S’autoéditer : La mise en ligne sur les plateformes

S’autoéditer : La mise en ligne sur les plateformes

Tout est fini ! Vous avez écrit l’histoire dont vous rêviez. Votre entourage ou votre conseiller littéraire vous ont aidé à l’améliorer. Votre correcteur professionnel a traqué toutes vos fautes. Votre mise en page est tirée au cordeau. Vous êtes satisfait de votre 4e de couverture et le visuel et le titre de la première ne peuvent qu’attirer vos futurs lecteurs. Il ne vous reste plus qu’à le publier et à vous confronter à cette mise en public qui donne un peu l’impression de se dénuder.

Vous avez précédemment créé votre compte sur Amazon KDP et maintenant, vous allez y déposer votre œuvre dans les deux versions à votre disposition (une troisième est en cours de test).

Je vous invite à commencer par le fichier numérique, il est plus simple. De plus, le système dupliquera automatiquement les informations indiquées vers le modèle broché.

Dans l’onglet « Bibliothèque » d’Amazon KDP, un premier pavé apparaît vous proposant d’ajouter un nouveau livre. L’aventure commence ! Cliquez sur « ebook Kindle ».

  1. Publication de l’ebook

Vous avez trois écrans successifs à remplir.

  • Sur le 1er, Informations relatives à l’ebook Kindle, vous devez donner les renseignements suivants :
  • Langue : pas trop compliqué, si vous êtes en train de me lire, je suis tentée de penser que vous devez indiquer « français ».
  • Titre du livre : vous avez su sang et eau pour trouver le plus percutant, vous allez l’inscrire religieusement dans cette case.
  • Série : avez-vous prévu plusieurs volumes ? Si ce n’est pas le cas, vous oubliez ce point.
  • Numéro d’édition : vous pouvez le préciser pour vous y retrouver si vous effectuez des modifications postérieurement.
  • Auteur : c’est vous ! Mais peut-être avez-vous choisi un pseudo, vous le notez ici.
  • Contributeurs : vous pouvez y spécifier votre graphiste ou toute autre personne grandement investi dans votre projet.
  • Description : Votre 4e de couverture, qui vous a demandé de longues heures, trouve sa place dans ce cadre.
  • Droits de publication : dans le cadre de l’autoédition, vous les possédez.
  • Mots clés : ils aident les lecteurs à tomber sur votre livre lorsqu’ils naviguent sur le site Amazon. Vous pouvez indiquer des mots ou de courtes expressions présentant votre histoire et conformes à son contenu. Pour obtenir de meilleurs résultats, ne reprenez pas les éléments du titre, de la catégorie ou du résumé de votre roman. Ceux-ci servent déjà à diriger les futurs clients vers votre œuvre.
  • Rubriques : elles correspondent à la section du site Amazon dans laquelle les utilisateurs peuvent découvrir votre livre. Envisagez ces classements comme les différents rayons d’une bibliothèque (fiction, histoire, etc.). Vous pouvez en sélectionner deux par livre. Si vous choisissez des subdivisions de recherche précises, les lecteurs le trouveront plus facilement. Assurez-vous donc de vous fixer sur les rubriques les plus pertinentes pour votre livre.
  • Âge et niveau scolaire : ce point se révèle important principalement quand vous écrivez des livres spécifiquement pour enfants ou à l’inverse absolument pas adaptés à ces derniers.
  • Option de publication : vous pouvez vous tourner vers une édition immédiate ou vers la précommande. Je ne rentrerai pas ici dans les détails, mais cette deuxième possibilité s’avère inutile pour un premier roman.
  • Le 2d s’intitule, Contenu de l’ebook Kindle
  • Manuscrit : vous devez commencer par indiquer votre choix pour les droits numériques. La technologie DRM vise à empêcher la distribution non autorisée du fichier Kindle de votre livre. Certains auteurs préfèrent encourager les lecteurs à partager leurs œuvres et décident donc de ne pas cliquer sur cette possibilité. Si vous l’activez, les clients pourront toujours prêter votre livre à un autre utilisateur pendant une courte période et l’acheter dans la boutique Kindle pour en faire cadeau à quelqu’un. Quel que soit votre choix, gardez à l’esprit que ce blocage se dépasse facilement. Il est loin de vous garantir contre le piratage.

