Ecrire un roman est aussi une question d’organisation

S’organiser : le maître mot pour réussir à mener à bien ce projet de longue haleine.

L’écriture d’un roman s’apparente à l’escalade d’un haut sommet pour un alpiniste chevronné.

Ce sportif aventurier ne monte pas l’Everest, le premier jour où il chausse des crampons. Il acquiert sur de nombreux mois les techniques de sa pratique. Il commence par de simples murs avant de s’attaquer progressivement à des cimes plus importantes.

Écrire une histoire nécessite pareillement de se fixer graduellement des objectifs et de préparer son voyage.

Avant de partir, le montagnard étudie puis achète le meilleur matériel. Ensuite, il le vérifie et s’y habitue. Il se penche également sur les expéditions de ses prédécesseurs. Il décortique les cartes et toutes les voix qui s’offrent à lui pour parvenir à ce sommet. Il estime le temps indispensable à la réalisation de son exploit et se fixe des étapes intermédiaires. Bien souvent, il effectue un premier essai en cordée. Quoi de plus enrichissant que de profiter de l’accompagnement de quelqu’un qui a déjà réussi à atteindre cet objectif énorme ?

Par la suite, nous pouvons parier que plusieurs tentatives s’avéreront nécessaires avant de pouvoir planter son drapeau sur la cime de cette montagne tant convoitée.

Gardez à l’esprit ce parallèle et dites-vous bien que vous aussi en vous lançant dans l’écriture d’un roman vous vous attaquez à un pic difficile à gagner. Le découragement vous guettera et vous vous demanderez : « à quoi bon ? »

À réaliser votre rêve ! Et c’est possible, si vous savez vous organiser.

Chaque auteur à ses propres méthodes, mais une d’entre elles revient très souvent : écrire tous les jours.

Effectivement, toujours pour m’appuyer sur notre alpiniste, il ne montra pas l’Everest s’il n’a pas entretenu quotidiennement ses muscles. Pour l’écriture, le principe reste le même. Plus vous tapez sur votre clavier, plus votre cerveau s’y lance facilement et plus vous arrivez à aligner un nombre de mots plus important sur un même laps de temps. La maxime : « C’est en forgeant que l’on devient forgeron » s’applique aussi à cet art.

Là, surtout si vous travaillez à l’extérieur et que vous avez des enfants, je vous entends déjà crier ou vous décourager. Comment pourrez-vous trouver du temps dans vos 24 heures surchargées pour placer ce moment d’écriture ? Je ne vous annonce pas que vous devez y consacrer 3 heures par jour. Même si vous n’arrivez à isoler qu’un quart d’heure ou une demi-heure, cela suffit. Ce sont les petites rivières qui alimentent les fleuves. En 30 minutes, vous pouvez rédiger entre 250 et 500 mots. La taille minimum d’un roman (en dessous, nous approchons plus du format de la nouvelle) se situe vers les 50 000 mots. Donc pour construire une histoire susceptible de satisfaire vos futurs lecteurs et en tenant compte des suppressions qu’entraînent immanquablement les révisions et les corrections, si votre premier jet cumule 70 000 mots, vous empruntez le bon chemin. Je sais que vous êtes probablement plus un ou une littéraire si vous êtes en train de suivre ma prose, mais ce petit exercice de mathématiques tout simple ne vous tuera pas :

En écrivant une demi-heure par jour, soit 500 mots, en moins de 5 mois, vous avez fini votre roman. Vous pouvez appliquer le même calcul si vous n’arrivez à ne vous ménager qu’un quart d’heure, et vous constatez quand moins d’un an, vous avez atteint votre but.

Si l’un ou l’une d’entre vous m’assure qu’il ne peut absolument pas trouver ce temps minimum, je crois pouvoir dire qu’il s’autosabote et que par peur d’échouer, il refuse de s’y risquer. En effet, si vous acceptez de regarder votre agenda avec honnêteté, vous ne pouvez pas nier que vous consacrez probablement plus de 15 minutes par jour à surfer sur le Net, à visionner des séries, à conduire, à patienter dans la salle d’attente d’un médecin… Vous avez toujours à portée de main votre téléphone, vous pouvez donc vous enregistrer ou prendre des notes.

Mais si décidément, vous ne concevez cet exercice que dans un cadre serein et aménagé en conséquence, vous pouvez inscrire cette bulle de bien-être sur votre planning et exigez que votre entourage la respecte. Vous considérez que vos séances de sports hebdomadaires sont cruciales pour votre équilibre et votre famille s’y conforme. Si vous affichez la même détermination pour le temps que vous souhaitez consacrer à l’écriture, vos enfants et votre conjoint vous suivront.

Un autre point me paraît indispensable pour réussir à avancer dans votre projet : ne vous relisez jamais.

Je m’explique. Si vous écrivez tous les jours, vous avez à l’esprit ce que vous avez rédigé la veille. Vous n’avez donc pas besoin de revenir dessus et je vous conseille de l’éviter. En effet, lorsque nous repassons sur des chapitres fraîchement créés, la tendance habituelle consiste à trouver nos derniers mots terriblement mauvais. Résultat, si vous replongez le lendemain dans vos phrases, vous allez vouloir tout reprendre ou être tenté de tout jeter au panier. Ce comportement ne permet pas d’avancer et de plus, il se construit sur un postulat faux. Les paragraphes que vous avez posés sur votre écran il y a moins de 24 heures peuvent se révéler très corrects, mais ils vous appartiennent encore. Laissez au temps, la possibilité de les dissocier de vous et quelques semaines plus tard, votre ressenti sera probablement totalement différent. Vous pourriez même être heureusement surpris de constater que vous avez su décrire de telles émotions ou de si bons personnages.

Un autre conseil : créez-vous un cocon dans lequel vous vous retirez pour écrire avec enthousiasme.

