous effectuez des modifications postérieurement.
  • Auteur : c’est vous ! Mais peut-être avez-vous choisi un pseudo, vous le notez ici.
  • Contributeurs : vous pouvez y spécifier votre graphiste ou toute autre personne grandement investi dans votre projet.
  • Description : Votre 4e de couverture, qui vous a demandé de longues heures, trouve sa place dans ce cadre.
  • Droits de publication : dans le cadre de l’autoédition, vous les possédez.
  • Mots clés : ils aident les lecteurs à tomber sur votre livre lorsqu’ils naviguent sur le site Amazon. Vous pouvez indiquer des mots ou de courtes expressions présentant votre histoire et conformes à son contenu. Pour obtenir de meilleurs résultats, ne reprenez pas les éléments du titre, de la catégorie ou du résumé de votre roman. Ceux-ci servent déjà à diriger les futurs clients vers votre œuvre.
  • Rubriques : elles correspondent à la section du site Amazon dans laquelle les utilisateurs peuvent découvrir votre livre. Envisagez ces classements comme les différents rayons d’une bibliothèque (fiction, histoire, etc.). Vous pouvez en sélectionner deux par livre. Si vous choisissez des subdivisions de recherche précises, les lecteurs le trouveront plus facilement. Assurez-vous donc de vous fixer sur les rubriques les plus pertinentes pour votre livre.
  • Âge et niveau scolaire : ce point se révèle important principalement quand vous écrivez des livres spécifiquement pour enfants ou à l’inverse absolument pas adaptés à ces derniers.
  • Option de publication : vous pouvez vous tourner vers une édition immédiate ou vers la précommande. Je ne rentrerai pas ici dans les détails, mais cette deuxième possibilité s’avère inutile pour un premier roman.
  • Le 2d s’intitule, Contenu de l’ebook Kindle
  • Manuscrit : vous devez commencer par indiquer votre choix pour les droits numériques. La technologie DRM vise à empêcher la distribution non autorisée du fichier Kindle de votre livre. Certains auteurs préfèrent encourager les lecteurs à partager leurs œuvres et décident donc de ne pas cliquer sur cette possibilité. Si vous l’activez, les clients pourront toujours prêter votre livre à un autre utilisateur pendant une courte période et l’acheter dans la boutique Kindle pour en faire cadeau à quelqu’un. Quel que soit votre choix, gardez à l’esprit que ce blocage se dépasse facilement. Il est loin de vous garantir contre le piratage.

Puis vous chargez votre manuscrit dans un des formats recommandés pour les ebooks Kindle : docx, EPUB ou KPF.

  • Couverture : vous pouvez travailler avec le créateur numérique proposé par Amazon KDP ou inclure une couverture de votre conception. Pour cette deuxième option, vous aurez à respecter certaines caractéristiques pour le fichier (JPG ou TIFF) et la définition de l’image.
  • Aperçu : Amazon KDP met à votre disposition un outil de prévisualisation qui vous permet de découvrir le rendu de la plupart des livres tels qu’ils s’afficheront sur une liseuse Kindle, une tablette ou un téléphone. Avec cet aperçu, vous validez votre publication en étant assuré de sa qualité.
  • Code ISBN : il n’est pas obligatoire pour les ebooks.
  • Le 3e est axé sur le Prix de l’ebook Kindle
  • Inscription KDP Select : offre à vos clients la possibilité de vous lire dans le cadre d’un abonnement mensuel. En effet pour 9,99 euros, ils peuvent télécharger tous les livres inscrits par les auteurs sous cette option. L’écrivain est payé à la page lue en fonction d’un fonds Amazon KDP qui varie chaque mois. Actuellement, le tarif se situe aux alentours de 0,004 euro par page. Si vous débutez, je vous conseille d’inclure votre roman dans ce programme. Vous devez accorder l’exclusivité de votre ebook à Amazon pendant 90 jours minimum, mais cette démarche vous amène une augmentation réelle de la visibilité de votre œuvre.
  • Territoire : je vous incite à choisir « tous les territoires ». Ainsi, Amazon pourra afficher votre livre sur tous les sites Amazon.
  • Site de vente principal : vous devez préciser le site en corrélation avec le pays dans lequel vous pensez que votre roman sera le plus acheté.
  • Tarification, redevances et distribution : Si vous proposez votre ebook entre 2,69 et 9,99 €, vous pouvez opter pour la redevance à 70 %. Hors de ces limites, elle ne pourra être que de 35 %.

Ensuite, vous indiquez votre prix en fonction du site de vente principal. Le montant à inscrire inclut la TVA.

  • Prêt de livres : cette fonctionnalité n’est offerte que sur Amazon.com
  • Conditions générales : en cliquant sur la touche « publier », vous les acceptez tacitement.
  1. Publication de votre livre broché

Toutes les informations fournies pour le dépôt de votre ebook sont reprises automatiquement. Vous vous retrouvez devant les mêmes trois écrans que pour la publication de votre version numérique.

  • Sur le premier, seul le dernier pavé est différent. Il concerne le contenu pour adultes. Vous devez tout simplement répondre à la question suivante « Ce livre contient-il des expressions, des situations ou des images inappropriées pour les enfants de moins de 18 ans ? ».

Tous les autres éléments sont préalablement remplis, mais je vous engage à les revoir. Par exemple, vous pouvez tout à fait choisir de nouvelles rubriques de ventes ou des mots clés différents.

  • Sur le deuxième écran, tout est à reprendre.
  • Vous pouvez utiliser votre propre ISBN (que vous avez obtenu pour une somme modique auprès de l’AFNIL) ou pour un ISBN gratuit fourni par Amazon KDP. Quelle que soit votre décision, n’oubliez pas de l’incorporer dans le corps de votre manuscrit.
  • La date de publication reste à votre discrétion.
  • Dans les options d’impression, vous devez choisir le type d’encre, le papier, la taille de coupe, les paramètres de fond perdu et une couverture mate ou brillante. Si vous avez écrit un roman, je vous conseille un intérieur noir et blanc avec papier blanc en 6*9 pouces et sans fond perdu.
  • Pour charger votre manuscrit avec un résultat optimal, utiliser de préférence un fichier PDF mis en forme pour la création de votre livre. Vous pouvez également déposer un fichier DOC (.doc), DOCX, HTML ou RTF.
  • Pour la couverture de la même façon que pour l’ebook, vous pouvez soit vous servir de l’outil fourni par Amazon KDP soit inclure votre propre œuvre en format PDF.
  • Après toutes ces étapes, vous lancerez la prévisualisation qui vous permettra de valider votre livre ou de procéder aux corrections indiquées.
  • Le 3eécran est axé sur les droits et le prix de votre livre. Les deux premiers pavés, territoire et site de vente principal, vous demandent des informations identiques à celles nécessaires pour la version numérique.

En revanche, pour choisir votre prix de vente, vous devrez noter un montant HT. Le système vous indique le tarif TTC correspondant à votre option. Soyez vigilant pour ne pas inscrire un chiffre éloigné de ceux habituellement pratiqués, vous ne trouverez jamais un livre proposé à 17,54 €.

Vous pouvez enfin appuyer sur la touche « publier » ce qui implique un accord tacite des conditions générales.

Maintenant, il ne vous reste plus qu’à attendre maximum 72 heures avant de voir apparaître votre roman sur le site d’Amazon et, je l’espère, découvrir vos premières ventes.