Puis vous chargez votre manuscrit dans un des formats recommandés pour les ebooks Kindle : docx, EPUB ou KPF.

  • Couverture : vous pouvez travailler avec le créateur numérique proposé par Amazon KDP ou inclure une couverture de votre conception. Pour cette deuxième option, vous aurez à respecter certaines caractéristiques pour le fichier (JPG ou TIFF) et la définition de l’image.
  • Aperçu : Amazon KDP met à votre disposition un outil de prévisualisation qui vous permet de découvrir le rendu de la plupart des livres tels qu’ils s’afficheront sur une liseuse Kindle, une tablette ou un téléphone. Avec cet aperçu, vous validez votre publication en étant assuré de sa qualité.
  • Code ISBN : il n’est pas obligatoire pour les ebooks.
  • Le 3e est axé sur le Prix de l’ebook Kindle
  • Inscription KDP Select : offre à vos clients la possibilité de vous lire dans le cadre d’un abonnement mensuel. En effet pour 9,99 euros, ils peuvent télécharger tous les livres inscrits par les auteurs sous cette option. L’écrivain est payé à la page lue en fonction d’un fonds Amazon KDP qui varie chaque mois. Actuellement, le tarif se situe aux alentours de 0,004 euro par page. Si vous débutez, je vous conseille d’inclure votre roman dans ce programme. Vous devez accorder l’exclusivité de votre ebook à Amazon pendant 90 jours minimum, mais cette démarche vous amène une augmentation réelle de la visibilité de votre œuvre.
  • Territoire : je vous incite à choisir « tous les territoires ». Ainsi, Amazon pourra afficher votre livre sur tous les sites Amazon.
  • Site de vente principal : vous devez préciser le site en corrélation avec le pays dans lequel vous pensez que votre roman sera le plus acheté.
  • Tarification, redevances et distribution : Si vous proposez votre ebook entre 2,69 et 9,99 €, vous pouvez opter pour la redevance à 70 %. Hors de ces limites, elle ne pourra être que de 35 %.

Ensuite, vous indiquez votre prix en fonction du site de vente principal. Le montant à inscrire inclut la TVA.

  • Prêt de livres : cette fonctionnalité n’est offerte que sur Amazon.com
  • Conditions générales : en cliquant sur la touche « publier », vous les acceptez tacitement.
  1. Publication de votre livre broché

Toutes les informations fournies pour le dépôt de votre ebook sont reprises automatiquement. Vous vous retrouvez devant les mêmes trois écrans que pour la publication de votre version numérique.

  • Sur le premier, seul le dernier pavé est différent. Il concerne le contenu pour adultes. Vous devez tout simplement répondre à la question suivante « Ce livre contient-il des expressions, des situations ou des images inappropriées pour les enfants de moins de 18 ans ? ».

Tous les autres éléments sont préalablement remplis, mais je vous engage à les revoir. Par exemple, vous pouvez tout à fait choisir de nouvelles rubriques de ventes ou des mots clés différents.

  • Sur le deuxième écran, tout est à reprendre.
  • Vous pouvez utiliser votre propre ISBN (que vous avez obtenu pour une somme modique auprès de l’AFNIL) ou pour un ISBN gratuit fourni par Amazon KDP. Quelle que soit votre décision, n’oubliez pas de l’incorporer dans le corps de votre manuscrit.
  • La date de publication reste à votre discrétion.
  • Dans les options d’impression, vous devez choisir le type d’encre, le papier, la taille de coupe, les paramètres de fond perdu et une couverture mate ou brillante. Si vous avez écrit un roman, je vous conseille un intérieur noir et blanc avec papier blanc en 6*9 pouces et sans fond perdu.
  • Pour charger votre manuscrit avec un résultat optimal, utiliser de préférence un fichier PDF mis en forme pour la création de votre livre. Vous pouvez également déposer un fichier DOC (.doc), DOCX, HTML ou RTF.
  • Pour la couverture de la même façon que pour l’ebook, vous pouvez soit vous servir de l’outil fourni par Amazon KDP soit inclure votre propre œuvre en format PDF.
  • Après toutes ces étapes, vous lancerez la prévisualisation qui vous permettra de valider votre livre ou de procéder aux corrections indiquées.
  • Le 3eécran est axé sur les droits et le prix de votre livre. Les deux premiers pavés, territoire et site de vente principal, vous demandent des informations identiques à celles nécessaires pour la version numérique.