Votre passion doit rester un plaisir. Si vous devez vous contenter du coin de la table de la cuisine, vous aurez peut-être souvent tendance à procrastiner. En revanche si votre antre personnel vous attire, vous serez plus enclin à le rejoindre. Cet espace peut ne se composer que de votre fauteuil préféré accompagné d’un meuble minimaliste. Si ce dernier élément est muni d’une porte fermant à clé, vous vous trouverez dans une très bonne configuration. Il vous permettra de mettre vos trésors à l’abri des petites mains qui traînent peut-être chez vous. Faites comprendre autour de vous que ce lieu vous est quasiment réservé. Interdiction de vous piquer votre trône et interdiction de toucher à votre matériel que vous y abandonnez tous les jours. Vous y laisserez votre PC, un support pour prendre quelques notes, quelques stylos et l’indispensable casque audio qui vous offrira l’isolement auditif nécessaire.

Voilà, vous êtes prêt à vous lancez dans votre projet si souvent repoussez ! Et si vous êtes convaincus que pour ce démarrage vous vous sentiriez bien mieux en cordée, Plumélanie se tient à votre disposition pour vous mener vers le sommet que vous convoitez.

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Ecrire un roman (trouver l’inspiration)

Ecrire un roman (trouver l’inspiration) :

Une des questions qui m’est posée le plus souvent est la suivante : « Mais où trouves-tu ton inspiration ? » Une réponse toute simple s’impose : partout.

La vie de tous les jours t’offre en permanence des sujets, des situations, des paroles sur lesquels tu peux extrapoler pour bâtir une histoire :

  • Les faits divers que te déverse ton quotidien régional. La rubrique des chiens écrasés représente une source infinie d’idées. Les péripéties des bandes alcoolisées qui se prennent pour de super héros autorisent des hypothèses multiples. Et si tu rêves d’écrire un roman policier, les pages juridiques regorgent de pistes plus croustillantes les unes que les autres.
  • Les grands thèmes de société qu’aborde le journal télévisé. « Me too » pose le terreau de nombreux drames psychologiques sur fond de harcèlement. Ce renouveau du féminisme permet également un retour sur les anciens combats menés par les soixante-huitardes. La situation dans les banlieues ouvre la porte à des récits contemporains emplis de rebondissements.
  • Les anecdotes de Tata Annie ou de Tonton Louis lors du repas familial. En effet, les histoires d’héritages qui ont créé des conflits épiques ne manquent pas de piquants. Les secrets ensevelis dans les archives communales qui sortent sous l’effet de l’alcool en fin de banquet promettent des narrations captivantes.
  • Les commérages de ta voisine. Et c’est à ce stade que se révèle le vieux dicton qui répète : « il n’y a pas de fumée sans feux ». Les conséquences dévastatrices des rumeurs fournissent
  • Une matière inépuisable dans la construction de l’intrigue d’un roman. Ses bavardages peuvent aussi vous inspirer la personnalité d’un corbeau.
  • Les conversations de bistrot ou de restaurants que tu écoutes discrètement. Ces couples mariés en bout de course qui ne s’adressent quasiment pas la parole de tout le repas laissent s’envoler l’imagination vers leur passé, leur présent et leur futur. En parallèle, à quelques tables d’eux, cette femme et cet homme qui ne cesse de se saisir mutuellement la main viennent immanquablement de se croiser. Leur relation est-elle légitime ? Attribuer une existence à tous ces personnages représente un jeu dont je ne me lasse pas.
  • Ta vie professionnelle ou celles des gens qui t’entourent. Qui n’a pas rencontré à son travail, un collègue qui court d’un bureau à l’autre les bras emplis de dossiers en répétant qu’il est débordé, tout cela pour mieux cacher son incompétence ? Ne trouveriez-vous pas jouissif de l’enfermer dans un rôle qui mettrait à jour sa capacité à brasser du vent ? L’écriture d’un roman vous offre le plaisir de faire trébucher ce type d’individus tout à fait exécrables.
  • Ton expérience de maman, de papa, de grands-parents. Le théâtre d’une réunion de début d’année de la classe de votre écolier fournit une matière idéale pour poser les personnages d’une histoire. Ce microcosme représente un miroir de la société. Tout y est : le père convaincu d’avoir engendré un génie, celui qui souhaite apprendre son métier au professeur, la mère qui confond instituteur et psychologue, celle qui refuse de comprendre qu’il s’agit d’une démarche sur le fonctionnement global du groupe et non pas exclusivement sur son chérubin.
  • J’ajouterais juste ta culture, tes lectures et les films que tu as vus

La liste pourrait encore s’allonger, mais je m’arrête là. Je pense que tu as compris que tout peut devenir matière à créer un roman, pour peu que tu t’astreignes à observer autour de toi.

Pour citer une autrice que tu connais certainement, J. K. Rowling s’est inspirée principalement des contes de fées et de la mythologie pour écrire Harry Potter.

Guillaume Musso assure que ces nombreuses lectures représentent sa source.

Pour un de ses livres, je ne sais plus lequel, Marc Levy explique que l’idée lui ait venu après avoir aperçu dans un parc, un petit garçon et son grand-père assis sur un banc. En regardant la ressemblance entre les deux, il s’est posé la question « et si l’enfant que nous étions rencontrait l’adulte que nous sommes devenus, est-ce que les deux s’entendraient bien ensemble ? »

Pour son roman intitulé Louis Lambert, Balzac s’est inspiré de ses années de pension au collège de Vendôme.

George Sand nourrit ses écrits de ses combats et de ses passions, mais aussi de la vie campagnarde qui l’entoure dans le Berry.

En résumé, pour entretenir son imagination, le premier point consiste à vivre.

Et, le second nécessite tout simplement de s’ennuyer.

J’ai bien conscience que je viens presque de prononcer un gros mot dans notre société qui avance à 100 à l’heure, qui ne parle que de productivité et de rentabilité, mais je persiste : l’ennui et le terreau de la création.