Si toutes ces procédures vous semblent décidément trop compliquées, Plumélanie se tient à votre disposition pour vous accompagner dans cette démarche.

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S’autoéditer : La conception de la couverture

S’autoéditer : La conception de la couverture

Vous avez déniché le visuel de vos rêves, il ne vous reste plus qu’à concevoir une couverture percutante pour présenter au mieux votre roman.

Pour cela, vous devez intégrer quelques grands principes de l’art graphique.

  • Pensez à hiérarchiser votre création de façon à orienter le futur lecteur. Pour ce faire, le plus simple consiste à partager symboliquement votre image en 3 colonnes et en 3 lignes. L’œil se porte d’abord sur les nœuds en allant successivement du haut vers le bas et de la droite vers la gauche.

Parallèlement, ne pas oublier que l’œil humain voit en 1er les visages, les sexes, les animaux et la typographie

  • Cela étant, opter pour la simplicité se révèle souvent payant.
  • Demeurez également vigilant sur le message que délivre chaque couleur et maintenez une harmonie en vous servant du cercle chromatique. Toutefois, quels que soient vos choix limitez-vous à 3 nuances maximum.
  • En ce qui concerne les polices, je vous invite à vous cantonner à 2 différentes si vous ne voulez pas surcharger la couverture miniature que proposent les sites de ventes
  • Dans votre conception, rappelez-vous que chaque composant doit posséder une justification et qu’aucun d’entre eux ne doit se trouver trop proche des bords.

Vous devrez également respecter les mentions légales et donc obligatoires qui doivent apparaître sur votre couverture. Ce sont les suivantes :

  • Le nom de l’auteur.

J’imagine (je l’espère à tort) que vous n’êtes pas déjà un écrivain reconnu. Dans ce cas, afficher le titre de votre livre dans un format plus important que celui de votre patronyme semble plus judicieux. Je ne doute pas que dans quelques années, à lui seul, il suffira à attirer de nombreux fans vers votre œuvre, mais en attendant votre titre a peut-être plus de chances d’accrocher vos futurs lecteurs.

  • Le titre.

Nous ne reviendrons pas ici sur la recherche du titre le plus adapté à votre récit. Ce sujet a déjà fait l’objet d’un article. Vous avez découvert le titre qui à coup sûr vous fera vendre des milliers d’exemplaires. Maintenant, vous devez l’inclure dans votre couverture de façon qu’il capte le regard des « touristes » qui visitent la plateforme. Pour ce faire, vous devez choisir avec le plus grand soin la police de caractère et la taille du texte. En effet, cette typographie doit transmettre ce que le récit et le titre suggèrent. Vous n’utiliserez pas la même police pour un roman et pour un thriller.

  • Le nom de l’éditeur.

En autoédition, cette information ne se justifie pas, mais rien ne vous empêche d’indiquer celui de votre autoentreprise ou celui d’une collection.

  • Le genre de l’histoire (roman, essai…) reste facultatif.

Maintenant, le visuel en main, les grandes règles du graphisme et les mentions légales en tête, l’étape suivante consiste à construire ce puzzle à l’aide d’un outil :

  • Les logiciels gratuits :
  • net (simple à prendre en main)
  • Scribus(mise en page).
  • Gimp(montage).
  • Krita(dessin).
  • Inkscape(illustration vectorielle).
  • Les logiciels payants :
  • Photoshop (onéreux) ou son petit frère, Photoshop-élément (moins cher) qui conserve de nombreuses fonctionnalités qui vous suffiront largement à concevoir une couverture professionnelle.
  • Ces 2 outils malgré leur complexité, une fois apprivoisée, vous offrent la possibilité de laisser libre cours à votre créativité.
  • Illustrator(illustration vectorielle).
  • Les plateformes en ligne qui ne proposent pas les mêmes possibilités, mais qui permettent de construire un visuel satisfaisant :
  • Canva
  • Stencil
  • Fotor
  • Desygner

D’autres outils existent probablement, mais je ne vous cite ci-dessus que ceux que je connais.

Quel que soit le logiciel qui vous tente, assurez-vous que votre image possède une définition d’au moins 300 DPI, afin qu’elle convienne également à l’impression de votre livre relié. Si vous décidez de publier votre histoire exclusivement en version numérique, les contraintes auxquelles vous serez soumis s’allégeront. En revanche, le modèle broché demande plus de technicité. Vous ne devez pas négliger les profils de couleur, les dimensions, les bordures…

Créer une couverture n’est pas toujours chose simple et vous pourriez avoir besoin d’aide. En effet, cette vitrine de votre œuvre doit offrir une impression d’harmonie et d’équilibre.

Avec toutes ces informations, vous avez en main la première panoplie nécessaire pour concevoir une couverture percutante et vendeuse. Au risque de vous noyer, je n’ai pas voulu, ici, me lancer dans tous les points techniques. Pour ceux d’entre vous qui souhaitaient principalement recourir à la plateforme Amazon KDP, la rubrique « aide » de votre compte regroupe une source très importante d’informations.

Si malgré tout, vous ne vous sentez absolument pas capable de construire cet emballage qui mettra en valeur votre histoire, n’hésitez pas à faire appel à un graphiste. Vous êtes auteur et vous considérez que cette partie du travail n’entre pas dans vos compétences, trouvez un graphiste qui saura magnifier votre livre.

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S’autoéditer : Le choix de la couverture

S’autoéditer : Le choix de la couverture:

Comment allez-vous emballer ce cadeau superbe que vous souhaitez offrir à vos lecteurs ? Grande question !

Bien sûr, certaines maisons d’édition notoirement connues ont opté pour des couvertures crème affichant une police rouge pour tous leurs romans. Cette sobriété constitue leur signe de reconnaissance.

Mais vous n’êtes pas publié par ce biais et la nécessité que votre livre s’attribue plus de visibilité pour réussir à s’extraire du nombre phénoménal d’œuvres proposées représente une étape incontournable.

Le lecteur achète aussi avec ses yeux et une étude récente indique qu’il ne regarde pas plus de 8 secondes la couverture d’un roman. Vous disposez de très peu de temps pour convaincre. Une couverture imagée donne déjà une partie de l’ambiance de votre roman. Elle peut également procurer des émotions, faire naître la curiosité et surtout attirer l’attention. Vous êtes pour le moment un illustre inconnu, vous avez besoin de ce support pour afficher une promesse à vos futurs clients. Que votre illustration soit belle ou énigmatique, elle doit intriguer tout en en reflétant vos écrits. Toutefois, vous ne devez jamais oublier qu’une couverture en désaccord avec l’œuvre et qui ne respecte pas la proposition initiale ne pourra que vous exposer à la foudre des lecteurs déçus.

Jusqu’à ces dernières années, les Français privilégiaient les visuels plutôt sobres, mais la mode anglophone des couvertures complexes et très colorées nous a rattrapés. Cette évolution nous ouvre une palette de choix très large.

Quelle que soit votre préférence, rappelez-vous que vous ne pouvez utiliser que des illustrations libres de droits. Gratuites ou à des prix modiques, vous en trouverez facilement sur internet. Ces sites vous donnent accès à de très nombreuses possibilités en respectant la loi et en vous procurant des photos en haute définition. Vous ne devez pas oublier de noter en couverture ou à l’intérieur de votre livre le nom de l’auteur de l’image.