En revanche, pour choisir votre prix de vente, vous devrez noter un montant HT. Le système vous indique le tarif TTC correspondant à votre option. Soyez vigilant pour ne pas inscrire un chiffre éloigné de ceux habituellement pratiqués, vous ne trouverez jamais un livre proposé à 17,54 €.

Vous pouvez enfin appuyer sur la touche « publier » ce qui implique un accord tacite des conditions générales.

Maintenant, il ne vous reste plus qu’à attendre maximum 72 heures avant de voir apparaître votre roman sur le site d’Amazon et, je l’espère, découvrir vos premières ventes.

Si toutes ces procédures vous semblent décidément trop compliquées, Plumélanie se tient à votre disposition pour vous accompagner dans cette démarche.

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S’autoéditer : La conception de la couverture

S’autoéditer : La conception de la couverture

Vous avez déniché le visuel de vos rêves, il ne vous reste plus qu’à concevoir une couverture percutante pour présenter au mieux votre roman.

Pour cela, vous devez intégrer quelques grands principes de l’art graphique.

  • Pensez à hiérarchiser votre création de façon à orienter le futur lecteur. Pour ce faire, le plus simple consiste à partager symboliquement votre image en 3 colonnes et en 3 lignes. L’œil se porte d’abord sur les nœuds en allant successivement du haut vers le bas et de la droite vers la gauche.

Parallèlement, ne pas oublier que l’œil humain voit en 1er les visages, les sexes, les animaux et la typographie

  • Cela étant, opter pour la simplicité se révèle souvent payant.
  • Demeurez également vigilant sur le message que délivre chaque couleur et maintenez une harmonie en vous servant du cercle chromatique. Toutefois, quels que soient vos choix limitez-vous à 3 nuances maximum.
  • En ce qui concerne les polices, je vous invite à vous cantonner à 2 différentes si vous ne voulez pas surcharger la couverture miniature que proposent les sites de ventes
  • Dans votre conception, rappelez-vous que chaque composant doit posséder une justification et qu’aucun d’entre eux ne doit se trouver trop proche des bords.

Vous devrez également respecter les mentions légales et donc obligatoires qui doivent apparaître sur votre couverture. Ce sont les suivantes :

  • Le nom de l’auteur.

J’imagine (je l’espère à tort) que vous n’êtes pas déjà un écrivain reconnu. Dans ce cas, afficher le titre de votre livre dans un format plus important que celui de votre patronyme semble plus judicieux. Je ne doute pas que dans quelques années, à lui seul, il suffira à attirer de nombreux fans vers votre œuvre, mais en attendant votre titre a peut-être plus de chances d’accrocher vos futurs lecteurs.

  • Le titre.

Nous ne reviendrons pas ici sur la recherche du titre le plus adapté à votre récit. Ce sujet a déjà fait l’objet d’un article. Vous avez découvert le titre qui à coup sûr vous fera vendre des milliers d’exemplaires. Maintenant, vous devez l’inclure dans votre couverture de façon qu’il capte le regard des « touristes » qui visitent la plateforme. Pour ce faire, vous devez choisir avec le plus grand soin la police de caractère et la taille du texte. En effet, cette typographie doit transmettre ce que le récit et le titre suggèrent. Vous n’utiliserez pas la même police pour un roman et pour un thriller.