En effet, une fois que tu as disséqué et observé toute l’agitation qui t’entoure, tu peux choisir plusieurs lieux pour laisser macérer ton butin :

  • T’asseoir dans un endroit tranquille où seuls les bruits de la nature te bercent.
  • Marcher en silence sur un parcours que tu connais bien et qui ne te distraira pas trop de tes réflexions.
  • Avaler des kilomètres de voiture au volant ou en passager, mais toujours dans le calme.

Je te laisse continuer cette liste en fonction de ton mode de vie et de tes intérêts, mais j’insiste sur la nécessité de ne pas parasiter l’éclosion de tes pensées par un casque diffusant de la musique ou toute autre préoccupation.

Donc en conclusion, pour cette première partie du travail tu dois vivre, observer et t’ennuyer. Tes seuls outils indispensables sont un carnet, un crayon ou l’application de notes de ton téléphone ou une excellente mémoire pour engranger tes découvertes. Suivant l’activité que tu choisis pour permettre à tes idées de mûrir, tu peux également avoir besoin d’une bonne paire de chaussures, si tu prends l’option marche, ou d’un fauteuil confortable ou encore d’une voiture agréable.

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L’écrivain débutant face au monde de l’édition

Aujourd’hui, je me glisse dans la peau d’un auteur débutant.

N’en croyant pas ses yeux, il vient de mettre le point final à ce roman qu’il travaille depuis des années. Il a cumulé les lectures, les corrections et les réécritures. Suivant toutes les informations qu’il a pu glaner, il a soumis son histoire à l’avis de bêta-lecteurs et à celui d’un conseiller littéraire. Il ne doute plus que son œuvre soit fin prête pour rencontrer son public.

Pendant ces longs mois de rédaction, concentré sur sa passion, il ne s’est absolument pas penché sur la suite. Il sait qu’il souhaite être lu et rêve de plaire à un large public, mais comment doit-il s’y prendre pour lui offrir son récit ?

Dès ses premières recherches sur le Net, il est confronté à la complexité du monde de l’édition, mais la première question qui semble faire débat consiste à choisir entre édition ou autoédition ? Bien que littéraire, notre novice se révèle aussi cartésien et organisé, il décide donc de démonter et de comprendre tous ces rouages.

  • D’abord l’édition.

Très vite, il saisit que sous ce vocable se cachent plusieurs réalités :

    • L’édition à compte d’éditeur
    • L’édition à compte d’auteurs
    • L’édition participative
    • L’édition alternative

La démarche de l’édition à compte d’éditeur lui paraît claire, bien que, semble-t-il, difficile à obtenir. Il doit simplement faire parvenir son œuvre accompagné d’un synopsis et d’une lettre de motivation à toutes les maisons d’édition de la place proposant une ligne éditoriale en adéquation avec son roman. Mais à ce stade, il comprend qu’il doit réussir à trier dans toutes ces entreprises celles qui fonctionnent vraiment à compte d’éditeur et celles qui essaient de s’afficher avec les mêmes critères. Par la suite, elles n’hésiteront pas à le contraindre à mettre la main au portefeuille. Ne s’y retrouvant pas, il décide de s’orienter vers les maisons très connues ou d’opter pour une expédition massive reportant cette sélection au jour où il recevra des réponses.

Cette possibilité de transmettre en grand nombre peut s’effectuer de nos jours, car la plupart des éditeurs acceptent les dépôts par mail. En revanche, si nous revenons quelques années en arrière, l’accumulation d’envois postaux n’était pas gratuite et elle obligeait les auteurs à procéder à un choix intelligent. Cela étant, aujourd’hui, pour respecter la ligne éditoriale de vos interlocuteurs et avoir une chance que votre histoire soit bien reçue et étudiée, je vous conseille de cibler avec précision. C’est ainsi qu’à ce stade, notre novice se retrouve à feuilleter tous les catalogues des maisons d’édition qui pourrait lui convenir.

Voilà, tous les mails ou tous les courriers ont pris leur envol. À partir de ce moment, notre débutant pourra probablement trier rapidement entre les vraies maisons d’édition et les autres. En effet, les délais de traitement d’une maison d’édition telle que Gallimard, Flammarion ou Plon s’approchent des 6 mois que des 6 semaines. Donc déjà dès qu’une réponse positive vous parvient très vite, je vous invite à vous interroger.

Je vous rappelle qu’une maison d’édition digne de ce nom ne vous demandera jamais de payer quoi que ce soit. Dans la plupart des cas, c’est elle qui vous versera un à-valoir compris dans le contrat d’édition que vous signerez avec elle. L’éditeur prend à sa charge toutes les dépenses inhérentes à la naissance de votre œuvre du jour de sa réception jusqu’à celle de son arrivée sur les étals des libraires. De plus, il vous offre aussi quelques exemplaires de votre livre tout neuf.

Donc si votre interlocuteur qui vous répond en encensant votre roman vous indique que vous allez devoir payer la correction, la mise en page, la réalisation de la couverture et tous les exemplaires que vous souhaiterez avoir en votre possession, fuyez ! Vous vous trouvez face à une maison d’édition à compte d’auteurs qui n’affiche pas clairement sa démarche.

Bien sûr, vous pouvez faire appel à ce type d’établissement, mais faites-le en toute connaissance de cause. Et n’oubliez pas que, pour la plupart, ces maisons s’enrichissent non sur les ventes près de vos futurs lecteurs, mais sur les différents postes de dépenses qu’elles vous font endosser. De plus, elles n’assureront bien souvent que peu ou pas de diffusion de votre œuvre et encore plus rarement sa promotion, mais elles ne négligeront jamais de prendre leur marge.

Une nouvelle forme d’édition a vu le jour depuis peu de temps : l’édition participative.

Elle invite les lecteurs à investir et à devenir coéditeur ou à souscrire et à soutenir l’auteur. Les livres publiés sont ceux réunissant les fonds nécessaires ou ayant regroupé suffisamment de dons.

Internet et les réseaux sociaux ont rendu possible cette forme d’édition.