Je vous propose ci-dessous une liste non exhaustive de sites d’images libres de droits :

Si vous êtes photographe, profitez-en ! Mais dans les 2 cas, rappelez-vous que plus votre couverture aura l’air « professionnelle », plus votre crédibilité sera établie.

Vous savez où aller chercher le cliché, le dessin ou le graphisme qui symbolisera au mieux votre intrigue, mais quels sont les critères pour effectuer le meilleur des choix ?

Cette illustration doit remplir trois objectifs :

  • Représenter au mieux votre intrigue

Votre couverture doit refléter l’histoire que raconte votre roman, mais une seule image ne peut pas tout retranscrire. Tentez d’y inclure l’information ou l’aventure centrale. Demandez-vous quel message vous souhaitez transmettre à votre clientèle ou quel sentiment vous espérez faire passer à travers votre visuel. Gardez toujours à l’esprit qu’elle représente la première impression que le lecteur ressentira face à votre livre.

Pour trouver de l’inspiration, je vous propose d’observer les couvertures qu’affichent les récits du même genre littéraire que le vôtre. Étudiez-les en détail. Vous comprendrez rapidement les tendances qui existent dans chaque catégorie.

Vous pouvez également tenir compte de votre titre et des mots clés que vous identifiez dans votre roman pour imaginer les éléments qui doivent illustrer votre œuvre.

  • Attirer le client

Sollicitez votre entourage. Ces regards extérieurs vous indiqueront l’histoire que leur suggèrent vos visuels.

Tous les éléments de la couverture doivent être liés et votre client potentiel doit sentir la cohérence qui existe entre : le titre, le genre, l’illustration, le design, les couleurs et les polices choisis.

  • S’adapter aux contraintes techniques

Dans votre quête de l’illustration idéale, n’oubliez pas que la couverture de votre version numérique s’affichera en format timbre-poste sur l’application accessible de votre smartphone. Si vous optez pour une photo complexe ou trop sombre ou à l’inverse trop claire, votre couverture risque de passer inaperçue. Si votre police paraît trop fantaisiste ou trop petite, elle ne sera pas lisible. Vous devez choisir des visuels nets, biens organisés et laissant des espaces vides. Ces blancs vous permettront d’y inclure le titre et le nom de l’auteur.

Orientez-vous également plutôt vers une illustration verticale, elle s’intégrera mieux dans votre format de couverture.

En définitive, une couverture de roman réussie peut faire toute la différence. Si elle s’approche d’une œuvre d’art et que votre histoire n’a aucun intérêt, votre roman ne durera malgré tout que le temps d’un feu de paille. En revanche, votre récit peut s’apparenter à un prochain Goncourt et passer inaperçu dans la masse des livres proposés au public si sa couverture le dessert. Vous ne devez jamais oublier que cette 1re de couverture représente la porte de votre roman. Le futur lecteur doit avoir envie de la franchir et non pas de fuir les jambes à son cou. Le visuel et la typographie doivent être clairs, précis et ne laisser aucun doute sur le genre littéraire de votre œuvre.

Si décidément, les bases du graphisme et la conception de ce contenant vous rebutent, n’hésitez pas à faire appel à un professionnel, vous ne regretterez pas cet investissement.

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S’autoéditer : La 4ème de couverture

S’autoéditer : La 4ème de couverture

Après plusieurs relectures, vous venez de poser le point final de votre manuscrit. Vous êtes satisfait de votre mise en page. Il ne vous reste plus qu’à l’autoéditer. C’est à ce stade que vous vous apercevez que les nombreuses casquettes de l’auteur indépendant existent réellement. En effet, avant de voir votre opus entre les mains enthousiastes de vos futurs lecteurs, vous devez encore franchir quelques étapes. La première réside dans la construction de votre 4e de couverture qui devra convaincre.

Et n’espérez pas y échapper parce que vous ne prévoyez qu’une édition numérique. Ce texte qu’on affiche au dos du livre papier représentera la description proposée sur la fiche produit sur la ou les plateformes de vente en ligne que vous aurez choisies.

Avant de vous lancer dans l’élaboration de ces phrases cruciales, je vous rappelle que leur objectif consiste prioritairement à donner envie aux lecteurs, aux blogueurs et aux influenceurs de dévorer votre roman. À ce titre, vous devez accorder le plus grand soin à leur rédaction.

Je ne peux pas vous transmettre une recette miracle, elle n’existe pas, mais je peux attirer votre attention sur quelques incontournables.

En règle générale, dans une maison d’édition traditionnelle, cet exercice ne vous sera pas confié. En effet, composer ce résumé à visée commerciale demande un certain recul que l’auteur ne possède pas obligatoirement. Vous avez écrit une histoire en 80 000 mots que vous avez pesés les uns après les autres avec soin et maintenant, vous devez parvenir à en extraire la substantifique moelle en quelques lignes. Mais quoi qu’il en soit, vous avez décidé de vous autoéditer et vous devez réussir à réaliser cette prouesse.

Je vous propose de construire cette 4e en suivant 3 axes :

Votre texte doit ouvrir une porte sur l’intrigue et l’atmosphère de votre roman. Vous devez rester authentique tout en optant pour un cap commercial. Vous ne pouvez pas vous permettre de vous perdre en palabres inutiles. L’objectif consiste à faire naître la curiosité du lecteur sans trop en raconter.

Vous devez attirer le futur client en 100 à 150 mots.

Les bases étant posées, maintenant, approfondissons un peu plus les techniques et les qualités nécessaires à une bonne 4e de couverture.

Tous les rédacteurs de ce type de texte ne respectent pas les principes que je vais vous proposer. Mais je pars du postulat que vous êtes un néophyte et je vous engage à ne vous lancer dans des transgressions que lorsque vous maîtriserez déjà l’art d’écrire des billets percutants. Je vous rappelle encore une fois que vous devez convaincre rapidement, votre livre est loin de monopoliser le marché.

  • Votre synthèse doit rester courte. L’offre de roman est pléthorique et votre hypothétique acheteur ne dispose pas de plusieurs minutes à consacrer à sa découverte. Si vous affichez un résumé trop long, le curieux le reposera avant même de commencer sa lecture.
  • Votre 4e doit indiquer le lieu où se passe l’histoire (pays, ville, monde imaginaire ou appartement).
  • En parcourant votre texte, le futur client doit également pouvoir situer l’époque à laquelle se déroule votre récit.
  • Votre héros doit être clairement identifié avec son nom et un ou deux des éléments de son caractère utiles à la compréhension de l’intrigue. Mais par-dessus tout, l’acheteur potentiel de votre roman doit avoir envie de découvrir les péripéties auxquelles sera confronté votre personnage. Vous devez mettre toutes vos forces de conviction au service de ce protagoniste pour le rendre excessivement attirant.
  • Votre résumé doit permettre également de percevoir la situation initiale de votre histoire.
  • Le problème central doit aussi apparaître.
  • Et vous finirez en ouvrant sur le suspense. Cette phrase de clôture doit persuader celui qui vous lit que cette histoire lui correspond et qu’il souhaite vous suivre à travers les aventures de votre héros.

Je poursuis. Une fois que vous avez inclus tous ces éléments dans votre résumé, vous n’avez pas encore atteint tout à fait votre but. Vous devez aussi à travers ces mots réussir à transmettre à votre hypothétique client l’ambiance dans laquelle le plongera votre récit. Il doit savoir dès la première phrase s’il se trouvera emporter dans une intrigue policière, une romance, un thriller ou une histoire emplie d’humour. Vous ne pouvez pas rédiger une 4e dans un style très pompeux si tout votre roman repose sur les réparties drôles de votre protagoniste.