  • Le nom de l’éditeur.

En autoédition, cette information ne se justifie pas, mais rien ne vous empêche d’indiquer celui de votre autoentreprise ou celui d’une collection.

  • Le genre de l’histoire (roman, essai…) reste facultatif.

Maintenant, le visuel en main, les grandes règles du graphisme et les mentions légales en tête, l’étape suivante consiste à construire ce puzzle à l’aide d’un outil :

  • Les logiciels gratuits :
  • net (simple à prendre en main)
  • Scribus(mise en page).
  • Gimp(montage).
  • Krita(dessin).
  • Inkscape(illustration vectorielle).
  • Les logiciels payants :
  • Photoshop (onéreux) ou son petit frère, Photoshop-élément (moins cher) qui conserve de nombreuses fonctionnalités qui vous suffiront largement à concevoir une couverture professionnelle.
  • Ces 2 outils malgré leur complexité, une fois apprivoisée, vous offrent la possibilité de laisser libre cours à votre créativité.
  • Illustrator(illustration vectorielle).
  • Les plateformes en ligne qui ne proposent pas les mêmes possibilités, mais qui permettent de construire un visuel satisfaisant :
  • Canva
  • Stencil
  • Fotor
  • Desygner

D’autres outils existent probablement, mais je ne vous cite ci-dessus que ceux que je connais.

Quel que soit le logiciel qui vous tente, assurez-vous que votre image possède une définition d’au moins 300 DPI, afin qu’elle convienne également à l’impression de votre livre relié. Si vous décidez de publier votre histoire exclusivement en version numérique, les contraintes auxquelles vous serez soumis s’allégeront. En revanche, le modèle broché demande plus de technicité. Vous ne devez pas négliger les profils de couleur, les dimensions, les bordures…

Créer une couverture n’est pas toujours chose simple et vous pourriez avoir besoin d’aide. En effet, cette vitrine de votre œuvre doit offrir une impression d’harmonie et d’équilibre.

Avec toutes ces informations, vous avez en main la première panoplie nécessaire pour concevoir une couverture percutante et vendeuse. Au risque de vous noyer, je n’ai pas voulu, ici, me lancer dans tous les points techniques. Pour ceux d’entre vous qui souhaitaient principalement recourir à la plateforme Amazon KDP, la rubrique « aide » de votre compte regroupe une source très importante d’informations.

Si malgré tout, vous ne vous sentez absolument pas capable de construire cet emballage qui mettra en valeur votre histoire, n’hésitez pas à faire appel à un graphiste. Vous êtes auteur et vous considérez que cette partie du travail n’entre pas dans vos compétences, trouvez un graphiste qui saura magnifier votre livre.

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S’autoéditer : Le choix de la couverture

S’autoéditer : Le choix de la couverture:

Comment allez-vous emballer ce cadeau superbe que vous souhaitez offrir à vos lecteurs ? Grande question !

Bien sûr, certaines maisons d’édition notoirement connues ont opté pour des couvertures crème affichant une police rouge pour tous leurs romans. Cette sobriété constitue leur signe de reconnaissance.

Mais vous n’êtes pas publié par ce biais et la nécessité que votre livre s’attribue plus de visibilité pour réussir à s’extraire du nombre phénoménal d’œuvres proposées représente une étape incontournable.

Le lecteur achète aussi avec ses yeux et une étude récente indique qu’il ne regarde pas plus de 8 secondes la couverture d’un roman. Vous disposez de très peu de temps pour convaincre. Une couverture imagée donne déjà une partie de l’ambiance de votre roman. Elle peut également procurer des émotions, faire naître la curiosité et surtout attirer l’attention. Vous êtes pour le moment un illustre inconnu, vous avez besoin de ce support pour afficher une promesse à vos futurs clients. Que votre illustration soit belle ou énigmatique, elle doit intriguer tout en en reflétant vos écrits. Toutefois, vous ne devez jamais oublier qu’une couverture en désaccord avec l’œuvre et qui ne respecte pas la proposition initiale ne pourra que vous exposer à la foudre des lecteurs déçus.