L’édition participative gagne en popularité. C’est une édition à compte de lecteurs. Bien que je manque de connaissances sur cette façon de faire, je pense qu’elle peut offrir une piste d’envol à des projets qui peinent à décoller. De plus, en ce qui me concerne, j’estime que face à un contrat clair, l’écrivain débutant peut choisir de s’y engager en toute connaissance de cause.

Au terme de toutes ses recherches, il ne reste à notre novice qu’à comprendre le fonctionnement de l’autoédition.

Cette option avait encore mauvaise réputation, il y a quelques années. Les auteurs qui se tournaient vers cette possibilité étaient souvent considérés comme ayant été rejetés par l’édition traditionnelle. Mais depuis 2011, l’avènement de l’autoédition numérique grâce à Amazon KDP a changé les choses.

Tout d’abord, le novice n’a plus à ouvrir son portefeuille. Il peut se retrouver avec son livre entre les mains sans avoir dépensé un seul euro. De plus, l’autoédition permet de garder le contrôle total sur son œuvre. L’écrivain ne cède plus ses droits d’auteurs. Il gère le processus de A à Z. Il choisit sa mise en page, sa couverture, la qualité du papier, la date de sortie. Il reste le maître à bord. Vous êtes un auteur indépendant.

Et critère non négligeable, les redevances perçues sur chaque livre vendu se révèlent bien plus importantes.

Pour aider notre auteur débutant, j’inclus ci-dessous un tableau récapitulatif des avantages et des inconvénients des deux principales options. Et je terminerai en précisant que Plumélanie se tient à votre disposition pour pallier les inconvénients de l’autoédition. N’hésitez pas à nous contacter, cela ne vous engage à rien.

Avantages Inconvénients
Édition à compte d’éditeur 1)      L’éditeur paie tout

2)      Vous bénéficiez d’une équipe d’experts

3)      Vous ne faites qu’écrire, la maison d’édition assure tout le reste.

4)      Vous bénéficiez d’un plus large lectorat

1)      Vous risquez de nombreux refus

2)      Lenteur

3)      Vous devez vous plier à la ligne éditoriale, aux demandes de réécritures et aux délais fixés par l’éditeur.

4)      Vous ne choisissez pas le titre de votre roman

5)      Vous touchez entre 6 à 12 % du prix HT de votre roman

6)      Beaucoup de maisons d’édition assurent peu la promotion de votre livre

Autoédition 1)      Vous serez obligatoirement publié puisque la démarche vous appartient

2)      Vous choisissez votre rythme

3)      Maîtrise complète de la chaîne éditoriale

4)      Conservation des droits d’auteurs

5)      Rapidité

6)      Vous touchez 60 % (après retrait du coût d’impression) du prix HT pour le broché et 70 % pour le numérique

1)      Beaucoup de travail donc du temps disponible

2)      Quelques frais à prévoir pour une vraie professionnalisation

3)      Se créer une communauté.

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Le besoin de validation de l’écrivain

Caché derrière le doute et la solitude de l’auteur se profile le besoin extrême de validation qui titille tous les artistes. En effet aux yeux de tous écrire ne suffit pas pour pouvoir s’attribuer le titre d’écrivain. Pour gagner les lettres de noblesse, l’obtention d’une approbation quelconque semble indispensable. Sur ce point, les avis divergent. En quoi consiste le sésame suprême ? Est-ce l’adoubement d’un comité de lecture, des paires ou du public qui intronise au mieux l’écrivain débutant ?

  • La validation d’un comité de lecture

Les us et coutumes gardent toujours la peau dure. En effet, traditionnellement, un comité de lecture, et si possible d’une grande maison d’édition paraît le seul apte à émettre un jugement acceptable.

De quoi parle-t-on ? D’un regroupement de lecteurs (qui peuvent être des auteurs, des critiques littéraires, des étudiants en lettres, des enseignants ou de gros lecteurs), choisis par un éditeur. Sa mission consiste à lire les manuscrits reçus et à y effectuer une première sélection selon certains critères définis au préalable. En général, ce sont les suivants, mais pas obligatoirement dans l’ordre cité :

  • Qualités littéraires et style
  • Idées ou conception innovantes ou traitées sous un angle particulier.
  • Adéquation avec la ligne éditoriale. En effet, toutes les vraies maisons d’édition (je parle de celles à compte d’éditeurs, absolument pas, de celles à compte d’auteurs) définissent une ligne éditoriale.

Voilà à nouveau un terme à expliquer ! « La ligne éditoriale donne une cohésion globale à l’ensemble des œuvres éditées. Elle exprime l’identité d’une maison d’édition ou d’une collection. Elle permet à l’éditeur d’effectuer des choix parmi les manuscrits qu’il reçoit. » Je ne l’expliquerai pas mieux que Wikipédia. Mais ne transmettez pas une romance à une maison qui ne propose que des thrillers à son catalogue, vous perdez votre temps et le sien.

Maintenant, jetons un petit coup d’œil sur le fonctionnement le plus habituel de ce type d’instance décisionnaire.

Le nombre de manuscrits phénoménal que reçoivent chaque jour les maisons d’édition les submergent. De plus, la pandémie ayant aggravé la tendance des Français à écrire, Gallimard a annoncé il y a quelques semaines qu’elle fermait sa boîte aux lettres. Face à ces arrivées massives, la sélection du comité de lecture se joue bien souvent en trois étapes :

  1. Dès l’ouverture du courrier, les livres non conformes à la ligne éditoriale ou les œuvres manuscrites sont retournées d’office.
  2. Un lecteur survole le tapuscrit et se forge un avis en 5 minutes. En général, dès cette 2eétape, 95 % des livres s’entassent sur la pile des réexpéditions. Ils seront accompagnés d’un courrier type annonçant que « le roman ne correspond pas à la ligne éditoriale » ou « il n’a pas retenu notre attention ». Le contenu de votre histoire n’est pas abordé.
  3. Un ou plusieurs quidams lisent le manuscrit. À ce stade, les recalés recevront probablement une lettre personnalisée, mais l’éditeur n’étant pas tenu de transmettre des conseils littéraires, rien ne l’impose.