Pareillement, votre résumé doit être écrit en suivant le même point de vue que celui utilisé dans le livre. Un récit à la première personne doit présenter une 4e en empruntant ce pronom.

Dorénavant, vous détenez les clés pour élaborer une synthèse percutante. Maintenant, il ne vous reste plus qu’à pratiquer et à garder à l’esprit que plus vous en rédigerez plus vous améliorerez vos textes.

Pour finir votre 4e de couverture, vous pouvez également ajouter une courte biographie. Les lecteurs aiment en savoir plus sur l’auteur. Revoir ces quelques lignes à chaque roman peut représenter un plus si vous vous astreignez à y afficher quelques éléments qui vous mettent en lien avec le sujet de votre histoire. Petit exemple facile : si votre récit se passe en Bretagne, n’oubliez pas de préciser que vous êtes Bretonne. De plus, si vous pensez que votre photo peut intéresser vos futurs lecteurs, n’hésitez pas à l’inclure.

Il ne vous reste plus qu’à y intégrer les informations obligatoires telles que le numéro ISBN accompagné de son code-barre et le prix de vente TTC.

J’ai bien conscience que pour certains d’entre vous, un gouffre s’ouvre devant vous entre mes conseils et leur mise en pratique. C’est pourquoi si vous vous sentez incapable de vous plier à cet exercice, je vous propose mes services pour la rédaction de ce résumé authentique et percutant.

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S’autoéditer : Le choix du titre

S’autoéditer : Le choix du titre 

Le titre ! Vaste débat ! Si vous avez des enfants, vous allez vous retrouver confronter à un exercice pas très éloigné de celui du choix d’un prénom. Au même titre que lorsque vous attendiez votre petit dernier, vous rêviez que ce prénom le définisse en un seul mot, aujourd’hui, vous comptez sur cet intitulé pour globaliser, cette œuvre magnifique que vous êtes en train de construire ou à laquelle vous venez de mettre le point final. Apposer une étiquette à notre création imaginaire pour la lancer publiquement se révèle un acte difficile.

En effet, comme quand vous hélez votre bambin, le titre représente la première chose que l’on annonce lorsqu’on souhaite parler de votre livre. Ces quelques mots revêtent donc une importance particulière. Ils influenceront énormément vos futurs lecteurs. Ils peuvent soit leur donner envie d’ouvrir votre roman soit les pousser à fuir ou encore pire ne provoquer aucune réaction.

Certains auteurs connaissent l’appellation de leur opus avant même de rédiger leur première phrase. Mais beaucoup se trouvent confrontés à cet exercice compliqué en cours d’élaboration de leur œuvre voire à la toute fin. Construire une 4e de couverture consistant à décrire toute son histoire en 150 mots peut paraître un travail insurmontable, mais opérer une synthèse en une seule expression à travers un intitulé bloque de nombreux écrivains.

Effectivement, un titre, comme un résumé, semble toujours réducteur. Pour autant, il semble primordial et l’on peut avoir l’impression qu’il décidera de l’avenir de notre roman.

Grande nouvelle ! De nos jours, plus aucun principe ne régit ce choix. Vous disposez de tous les possibles pour imaginer votre titre. Mais la production pléthorique de livres oblige à essayer de se différencier, l’originalité reste de mise. Vous devez attirer le lecteur quitte à le provoquer. Comme en amour, tout se révèle préférable à l’indifférence. Tout est bon pour se démarquer.

Listons maintenant les points qui permettent de s’approcher au mieux du titre que personne n’oublie :

  • Existe-t-il une longueur idéale ?

La réponse automatique à cette question s’impose. Il ne doit pas être trop long pour qu’il s’imprime facilement sur la couverture. Mais aussi et surtout dans la mémoire des gens. Seulement, voilà, depuis quelque temps, de nombreux intitulés contenant plusieurs mots émergent et ne freinent en rien le succès des romans, ils peuvent même les pousser en avant.

On se souvient de la série de Katherine Pancol avec les trois titres suivants : Les yeux jaunes des crocodiles, La valse lente des tortues et Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi. Je peux aussi vous citer celui de la précurseur de l’autoédition française : Agnès Martin-Lugand avec Les gens heureux lisent et boivent du café.

  • Doit-il faire référence au sujet de votre roman ?

Évidemment ! Mais si je ne me contente des 4 titres notés précédemment, je ne suis pas convaincue qu’ils vous orientent vraiment vers le thème central de l’histoire. Je les ai tous lus et sans en dévoiler l’intrigue, je peux vous indiquer que Les gens heureux lisent et boivent du café se révèle être le nom de l’établissement que dirige l’héroïne. Les yeux jaunes sont ceux des crocodiles d’une ferme que gère l’ex-conjoint du personnage principal. Bien sûr, ils se réfèrent à une réalité qui existe dans le roman, mais aucunement d’une synthèse du récit.

Cependant, vous ne devez pas induire le lecteur en erreur. Votre intitulé ne peut pas sembler annoncer un polar quand vous racontez exclusivement une histoire d’amour. Vous feriez des mécontents qui s’empresseraient de déposer des commentaires négatifs vous handicapant pour la progression future de votre livre, mais aussi des suivants.

  • Choisissez le titre de votre livre en fonction de son genre

Le titre de votre opus doit indiquer son genre littéraire immédiatement et chacun d’entre eux possède ses codes. Si vous ne les connaissez pas, visitez les librairies et les plateformes en ligne et inspirez-vous des histoires similaires à la vôtre.

  • Orientez-vous vers des titres positifs.

Évitez avec application les intitulés négatifs, à moins que vous écriviez des scènes d’épouvantes. Les gens lisent pour se distraire et si le roman dit « feel good » plaît autant actuellement, c’est bien parce que les clients recherchent un peu d’espoir et de joie de vivre dans ce monde difficile. Privilégiez également les substantifs et les adjectifs porteurs d’avenir.

  • Quelques techniques pour avancer dans la découverte du titre idéal:
    • Ne vous censurez pas. Notez tout ce qui vous vient à l’esprit et n’hésitez pas à construire des combinaisons improbables de mots. Vous pouvez créer un titre décalé qui intriguera votre lecteur.
    • Établissez une liste des mots clés de votre histoire et cherchez-leur des synonymes.
    • Déterminez les éléments de votre roman que vous souhaitez mettre en avant : un lieu, un personnage, un concept, une émotion, une ambiance, un thème…
    • Annoncez plusieurs titres à votre entourage et vous verrez qu’ils pourront les inspirer et que votre conjoint ou votre cousine se transformera en force de proposition. Vous pouvez également les lancer sur vos réseaux sociaux. Dans ce cas, contentez-vous de n’avancer que 3 intitulés.
    • Penchez-vous à nouveau sur votre manuscrit, vous y découvrirez peut-être la perle qui vous a échappé.
    • Fouillez dans les chansons dans les poèmes, dans les proverbes…
    • Ne vous contraignez pas à une originalité qui sonnerait faux. Le classique peut aussi porter ses fruits.