Jusqu’à ces dernières années, les Français privilégiaient les visuels plutôt sobres, mais la mode anglophone des couvertures complexes et très colorées nous a rattrapés. Cette évolution nous ouvre une palette de choix très large.

Quelle que soit votre préférence, rappelez-vous que vous ne pouvez utiliser que des illustrations libres de droits. Gratuites ou à des prix modiques, vous en trouverez facilement sur internet. Ces sites vous donnent accès à de très nombreuses possibilités en respectant la loi et en vous procurant des photos en haute définition. Vous ne devez pas oublier de noter en couverture ou à l’intérieur de votre livre le nom de l’auteur de l’image.

Je vous propose ci-dessous une liste non exhaustive de sites d’images libres de droits :

Si vous êtes photographe, profitez-en ! Mais dans les 2 cas, rappelez-vous que plus votre couverture aura l’air « professionnelle », plus votre crédibilité sera établie.

Vous savez où aller chercher le cliché, le dessin ou le graphisme qui symbolisera au mieux votre intrigue, mais quels sont les critères pour effectuer le meilleur des choix ?

Cette illustration doit remplir trois objectifs :

  • Représenter au mieux votre intrigue

Votre couverture doit refléter l’histoire que raconte votre roman, mais une seule image ne peut pas tout retranscrire. Tentez d’y inclure l’information ou l’aventure centrale. Demandez-vous quel message vous souhaitez transmettre à votre clientèle ou quel sentiment vous espérez faire passer à travers votre visuel. Gardez toujours à l’esprit qu’elle représente la première impression que le lecteur ressentira face à votre livre.

Pour trouver de l’inspiration, je vous propose d’observer les couvertures qu’affichent les récits du même genre littéraire que le vôtre. Étudiez-les en détail. Vous comprendrez rapidement les tendances qui existent dans chaque catégorie.

Vous pouvez également tenir compte de votre titre et des mots clés que vous identifiez dans votre roman pour imaginer les éléments qui doivent illustrer votre œuvre.

  • Attirer le client

Sollicitez votre entourage. Ces regards extérieurs vous indiqueront l’histoire que leur suggèrent vos visuels.

Tous les éléments de la couverture doivent être liés et votre client potentiel doit sentir la cohérence qui existe entre : le titre, le genre, l’illustration, le design, les couleurs et les polices choisis.

  • S’adapter aux contraintes techniques

Dans votre quête de l’illustration idéale, n’oubliez pas que la couverture de votre version numérique s’affichera en format timbre-poste sur l’application accessible de votre smartphone. Si vous optez pour une photo complexe ou trop sombre ou à l’inverse trop claire, votre couverture risque de passer inaperçue. Si votre police paraît trop fantaisiste ou trop petite, elle ne sera pas lisible. Vous devez choisir des visuels nets, biens organisés et laissant des espaces vides. Ces blancs vous permettront d’y inclure le titre et le nom de l’auteur.

Orientez-vous également plutôt vers une illustration verticale, elle s’intégrera mieux dans votre format de couverture.

En définitive, une couverture de roman réussie peut faire toute la différence. Si elle s’approche d’une œuvre d’art et que votre histoire n’a aucun intérêt, votre roman ne durera malgré tout que le temps d’un feu de paille. En revanche, votre récit peut s’apparenter à un prochain Goncourt et passer inaperçu dans la masse des livres proposés au public si sa couverture le dessert. Vous ne devez jamais oublier que cette 1re de couverture représente la porte de votre roman. Le futur lecteur doit avoir envie de la franchir et non pas de fuir les jambes à son cou. Le visuel et la typographie doivent être clairs, précis et ne laisser aucun doute sur le genre littéraire de votre œuvre.

Si décidément, les bases du graphisme et la conception de ce contenant vous rebutent, n’hésitez pas à faire appel à un professionnel, vous ne regretterez pas cet investissement.