Comme vous pouvez vous en apercevoir, votre récit, même s’il s’avère de très bonne qualité, a peu de chances d’atteindre la dernière étape. C’est ainsi qu’André Gide faisant partie du comité de lecture de Gallimard a rejeté les écrits de Proust qui s’est tourné vers l’autoédition.

Si vous estimez indispensable la validation d’un comité de lecture et que sans cet aval, vous renoncez, vous risquez de priver la littérature d’une œuvre intéressante. Et surtout, vous serez tenté d’abandonner votre passion. Je comprends que le besoin d’une approbation extérieure soit profondément ancré en chacun de nous, mais je ne crois pas que ce sésame dépende exclusivement de la décision d’un comité de lecture d’une maison d’édition surchargée sous les demandes. De plus, vous ne pouvez pas oublier que les éditeurs doivent également faire tourner leur entreprise et que leur prise de risques se situe obligatoirement dans un bilan financier à équilibrer.

Vous avez patienté 6 mois et vous avez reçu quelques lettres de refus argumentées (ou non) ou tout simplement vous ne souhaitez pas choisir ce mode d’édition. Quelles autres pistes se présentent à vous pour rencontrer votre lectorat ?

  • La validation des pairs

D’autres écrivains pourraient immanquablement vous assurer de la valeur de vos œuvres, mais comment les solliciter ? Et si vous proposiez votre livre à un concours !

Ce type d’épreuve confrontera votre œuvre à l’avis d’un jury composé de professionnels du monde du livre. Je ne peux que vous encourager à vous tourner vers cet exercice très formateur. En effet, certains critères précis qui vont de la longueur du texte au sujet imposé régissent la construction des concours. Cette nécessité d’écrire sous contrainte vous permettra immanquablement d’améliorer votre écriture. Mais pour gagner, comme pour vous faire remarquer par une maison d’édition, vous devez faire preuve d’originalité, posséder une orthographe irréprochable et montrer vos talents dès les premiers mots. Tout cela sur un thème ou un format qui ne vous correspond pas obligatoirement.

Mais à côté de tous ces concours organisés conjointement à des salons ou par des libraires ou encore dans le cadre d’un événement annuel, les prix littéraires brillent par l’exposition qu’ils offrent. Bien sûr, vous n’espérez pas accrocher le Goncourt, le Renaudot, le Femina ou l’Interallié, mais vous en rêveriez.

Pour autant, le bien-fondé de ces grands prix pose aussi question. Certains les adorent et d’autres ne leur attribuent qu’un aspect commercial. Je me contenterais d’attirer votre attention sur un point particulier : les jurés me paraissent peu représentatifs du lectorat français actuel. De ce fait, peut-on leur accorder une vraie légitimité ? N’ont-ils pas principalement comme vocation d’augmenter les ventes d’un livre en apportant de gros bénéfices à un auteur et à son éditeur ?

De plus, ces jurys se révèlent excessivement lettrés et cultivés. Je ne suis pas convaincue que leurs goûts s’accordent avec ceux du lectorat français ordinaire. Bien sûr, ces prix littéraires ont pour objectif de récompenser la qualité d’une œuvre, mais peut-être ne doit-on pas négliger le goût populaire pour n’apprécier que celui d’un jury érudit. Ce n’est pas parce que les participants à ces jurys sont très cultivés que leur avis revêt une force supérieure et plus digne d’intérêt que celle de la masse des lecteurs.

La moyenne d’âge des jurés reste assez élevée. Je respecte leurs connaissances, mais je crois que cela entraîne peut-être une attirance pour des textes plus travaillés que ce que le lecteur lambda du 21e siècle aime.

Et si vous cherchiez une validation justement auprès des lecteurs d’aujourd’hui ?

  • La validation des lecteurs.

Rappelez-vous qu’au départ vous écrivez pour le plaisir et posez-vous cette question cruciale : si tout le monde me confirme le manque d’intérêt de mes histoires, vais-je pour autant arrêter de m’adonner à ma passion ? Je ne crois pas à une réponse positive. En effet, l’approbation des autres ne se révèle pas indispensable pour continuer à exprimer votre créativité. L’écriture vous offre une bulle de bien-être et les avis extérieurs ne doivent pas vous importer.

Cela étant même si vous écrivez pour votre plaisir, être lu demeure un objectif honorable et qui ne peut qu’augmenter la joie de raconter des histoires. Dans cette optique, ne croyez-vous pas que la seule validation légitime demeure celle des lecteurs ?

Quand enfin votre roman se trouve face à un public, le point de vue de ce dernier existera. Il vous impactera positivement ou négativement. Vous devez garder à l’esprit que l’opinion émise concerne votre texte et non vous. N’oubliez pas également que les réactions de vos lecteurs en disent autant sur eux que sur vos œuvres.

Écrire paraît compliqué pour beaucoup de personnes qui considèrent que tout le monde ne possède pas cette capacité. Ce point de vue permet à une certaine soi-disant élite de s’octroyer le droit de juger et de classer ce qu’elle estime destiné à la poubelle ou digne d’intérêt. Et si écrire consistait simplement à s’adresser aux autres ? Chaque auteur pouvant choisir son objectif de valeur égale. Pourquoi divertir, faire rêver ou voyager serait-il des buts moins louables qu’apprendre, réfléchir ou philosopher ?

Si vous acceptez cette perception des choses, il ne vous reste plus qu’à entrer en communication avec vos futurs lecteurs. Et pour cela, quoi de plus naturel que l’autoédition ?

Depuis 2011, cette possibilité s’est grandement développée en France et vous propose une nouvelle option. L’avènement du numérique a simplifié la démarche et en quelques clics vous pouvez offrir à un immense lectorat votre roman en version numérique, mais également broché en passant par une plateforme telle que celle d’Amazon KDP.

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Les doutes de l’écrivain

Entre écrire seul devant son PC et réussir à ouvrir ses pages vers l’extérieur, un gouffre qui se nomme le doute vous barre la route.