Malgré toutes ces informations, cet exercice ne vous paraît pas toujours évident à mener à bien par l’auteur lui-même. En effet, réussir à avoir une vision synthétique de son œuvre pose souvent quelques problèmes. Dans ce cas, je vous invite à faire preuve de patience et à attendre un petit mois après l’apposition du point final de votre histoire. Cette pause vous permettra de mettre vos écrits à distance. Ainsi, lorsque vous vous plongerez à nouveau dans l’intrigue, vous l’aborderez de manière distanciée et vous vous sentirez probablement plus dans la peau de l’éditeur que dans celle de l’auteur.

Mais, si décidément, cette recherche vous panique et que vous bloquez, paralysé par la peur d’attribuer à votre œuvre un titre totalement inapproprié, je vous rappelle que nous vous proposons nos services.

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S’autoéditer : La béta lecture et la correction professionnelle

S’autoéditer : La béta lecture et la correction professionnelle :

La bêta-lecture constitue une lecture critique. La personne sollicitée pour l’effectuer étudiera votre tapuscrit avant sa publication et vous en construira une analyse détaillée. En mettant en avant les forces et les faiblesses de votre œuvre. En effet, l’auteur plongé dans son intrigue manque de recul pour détecter les incohérences, les omissions, et les lourdeurs de style de son récit. Un retour critique et bienveillant sur son travail s’avère nécessaire pour qu’il puisse améliorer son roman.

La mission de ce premier intervenant ne consiste absolument pas à corriger les fautes d’orthographe, de syntaxe ou de typographie. Pour cette partie, l’œil acéré d’un professionnel de la correction se révèle primordial.

Le rôle du bêta-lecteur

Ce primo-lecteur doit détecter les incohérences, les descriptions lassantes, les dialogues inutiles, les contradictions dans le caractère des protagonistes, en un mot tout ce qui peut gêner la compréhension du récit ou sa fluidité.

Au-delà du factuel, il doit aussi faire part de ses ressentis sur l’intrigue, les personnages, le rythme de l’histoire, l’attrait de l’incipit et de l’épilogue. Sur tous ces sujets, également, le bêta-lecteur ne doit pas se censurer en gardant à l’esprit que son travail doit procurer une valeur ajoutée à l’œuvre initiale.

C’est pourquoi cet exercice délicat nécessite des qualités particulières pour réussir à pointer les écueils sans complaisance, tout en ne froissant pas et en ne décourageant pas l’écrivain.

En effet, un primo-lecteur qui crie à la perfection et qui annonce qu’il a passé un bon moment, fait plaisir à l’auteur, mais ne lui apporte rien. Un esprit critique aiguisé et une vraie objectivité s’avèrent indispensables.

En revanche, pour énoncer des avis difficiles, la bienveillance reste primordiale. Le bêta-lecteur ne doit pas oublier que sa fonction consiste à vous aider et non pas à détruire toute votre confiance en vous. Sa mission implique de vous soutenir pour que vous amélioriez la qualité de vos écrits.

C’est ainsi qu’il doit également se montrer constructif en vous expliquant les raisons de ses analyses positives ou négatives. Il ne peut pas se contenter de vous annoncer « ce n’est pas bien ». Cette information trop générale ne vous permettra pas de revoir votre roman.

En dehors des qualités personnelles de votre interlocuteur, pour diminuer les risques d’être confronté à des analyses qui n’en portent que le nom, je vous conseille également de choisir des primo-lecteurs intéressés et habitués à découvrir des histoires similaires à la vôtre

Maintenant, il ne vous reste plus qu’à trouver ces perles rares. Effectivement, à ce stade, je passe au pluriel. En effet, vous contenter d’un seul avis ne serait pas judicieux, sur ce sujet un peu de diversité se révèle indispensable. J’ai bien écrit « un peu », n’oubliez pas que vous devrez traiter tous ces retours. Si vous en prenez trop, vous serez submergé et vous ne saurez plus effectuer un tri efficace entre tous ces avis. Je vous conseille un minimum de trois personnes et je pense qu’au-delà de six, l’auteur se perd.

Comment allez-vous mettre la main sur ces trois collaborateurs ?

Immanquablement, votre premier réflexe consistera à vous tourner vers votre famille ou vos amis. Auprès d’eux, vous êtes quasiment assuré de trouver toute la bienveillance nécessaire et probablement un vrai enthousiasme pour tenter de vous aider. Faites-le ! Ainsi votre premier lecteur, dont vous ne pouvez pas douter de l’affection, pourra se permettre de critiquer négativement vos écrits sans risquer de fragiliser votre relation. Mais, le problème se situe également dans cette proximité, pouvez-vous être convaincu que votre conjoint, votre sœur ou votre mère fasse preuve de la plus grande objectivité. Pour cette raison, je vous engage à ne confier cette mission qu’à un seul de vos proches.

Ensuite, vous pouvez vous tourner vers vos amis virtuels des réseaux sociaux ou vers les groupes Facebook de littérature. Par ce biais, vous ne devriez accrocher que des personnes aimant lire, motivées par votre demande et connaissant pour la plupart les règles du jeu. Malheureusement, ce n’est pas toujours le cas. Certains d’entre eux peuvent manquer totalement d’empathie ou ne vous retourner une critique moins étayée que celle de votre vieille tante qui s’est écriée : « ton roman est génial ! » et elle s’est arrêtée à ce niveau d’analyse. Vous pouvez difficilement vous montrer exigeant, je vous rappelle que ces primo-lecteurs vous rendent service gracieusement.

La dernière option à votre disposition élimine le bénévolat. En effet, vous pouvez vous choisir un conseiller littéraire. Cette démarche vous oblige à mettre la main au portefeuille, mais vous êtes assuré de recevoir un avis extérieur, objectif et bienveillant. De plus, votre interlocuteur est habitué à ce type d’exercice et maîtrise les techniques de narration. En outre, ce conseiller vous fournit un compte-rendu détaillé et étayé qui pointe les forces et les faiblesses de votre roman et vous indique les pistes d’amélioration. Autre point, ce professionnel respectera un délai fixé contractuellement ce qui vous permet de baliser sans risque votre futur travail. Face à tous ces éléments, je peux vous assurer que le coût engagé s’apparente plus à un investissement que vous ne regretterez pas.

Finalement, n’oubliez pas que, quel que soit votre interlocuteur, c’est vous qui gardez la main sur votre tapuscrit et qui déciderez des changements que vous souhaiterez opérer.

Je ne m’étendrai pas ici sur la révision ou la réécriture de votre roman qui intervient à la suite des retours des bêta-lecteurs. En effet, l’objectif de cet article consiste à vous situer les réelles différences entre le primo-lecteur et le correcteur professionnel.

Le rôle du correcteur professionnel.

La construction et la rédaction de cette histoire merveilleuse qui a germé dans votre imaginaire vous ont réclamé de nombreux mois. Vos premiers lecteurs vous ont aidé à prendre le recul indispensable pour sublimer votre récit. Après tout ce travail, vous ne pouvez pas vous permettre de le lancer dans la cour des grands sans un ultime toilettage qui éliminera toutes les dernières imperfections. Vous ne pouvez pas sauter cette étape que ce soit pour envoyer votre manuscrit à des maisons d’édition ou pour l’autoéditer.

Corriger un texte demande une véritable expertise. Le professionnel doit faire preuve d’une réelle rigueur. Il doit maîtriser les règles d’orthographe, de grammaire (syntaxe, conjugaison, etc.), mais aussi de typographie (caractères, utilisation des majuscules, des tirets, etc.).