Comme moi, je suppose que l’étude des grands auteurs a envahi vos années de collège. Nos professeurs nous imposaient Hugo, Stendhal, Baudelaire et tant d’autres. Que vous les ayez ou pas, apprécier, oser se mettre sur le même niveau que ces monstres de la littérature vous paraît excessivement présomptueux. Vous les avez lus et aujourd’hui ils aggravent sérieusement votre manque de confiance en vous. Comment pourrez-vous vous autoriser à proposer vos histoires à des maisons d’édition qui ont publié ces géants ?

Et si l’autoédition pouvait vous ouvrir une nouvelle piste ? Ce moyen permet tout en restant caché derrière un pseudo et un écran de propager vos écrits à travers le monde.

Mais dites-vous bien que même si votre premier roman rencontre un vaste public, vous continuerez probablement à douter. Vous vous entêterez à attribuer votre succès à des éléments indépendants de la qualité de votre plume. Vous serez persuadé que les lecteurs se méprennent certainement. Vous attendrez, l’angoisse vous tordant le ventre, qu’ils s’aperçoivent que vos histoires ne les intéressent pas. Syndrome quand tu nous tiens !

Quand les premiers commentaires positifs apparaîtront, vous chercherez qui se cachent sous les noms fantaisistes accolés aux cinq étoiles décernées à votre œuvre. Vous serez convaincue que vos amies doivent en être les rédactrices, elles veulent vous rassurer. Pour une fois, vous ne doutez pas, vous savez que vous ne méritez pas ces compliments.

À ce stade, vous vous répétez que lorsque vous publierez votre deuxième roman, vous vous sentirez certainement plus sûre de vous et que ce vilain syndrome de l’imposteur sera peut-être devenu un vieux souvenir. Que nenni ! Il se développe crescendo. Vous êtes entrés dans la communauté des auteurs et vous avez le sentiment que tous ceux que vous côtoyez sur les réseaux sociaux sont sans nul doute de bien meilleurs écrivains que vous.

Puis vous découvrez les débats stériles qui tournent autour de la validation indispensable pour certains inutiles pour d’autres d’une grande maison d’édition.

Un conseil : à ce stade, cessez de vous comparer et de chercher autre chose que l’enthousiasme des lecteurs. Éditeur ou pas, vous écrivez pour le plaisir de raconter des histoires et pour entraîner vos lecteurs dans un univers de divertissement. Je vous assure que l’édition traditionnelle ne représente pas le Graal et n’empêche absolument pas les supputations.

Rappelez-vous que le doute est inhérent à chacun d’entre nous. Nous nous remettons en cause perpétuellement. Et juste derrière le doute se cache la peur. Cette peur d’échouer qui nous pousse quelquefois à ne rien tenter. Puis, en particulier pour une œuvre artistique, à côté de cette crainte de l’échec se niche celle du regard d’autrui.

Au début, l’enthousiasme nous porte, mais au long cours, la motivation s’effrite. Bousculé par une difficulté à respecter le temps que nous souhaitions consacrer à notre passion ou un résultat inférieur à celui escompté, le moral en prend un coup et le découragement pointe son nez. Le doute revient au galop et nous nous interrogeons sur l’utilité de cette angoisse que nous nous rajoutons. Nous en arrivons à ne plus croire en la possibilité de réaliser notre rêve et l’abandon se profile à l’horizon.

À ce stade, vous devez vous battre et un soutien familial, amical ou professionnel peut devenir indispensable. Quelqu’un de bienveillant qui saura vous ramener vers le cœur de votre passion et vous rappeler que vous avez les capacités de mener à bien votre projet, que vous êtes certainement aussi bon que tous les auteurs que vous côtoyer sur les réseaux sociaux.

Bien sûr, vous ne pouvez pas être le meilleur partout. L’écriture représente un exercice difficile qui cumule de nombreux écueils : les méandres de la langue française, l’imagination, la transmission des émotions… La liste peut encore sérieusement s’allonger.

Mais vous pouvez demander de l’aide. Si vous pensez que votre orthographe ou votre grammaire ne se situent pas à la hauteur de votre objectif, dites-vous qu’au fil des romans que vous rédigerez vous allez vous perfectionner. En attendant, prévoyez tout simplement un budget pour faire corriger par un professionnel. Pareillement si vous doutez de vos tournures de phrases, de la qualité de vos dialogues ou de la profondeur de vos personnages, faites appel à un conseiller littéraire. Ces investissements vous aideront dans vos apprentissages et également dans la construction de votre confiance en vous.

N’oubliez pas que c’est en forgeant que l’on devient forgeron. Plus vous écrirez, plus vos récits s’enrichiront. Ne vous laissez pas mener et encore moins dépasser par vos peurs.

Vous devez tordre le cou à ce syndrome de l’imposteur, accepter la légitimité de votre rêve et vous devez y croire. Douter prouve de votre intelligence, mais cela peut aussi bloquer votre créativité.

Osez et gardez à l’esprit qu’un auteur se définit par ses histoires puis par ses lecteurs. Écrire et conserver votre récit dans les fichiers de votre PC vous prive d’une partie de cette légitimité à laquelle vous aspirez tant.

 Pour éviter le retour de vos incertitudes, interrogez-vous :

  • Ai-je besoin de l’aval d’un éditeur pour être un vrai écrivain ? Non, les lecteurs m’offrent cette qualité.
  • Qu’arrivera-t-il si un de mes romans ne plaît pas ? Rien, je me lancerai dans la rédaction d’un nouveau.
  • La perfection existe-t-elle ? Absolument pas ! Elle ressemblerait à une paroi lisse. Aucune aspérité ne permettrait de s’y accrocher.

Ce constat établi, reprenez votre clavier et jetez-vous dans une histoire inédite !

Un professionnel peut vous aider à vous améliorer en enrichissant votre passion pour l’écriture, mais jamais en la transformant en une contrainte.

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La solitude de l’écrivain

La solitude de l’écrivain apparaît comme une difficulté à surmonter et pourtant beaucoup d’aspirants en rêvent pour enfin créer. Mais parallèlement, les grands projets d’écritures de certains sont bloqués face à la peur d’être seul. Ils se laissent absorber par un quotidien bien rempli et ne trouvent pas le temps pour se saisir de leur stylo. Ce manque de disponibilité peut parfois aussi ne représenter qu’un prétexte.

Dans la pensée commune, les activités artistiques riment avec solitude Peindre, écrire, dessiner, composer de la musique consiste à extraire de notre conscience des idées et des émotions qui nous appartiennent.

Pour l’écriture, l’apprenti auteur peut toujours s’intégrer à des ateliers, mais ces expériences communautaires resteront éphémères. Elles lui offriront des clés pour progresser, mais elles n’aboliront pas l’essence de cet art qui s’ancre dans une envie personnelle et unique.

La solitude de l’écrivain ne se résume pas à sa présence hésitante devant ses feuilles blanches ou son clavier d’ordinateur. Elle s’étend sur toute sa vie et quelquefois encore plus en dehors des séances proprement dites d’écriture.

  • La peur du vide

Je crois que tous les écrivains ont un jour ressenti une forme de vertige devant l’étendue du travail à fournir et l’incapacité de formuler clairement les idées qui se bousculent dans notre tête.

Aimer écrire n’implique pas toujours que les mots coulent à flots. Dans ces moments-là, les questions s’entassent :

  • Je connais mon sujet, mais par où dois-je l’aborder ?
  • Comment dois-je énoncer cette pensée ?
  • Quel adjectif concrétiserait le plus justement cette émotion ?
  • La réaction de mon héros paraît-elle logique ?

Et la liste pourrait s’allonger. Comme vous pouvez le constater, l’écrivain se trouve constamment face à des écueils. Mais à la différence de beaucoup de métiers qui se pratiquent en équipe, il est seul. Écrire un roman demande de respecter une cohérence dans le déroulement des événements et de créer des liens entre les personnages. Cette construction peut être mise en parallèle avec celle d’une enquête. Mais les policiers n’œuvrent jamais seuls. Ils échangent entre collègues, ils confrontent leurs perceptions. De ces analyses communes naît souvent la lumière.

Faute de partages, beaucoup d’écrivains débutants abandonnent leurs histoires dans le fond de leur disque dur ou dans celui de leur tiroir. Le découragement les envahit. Ils s’enfoncent dans une spirale de l’échec. Plus ils se dévalorisent et, moins ils osent se tourner vers un lecteur-test bienveillant. Pourtant ce dernier ne manquerait pas de leur donner foi à nouveau en leurs capacités.

Écrire peut ne pas représenter uniquement une activité solitaire : solliciter un soutien aide à réaliser ses rêves.

  • Être seule face à son rêve

Cette solitude se révèle probablement encore plus difficile à porter que celle face à la page blanche qui recèle des tonnes de promesses. En effet, rêver d’une vie future différente axée autour de sa passion paraît irréel.

Je l’ai vécu, je peux vous décrire cet isolement.

Quand j’ai enfin osé prendre la plume et m’autoriser à écrire les premiers mots, je ne me hasardais pas à imaginer un changement radical d’existence. Ce choix engagerait y compris ma famille. Puis-je me permettre de tout quitter pour me lancer dans cette aventure ? Que se passera-t-il si mes histoires ne plaisent pas ? Cette raison qui me rappelait que les factures continueraient à tomber me poursuivait. Ai-je le droit au nom de mon épanouissement de mettre en péril les finances du foyer ?

Mais pour autant, tous les jours, quand je montais dans ma voiture pour me rendre sur le lieu de mon travail alimentaire, je me sentais encore plus seule. Pourquoi ne pouvais-je pas me contenter de ce que j’avais ? La plupart de mes collègues semblaient mener leur petit bonhomme de chemin sans se torturer avec toutes ces questions existentielles qui me submergeaient. Je savais que je perdais ma vie à la gagner, mais comment pouvais-je sortir de ce marasme ?

Le peu de fois où j’ai tenté de parler de mon rêve, j’ai reçu des réponses évasives et j’ai compris que mes interlocuteurs me prenaient pour une illuminée. J’étais vraiment seule dans mon monde.

  • L’incompréhension de l’entourage

Rapidement, j’ai compris que lorsque je me risquais à exprimer mon envie de pouvoir un jour vivre de l’écriture, mes amis, mes collègues, ma famille doutaient fortement de la faisabilité de mon projet.

Imagine un beau dimanche ensoleillé entouré de tes proches dans un jardin fleuri. Portée par la douceur des lieux, tu te laisses aller à évoquer ton rêve de changer de vie et là, les remarques que tu t’es déjà formulées intérieurement te claquent au visage :

  • Peu d’écrivains arrivent à vivre de leur plume
  • Tu te lances dans un sacré défi
  • Commence par écrire un best-seller !
  • Le salaire de ton mari ne suffira pas à payer le crédit de la maison
  • Pense à tes gamins.

Je vous ai gardé celle-là pour la fin parce qu’elle représente le meilleur outil de culpabilisation pour rogner les ailes. Après ces phrases d’encouragement, tu te sens terriblement seule. Tu rêves de t’envoler et en quelques mots, les gens qui sont censés t’aimer t’écrasent au sol sans aucun ménagement. De plus, comment ne pas prêter une oreille attentive à leurs remarques puisqu’elles sont déjà ancrées en toi ? Tu finis cette belle journée de printemps honteuse de ton inconséquence et ramenée à ton métier actuel qui ne te plaît pas, mais qui nourrit toi et ta famille. Seule, l’imaginaire massacré.