Mais au-delà de ces connaissances acquises, il doit également posséder certaines qualités personnelles telles que la patience, la curiosité et la prudence. En effet, il doit souvent prendre le temps d’étudier à plusieurs reprises certaines parties des récits qu’il a devant lui. Se documenter et s’informer pour contrôler la crédibilité de ce qu’il lit implique qu’il développe un vrai intérêt pour tous les thèmes nouveaux qu’il peut avoir à découvrir dans sa pratique. Et en dernier lieu, savoir se remettre en question et procéder à des vérifications à chaque fois que cela semble nécessaire lui assurera d’éviter un maximum d’erreurs.

Au terme de cet article, j’espère que vous ne confondrez plus bêta-lecture et correction orthographique.

Et vous, à quelle étape vous situez-vous dans l’écriture de votre roman ?

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Ecrire un roman : créer des personnages

Vous avez construit votre scénario et votre univers. Maintenant, je vous propose de créer vos personnages. Ne criez pas ! Je ne suis pas folle et je me doute qu’après tout le travail que vous avez déjà fourni, vous avez en tête vos héros. Mais d’en posséder une image mentale et même un état civil ne suffit pas. En effet, pour leur donner vie et permettre aux lecteurs de se les approprier, vous devez les connaître profondément et vous assurer qu’ils peuvent tenir le rôle que vous leur attribuez dans votre histoire. Pour cela, ils doivent remplir trois critères :

  • Être différents, spéciaux et dans tous les cas mémorables.

Vos personnages principaux doivent être uniques et identifiables. Prenez le temps de bien les construire.

  • Êtres crédibles et en adéquation avec l’histoire

En effet, vos héros doivent afficher des traits de caractère inhabituels, mais ils doivent surtout s’accorder complètement avec votre histoire.

  • Être profonds, voire complexes.

Pour cela, attachez-vous à répondre à certaines questions qui vous obligeront à étoffer les attributs de vos protagonistes.

Pour mener à bien cette lourde tâche, je vous propose de créer des fiches pour chacun d’entre eux.

Initialement, la technique de la fiche de personnage est issue des jeux de rôle. Tous les écrivains ne se contraignent pas à monter ce canevas, mais je vous y encourage. En effet, submergé par les détails, les scènes complexes et les divers rebondissements, l’auteur peut perdre le fil de son histoire en se laissant entraîner par son enthousiasme et son plaisir de rédiger. Au milieu de votre récit, vous pouvez tout à fait oublier la couleur des yeux que vous avez attribuée à tel ou tel personnage tout au début de votre intrigue.

La fiche vous permet :

  • De créer les caractéristiques de chaque personnage
  • De rectifier ou d’ajouter des informations en cours de récit si cela s’avère indispensable.
  • De vous éviter les erreurs tout en libérant votre mémoire

En premier lieu, établissez la carte d’identité de votre personnage : nom, prénom, âge, date et lieu de naissance, taille, poids, couleur des yeux, cheveux et toutes les autres caractéristiques physiques qui vous viennent à l’esprit. Vous peignerez ainsi une première image de celui qui vous accompagnera pendant de nombreuses semaines.

En deuxième lieu, étoffez toutes ces informations en vous posant les bonnes questions. Je vous en propose une liste non exhaustive ci-dessous :

  • Où habite-t-il actuellement ?
  • Que pouvez-vous raconter sur ses parents et quelle relation entretient-il avec eux ?
  • Que pouvez-vous préciser sur ses frères et sœurs ?
  • Quelle place tient-il au sein de sa famille ?
  • Votre personnage est-il marié, en couple ou célibataire ?
  • A-t-il des enfants et des petits-enfants ?

En troisième lieu, attelez-vous à décrire son enfance :

  • Quel type d’éducation a-t-il subi ?
  • Quelles écoles a-t-il fréquentées et dans quelles villes se situaient-elles ?
  • Se classait-il dans les bons ou les mauvais élèves ?
  • Avait-il des amis ?

En quatrième lieu, approfondissez sa vie actuelle :

  • Comment se comporte-t-il en société ?
  • Quelle profession exerce-t-il ?
  • Comment se portent ses finances ?
  • Comment s’habille-t-il ?
  • Décrivez ses habitudes, ses passions, ses rêves.

À ce stade, vous doutez de l’utilité de toutes ces informations, vous êtes convaincus que certains détails n’apporteront rien à votre histoire. Vous avez raison, mais cette construction précise vous permet de vous approprier votre héros, de lui donner vie. De plus, ces éléments qui vous semblent superficiels peuvent expliquer certains comportements de votre protagoniste.

Ne vous contentez pas du minimum et n’hésitez pas à prendre votre crayon si vous avez quelques capacités artistiques pour dessiner celui que vous avez en tête. Vous pouvez également chercher sur le Net, une photo qui correspond au mieux au personnage que vous voulez créer. Tout peut se révéler important : une attitude, une allure, une cicatrice…

Bien sûr, le caractère paraît toujours plus difficile à construire, mais accrochez-vous !

Établissez une liste de ses qualités et de ses défauts et surtout, n’oubliez pas de lui attribuer un ou des buts. L’objectif de votre ou de vos protagonistes se situe au cœur de l’intrigue. Ils sont orientés vers un projet à accomplir qui justifie le développement de votre histoire. Pour vous permettre de baliser votre récit, évaluer les motivations ou les blocages de votre héros, apporte également une piste de travail idéale.

Au fil de votre rédaction, avec cette fiche vous maintiendrez le cap, vous ne pouvez pas laisser votre personnage principal seul au bord d’une falaise si dans sa description, vous avez annoncé qu’il souffrait de vertiges. À moins que votre histoire implique qu’il tombe ! Mais même si votre construction doit se baser sur une vraie cohérence, gardez à l’esprit que vous vous trouvez face à un humain qui peut quelquefois agir de manière illogique ou contradictoire et sortir de ses gonds. La vie n’est pas un long fleuve tranquille.

Ses émotions gouverneront également votre héros. Il peut souffrir d’une dépression, d’une maladie, avoir une mauvaise opinion de lui-même. Tous ces éléments peuvent modifier ses réactions.

Je vous invite aussi à lui tracer un passé, même si vous n’aurez pas obligatoirement besoin de le révéler aux lecteurs. En effet, les souvenirs et les vécus antérieurs construisent en partie la femme ou l’homme adulte.

Les origines de votre protagoniste déterminent partiellement ce qu’il est devenu. À nouveau, comme dans l’édification d’un univers, vous pouvez créer une frise chronologique pour chaque personnage, de la naissance jusqu’au moment où débute votre récit. Vous pouvez y inscrire le prénom de sa première petite amoureuse de l’école maternelle et aussi la date du jour où un ballon de foot lui a ouvert l’arcade sourcilière laissant cette cicatrice sur son visage. Toutes ces peccadilles rendront votre héros tangible tout d’abord pour vous et ensuite pour vos lecteurs.

Le lecteur aime les personnages typés et bien différents. Les protagonistes interchangeables et qui ressemblent en tous points au Français moyen peuvent finir par le lasser. Sortir de ces modèles trop connus donne une autre dimension à votre roman. Je vous illustre ce point. Dans certaines romances, pourquoi l’homme est-il toujours représenté musclé, grand et riche face à une partenaire blonde, un peu niaise et en admiration devant ce mâle ténébreux ? Et si vous oubliez les stéréotypes ! Si votre future amoureuse affichait un réel surpoids et votre héros, sans domicile, croyez-vous que pour cela l’histoire d’amour pourrait être moins aboutie ? J’en doute.

Vos personnages complexes et uniques marqueront votre lecteur et votre roman suivant atterrira rapidement sur sa table de chevet.

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Ecrire un roman : créer un univers

L’univers représente la toile de fond ou tout simplement le décor de votre histoire. Construire ce contexte se révèle primordial pour y intégrer vos personnages.

La création de cet univers peut demander beaucoup de travail si votre récit se situe dans un espace ou un temps très éloigné de celui dans lequel nous vivons.

Si vous restez en France ou dans un pays francophone à notre époque, vous et vos lecteurs maîtriserez plus facilement le sujet. Vous ne serez pas confronté à la nécessité de vous transporter dans un monde parallèle. En revanche, même si vous placez votre intrigue dans un territoire connu, mais qu’elle se passe au moyen âge ou dans les années 1960, vous devrez l’intégrer au contexte du moment. Pareillement si vous changez de contrée, l’auteur doit maîtriser les coutumes et les modes de vie du lieu accueillant son récit.

Cependant, la construction de votre univers se complique si vous écrivez de l’anticipation ou de la fantasy. En effet, si votre épopée se déroule dans 2 millions d’années quelque part sur une planète imaginaire de notre voie lactée ou que vous l’implantiez dans un royaume fantastique totalement inventé, vous aurez pratiquement tout à créer. Et tout cela, en détaillant au mieux et en gardant une grande cohérence pour permettre à votre lecteur d’adhérer.

Cela étant que vous écriviez un roman contemporain, historique, de fantasy ou de fiction, vous ne pouvez pas vous exonérer d’une construction minimum du contexte de l’action. Les deux premières situations vous demanderont plutôt un travail de recherches et les deux dernières un réel pouvoir d’imagination. En effet, si vous voulez être crédible et cohérent, vous devez explorer de nombreux détails avant de commencer la rédaction proprement dite. Je vous livre ci-dessous une liste non exhaustive :

  • Les lieux
  • Le passé
  • Les coutumes
  • Les tenues vestimentaires
  • Le langage
  • Les objets, les animaux, les créatures en tous genres
  • Le niveau scientifique
  • Le climat, etc.

Bien que l’édification d’un univers réaliste et cohérent se révèle indispensable à une histoire susceptible de passionner, vous ne devez pas oublier qu’il ne représente que le décor et que le fond de votre roman se trouve dans l’intrigue, c’est-à-dire dans les interactions entre les personnages. L’aventure doit capter votre lecteur, le monde n’en reste que le support. Méfiez-vous d’être emporté par votre terre imaginaire aux dépens de votre trame. Ce microcosme doit uniquement servir votre conte et non pas le supplanter.

Pour autant, vous devez garder à l’esprit qu’un univers bien travaillé offre une base essentielle pour créer des héros attachants ou exaspérants et donne envie à vos lecteurs d’en découvrir toujours plus.

Je ne m’appesantis pas plus sur la toile de fond nécessaire à un roman contemporain ou même historique qui se déroule sur notre terre. Je pense que chacun d’entre vous a bien compris l’enjeu. En revanche, je vais tenter de vous donner quelques pistes supplémentaires pour l’édification plus complexe d’un monde irréel. Dans ce cas, tout est à imaginer, à développer et à construire pour offrir une vraie cohérence à votre récit avant de le raconter.

Pour imaginer votre univers, vous ne devez vous mettre aucune limite. Noter toutes les idées qui vous viennent à l’esprit, qu’il s’agisse de particularités d’un peuple, de lieux, de techniques de sorcellerie, d’objets magiques… Ne vous censurez pas. Laissez vous porter par votre créativité et gardez toutes vos théories même si elles vous paraissent inutiles. Vous serez peut-être étonné de vous apercevoir au cours de votre récit qu’elles trouvent une place de choix dans votre monde.

Pour développer et construire votre concept, vous commencerez par trier vos listes préétablies, mais toujours sans rien supprimer. Ces notions si elles ne conviennent pas à votre roman actuel pourront peut-être vous servir pour une future histoire. Ensuite, vous creusez chacun des thèmes retenus dans toutes les directions possibles. À ce stade, vous vous apercevrez immanquablement que certaines idées ne s’intègrent pas dans votre projet.

Pour plus d’efficacité, vous pouvez choisir d’approfondir chacune de vos pistes en les incluant dans des domaines. Je vous cite pêle-mêle certains axes, mais vous restez libre d’organiser votre travail différemment :

  • La géographie
  • Les personnages.
  • La société avec ses aspects économique, politique, culturel et sa langue
  • Le passé, les origines.
  • La flore et la faune
  • Le surnaturel avec la magie, les religions et les croyances

Ensuite, vous vous attellerez à développer chacun de ces points.

Pour la géographie, je vous conseille de débuter en dessinant une ébauche de votre monde. Je ne vous demande pas de vous transformer en un cartographe professionnel, un schéma vous servant à vous repérer suffira. À vos yeux, cette première démarche rendra votre univers beaucoup plus réel. Vous lui donnez vie.

Pour créer les personnages, commencez par vous attarder sur leurs aspects physiques, leurs caractéristiques psychologiques, leurs métabolismes, leurs alimentations.

Puis incluez-les dans un peuple spécifique partageant les mêmes origines (n’hésitez pas à établir une frise chronologique qui vous permettra de correctement situer la naissance de votre monde et son passé. Elle vous évitera les incohérences), des modes de vie, des langues et des cultures identiques avant de leur attribuer un territoire, lui-même défini par une politique, une économie et un gouvernement

Pour la flore et la faune, suivez un schéma descriptif similaire à celui des personnages.

Il ne vous reste plus que toute la partie surnaturelle, qui n’a pas encore été abordée dans les concepts précédents, à peaufiner. Probablement que dans chacun des points antérieurs en allant de la géographie en passant par les héros pour finir par les animaux, vous aurez déjà développé dans vos exposés des caractéristiques offrant à votre intrigue un cadre magique.

Vous avez réussi ! Votre univers existe ! Vous pouvez vous lancer et raconter votre histoire. Au fil des mots, vous vous apercevrez que beaucoup de détails restent à régler. Vous ajouterez, modifierez et enlèverez des éléments, mais votre monde vous appartient et rien ne vous interdit de bifurquer comme bon vous semble. En revanche, n’oubliez jamais de vérifier que votre changement ne crée pas une incohérence dans votre toile de fond.

Vous êtes le maître à bord.

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Ecrire un roman : construire un scénario

Écrire un roman s’apparente à la construction d’un scénario d’une part dans l’organisation du travail et d’autre part lors de la rédaction de votre histoire.

En effet, vous êtes convaincu que vous avez trouvé l’idée du siècle, celle qui vous mènera droit en tête du top 100 des ventes sur la plateforme Amazon. Vous avez peut-être raison de vous emballer, mais avant de vous lancer tête baissée dans la composition de ce récit merveilleux plusieurs étapes s’avèrent indispensables pour garder le cap jusqu’à la fin de cette aventure. À partir de ce moment, votre ligne de conduite doit s’insérer dans une vraie organisation.

I — Les étapes.

  • Écrire votre histoire en quelques pages

D’abord, écrivez votre fiction en quelques lignes ou en quelques pages. Puis reprenez ce premier jet pour le compléter de façon qu’un lecteur puisse comprendre l’intrigue principale, les interactions et les enjeux entre vos différents personnages et les changements qui s’opèrent chez votre héros.