Puis le lundi matin, en remontant dans ta voiture, tu prends conscience que ton entourage ne mesure pas l’impact de ses mots destructeurs et que tu ne dois pas t’approprier leurs peurs. Ils te déversent leurs angoisses, mais toi tu veux y croire. Certains écrivains réussissent à vivre de leur plume. Pourquoi pas toi ! Tu te mets en quête de quelqu’un pour te soutenir.

Tu connais tes responsabilités et tu ne souhaites pas prendre de risques inconsidérés, mais tu refuses de supporter des regrets. Tu peux y arriver. Tu le sais.

  • Refuser cette solitude

Tu ne dois pas te laisser abattre. La solution implique de se battre et pour cela, le plus sûr chemin consiste à en parler. S’extraire de cet isolement est capital. Solliciter le soutien de ses proches, expliquer qu’avec leur aide, tu es convaincu que tu pourras mener à bien ton projet et vivre enfin comme tu le souhaites. Ton entourage doit entendre que sans leur appui, concrétiser tes rêves s’avère encore plus compliqué.

Tu as besoin de quelqu’un qui croit en toi et qui te regonfle les jours où tu te laisses envahir par le doute. Pour toi l’écrivain en devenir peut-être que parler paraît moins évident qu’écrire, mais tu ne peux pas l’éviter. Les gens qui t’aiment te comprendront si tu te donnes la peine de leur expliquer.

Si malgré tous tes éclaircissements, tu n’arrives pas à trouver le soutien que tu attends, tu auras au moins essayé.

Mais maintenant, tu dois t’orienter vers de nouvelles directions et chercher à sortir de ta solitude par d’autres chemins, je te propose plusieurs pistes :

  • Tu peux te tourner vers des personnes qui comme toi tentent ou vivent de leur passion. Des artistes, des auteurs ou des entrepreneurs qui passent par les mêmes doutes que toi et qui se battent pour réaliser leur rêve. Tu te retrouves dans la situation de mon policier qui partage avec ses collègues pour faire avancer efficacement son enquête. Tu n’es plus seul.
  • Cesse d’attendre les conditions idéales pour te lancer. Quelle que soit ton approche de la solitude, qu’elle représente un avantage ou un inconvénient pour toi, oublie-la et concentre-toi sur ton objectif.
  • Change d’air ! Va écrire ailleurs que dans ta maison ou ton bureau. Installe-toi dans un café ou dans ta voiture face à un superbe paysage envahi d’estivants. A contrario, offre-toi une semaine de vacances en hiver dans une île désertée par les touristes ou une retraite dans une abbaye.
  • Ne t’assomme pas en t’attachant à des objectifs trop ambitieux qui t’obligent à t’isoler trop longtemps. Fixe-toi un nombre de mots par jour et dès ta rédaction terminée rejoins la civilisation. Écrire s’apparente au travail d’un athlète. Après une blessure, les grands sportifs ne reprennent pas leur entraînement là où ils l’avaient laissé, il recommence leurs exercices à la base pour monter en difficulté graduellement. Copie-les.
  • Prends contact avec d’autres auteurs via les réseaux sociaux. S’ils n’habitent pas trop loin de chez toi, vous pourrez même vous retrouver autour d’un café pour échanger sur vos expériences et vous entraider. Et pourquoi ne pas trouver un partenaire pour écrire un roman à 4 mains ?
  • Et si vraiment malgré tout, tu te sens seul et que l’ampleur de ce défi te dépasse, fais-toi accompagner par un professionnel qui saura t’orienter, te donner à nouveau confiance en toi et te soutenir jusqu’à ce que tu atteignes l’objectif que tu t’es fixé.

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Puzzled black woman has contemplative expression, writes to do list of goals, holds notebook, scratches head with pencil, looks aside, being deep in thoughts, isolated on pink studio background

Et si devenir écrivain n’était pas un rêve impossible à atteindre ?

À toi (celui ou celle) qui as écrit un nombre incalculable de récits, ou à toi, qui fourmilles d’idées, mais qui n’oses pas te lancer, installe-toi confortablement pour lire les articles de ce blog.

Mais d’abord, une petite présentation s’impose. Je m’appelle Mélanie Rafin, j’ai 36 ans (cet âge où nous sentons la quarantaine se rapprocher dangereusement) et j’ai d’abord été  enseignante.

Après avoir entendu pendant des années, les fameux « mais qu’est-ce que tu écris bien ! » ou autre « tu es très drôle, tu devrais écrire un livre », j’ai fini par obéir. Il y a deux ans, je me suis attelée à la rédaction de mon premier roman « Si tu revenais » et je me suis trouvée confrontée à toutes les difficultés inhérentes à ce changement de vie : le doute, la peur, les incompréhensions… Mais je suis têtue ! J’ai décidé de foncer et j’ai édité mon premier récit en novembre 2020 puis mon deuxième en mai 2021.

Dit comme cela, se lancer paraît aisé. Que nenni ! Écrire c’est bien. Écrire une histoire qui va plaire c’est mieux. Et réussir à passer toutes les étapes vers la publication de son livre et accessoirement donner envie au lecteur de l’acheter, cela relève de l’exploit !

Je ne connaissais rien à ce monde compliqué et j’y suis arrivée. J’ai donc décidé de faire partager mon expérience et d’aider les auteurs en devenir. Si plusieurs auteurs ne m’avaient pas accompagné et coaché, je ne serais pas parvenue à réaliser mon rêve. Je ne vais pas te mentir : des erreurs tu en feras ! Si mes connaissances peuvent t’en épargner une grande partie, je serais déjà heureuse !

Alors si toi aussi tu te poses des questions sur les étapes à suivre et sur tous les pièges à éviter pour réussir à faire publier ton livre, reste avec moi !

Tu t’interroges sur le style de tes écrits, la mise en page d’un roman, la création et le choix d’une couverture qui plaît au lecteur, la communication sur ton livre, tu es au bon endroit.

Je compte te livrer ici tous les conseils nécessaires à la réalisation de ton rêve. Sans langue de bois et sans artifice (ce n’est pas mon genre, tu t’en apercevras vite 😉).

 

Devenir auteur, c’est possible !

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