  • Étoffer votre concept.

En effet, avant d’aller plus loin, assurez-vous que vous possédez la matière nécessaire à l’intégralité de votre récit. Comme je l’écrivais en introduction, vous êtes convaincu d’avoir déniché l’idée du siècle, mais tous les concepts ne deviendront pas des romans.

C’est pourquoi avancer tête baissée dans la rédaction de votre histoire représente une erreur. Vous risquez de vous arrêter précipitamment parce que vous n’avez pas assez approfondi votre intrigue. Vous ne saurez plus vers où vous dirigez et vous manquerez cruellement de matière pour créer votre univers et donner corps à vos personnages.

Vous devez vous astreindre à effectuer une phase de documentation, de reconnaissance… Appelez là comme vous voudrez, mais elle doit vous offrir les éléments pour imaginer tous les tenants et les aboutissants de votre concept ou de votre idée. Toutes ces recherches vous permettront de donner une réelle cohérence à votre récit.

  • Construire votre univers

Cette rubrique peut paraître étonnante pour ceux d’entre vous qui écrivent des histoires réalistes, mais la fantasy et la fiction d’anticipation ont le vent en poupe et dans ces genres la création d’un monde s’avère indispensable.

Toutefois, même pour les auteurs de romans dont l’intrigue se déroule dans notre société actuelle, situer différents éléments se révèle nécessaires. Un Américain ne vit pas pareillement qu’un Français. La géographie, le passé, la civilisation et la culture d’un pays influencent obligatoirement le contexte du récit.

Je ne vais pas m’étendre ici sur ce vaste sujet qui fera l’objet d’un futur article.

  • Construire vos personnages

Comme l’édification de l’univers dans lequel se situera votre intrigue, la création des personnages fera également l’objet d’un article très prochainement.

  • Structurer votre histoire

Avant même d’écrire le premier mot, interrogez-vous sur la fin que vous voulez offrir à cette histoire. Vous ne devez pas juste pouvoir dire si elle sera joyeuse ou triste, mais principalement si votre personnage central réussira ou non à atteindre son objectif et dans quelle mesure cette intrigue l’aura transformé.

Ensuite, vous reprenez le début de votre roman et vous identifiez, vous décidez de l’événement, de la période, de l’action qui va enclencher le commencement du changement chez votre héros. Puis de tous les moments clés qui le feront progressivement basculer vers le dénouement de l’aventure.

  • Créer les différentes scènes

Après cette étape de structuration, vous possédez les grandes lignes nécessaires au découpage en différentes scènes de votre histoire. À ce stade, vous n’avez pas encore réellement rédigé. Vous vous contentez de planter le décor.

Pour chaque scène ou chapitre, vous placez le lieu de l’action, les protagonistes, les raisons de l’avènement de cette situation, le rôle de chacun des personnages. De cette façon, vous enchaînez en résumant pour atteindre le mot fin de votre récit.

II— La rédaction de votre histoire ou de votre scénario

  • Pourquoi une écriture de scénario ?

Non, je ne suis pas en train de vous annoncer que vous devez rédiger votre roman en décrivant toutes les scènes comme si vous les visualisez sur un écran. En revanche, vous devez écrire des choses qui peuvent se voir. Et je vous assure que cet exercice n’est pas très compliqué. Quelques petits exemples vous permettront de mieux appréhender le concept :

  • Si vous indiquez : « Charlotte est triste », croyez-vous que cela peut se remarquer ? Non. En effet, son émotion reste interne. Elle peut être détruite et aucun signe extérieur ne le montre. En revanche si vous précisez : « Charlotte pleure », là nous pouvons percevoir sa souffrance et sa manière de gérer sa douleur.
  • « Il faisait beau ». Je suis Bretonne, pour moi, il fait beau quand il ne pleut pas. Est-ce que les habitants du sud de la France définissent pareillement une belle journée ? J’en doute. Mais si j’écris : « le soleil se reflétait dans la mer turquoise. Les voiliers peinaient à avancer, l’absence de vent les ralentissait. Les parasols envahissaient les terrasses et la plage qui longeait la ville. », ne sentez-vous pas plus l’ambiance estivale ?

En fait, je veux vous faire comprendre que vous devez afficher plutôt que dire. Vous devez créer et incarner vos personnages et les inclure dans une mise en scène. Vous disposez de bien plus d’outils que le scénariste puisque vous pouvez vous servir des 5 sens, alors que lui est limité à celui de la vue. Pour montrer l’angoisse, le cameraman peut zoomer sur les mains tremblantes du héros ou sur son air fermé. Vous, vous pouvez expliquer que la gorge de votre protagoniste est obstruée par une boule, qu’il peine à respirer, qu’il sent la sueur couler dans son dos. Toutes ces manifestations physiques permettent de mettre le lecteur dans la peau de votre personnage, alors que les seuls mots, « Pierre est anxieux », ne transmettent aucune émotion.

  • Les dialogues et le récit en lui-même

Dans le cadre de toutes les phases d’organisation précédentes, vous avez posé tous les éléments pour que votre histoire tienne la route.

Maintenant sur la base de cette organisation et en vous rappelant que vous devez montrer et non pas affirmer, vous pourrez vous concentrer sur la rédaction proprement dite de votre roman. Vous avez où vous allez.

Cela étant, un récit représente aussi une tranche de vie et vous pouvez ressentir le besoin de changer ou d’adapter certaines scènes, ne vous censurez pas. À ce stade, votre objectif reste uniquement d’arriver à écrire un premier jet. Pour vous aider, vous devez suivre la structure et les différents chapitres que vous avez construits précédemment, mais ne vous empêchez pas de faire bouger votre canevas. Votre travail antérieur ne doit jamais couper votre inspiration au contraire, il doit vous permettre de vous libérer et de vous éviter de vous perdre. Il sert de fil rouge, pas de carcan.

  • Réécrire

Des retours de lecture de personnes de confiance à qui vous aurez transmis votre premier jet et qui sauront vous orienter précèdent évidemment cette étape cruciale.

Ne vous contentez pas de l’avis de Tata Annie ou de votre grande sœur qui vous aime trop pour ne pas vous ménager. Essayez de trouver des lecteurs habitués à ce type d’analyse et avec lesquels vous n’entretenez aucun lien affectif. En effet, vous recherchez des critiques plus pointues qu’un simple « j’ai passé un moment agréable ». Vous avez besoin d’interlocuteurs capables de mettre le doigt sur les bonnes et les mauvaises choses de votre récit.

Une fois que vous possédez ces quelques analyses constructives, il vous reste à retravailler votre tapuscrit en incluant ou non (n’oubliez pas que ce roman reste le vôtre et que vos partenaires n’ont pas toujours raison) toutes ces remarques.

Puis probablement que vous vous relirez encore une fois et peut-être plus. Vous réétudierez chacune de vos phrases en quête de la faute d’orthographe ou de syntaxe. Vous transmettrez votre manuscrit à un correcteur professionnel, mais sachez qu’à un moment, vous serez obligé de vous confronter à la réalité :

Vous avez fini ! Vous êtes arrivé au bout de ce grand projet ! Bien sûr, vous ne cessez de vous répéter que vous pourriez faire mieux. Mais rappelez-vous que la perfection n’existe pas dans ce monde et mettre un point final à votre roman implique également beaucoup de courage. En effet à ce stade, vous allez être obligé de sortir de l’ombre.

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