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S’autoéditer : La béta lecture et la correction professionnelle

S’autoéditer : La béta lecture et la correction professionnelle :

La bêta-lecture constitue une lecture critique. La personne sollicitée pour l’effectuer étudiera votre tapuscrit avant sa publication et vous en construira une analyse détaillée. En mettant en avant les forces et les faiblesses de votre œuvre. En effet, l’auteur plongé dans son intrigue manque de recul pour détecter les incohérences, les omissions, et les lourdeurs de style de son récit. Un retour critique et bienveillant sur son travail s’avère nécessaire pour qu’il puisse améliorer son roman.

La mission de ce premier intervenant ne consiste absolument pas à corriger les fautes d’orthographe, de syntaxe ou de typographie. Pour cette partie, l’œil acéré d’un professionnel de la correction se révèle primordial.

Le rôle du bêta-lecteur

Ce primo-lecteur doit détecter les incohérences, les descriptions lassantes, les dialogues inutiles, les contradictions dans le caractère des protagonistes, en un mot tout ce qui peut gêner la compréhension du récit ou sa fluidité.

Au-delà du factuel, il doit aussi faire part de ses ressentis sur l’intrigue, les personnages, le rythme de l’histoire, l’attrait de l’incipit et de l’épilogue. Sur tous ces sujets, également, le bêta-lecteur ne doit pas se censurer en gardant à l’esprit que son travail doit procurer une valeur ajoutée à l’œuvre initiale.

C’est pourquoi cet exercice délicat nécessite des qualités particulières pour réussir à pointer les écueils sans complaisance, tout en ne froissant pas et en ne décourageant pas l’écrivain.

En effet, un primo-lecteur qui crie à la perfection et qui annonce qu’il a passé un bon moment, fait plaisir à l’auteur, mais ne lui apporte rien. Un esprit critique aiguisé et une vraie objectivité s’avèrent indispensables.

En revanche, pour énoncer des avis difficiles, la bienveillance reste primordiale. Le bêta-lecteur ne doit pas oublier que sa fonction consiste à vous aider et non pas à détruire toute votre confiance en vous. Sa mission implique de vous soutenir pour que vous amélioriez la qualité de vos écrits.

C’est ainsi qu’il doit également se montrer constructif en vous expliquant les raisons de ses analyses positives ou négatives. Il ne peut pas se contenter de vous annoncer « ce n’est pas bien ». Cette information trop générale ne vous permettra pas de revoir votre roman.

En dehors des qualités personnelles de votre interlocuteur, pour diminuer les risques d’être confronté à des analyses qui n’en portent que le nom, je vous conseille également de choisir des primo-lecteurs intéressés et habitués à découvrir des histoires similaires à la vôtre

Maintenant, il ne vous reste plus qu’à trouver ces perles rares. Effectivement, à ce stade, je passe au pluriel. En effet, vous contenter d’un seul avis ne serait pas judicieux, sur ce sujet un peu de diversité se révèle indispensable. J’ai bien écrit « un peu », n’oubliez pas que vous devrez traiter tous ces retours. Si vous en prenez trop, vous serez submergé et vous ne saurez plus effectuer un tri efficace entre tous ces avis. Je vous conseille un minimum de trois personnes et je pense qu’au-delà de six, l’auteur se perd.

Comment allez-vous mettre la main sur ces trois collaborateurs ?

Immanquablement, votre premier réflexe consistera à vous tourner vers votre famille ou vos amis. Auprès d’eux, vous êtes quasiment assuré de trouver toute la bienveillance nécessaire et probablement un vrai enthousiasme pour tenter de vous aider. Faites-le ! Ainsi votre premier lecteur, dont vous ne pouvez pas douter de l’affection, pourra se permettre de critiquer négativement vos écrits sans risquer de fragiliser votre relation. Mais, le problème se situe également dans cette proximité, pouvez-vous être convaincu que votre conjoint, votre sœur ou votre mère fasse preuve de la plus grande objectivité. Pour cette raison, je vous engage à ne confier cette mission qu’à un seul de vos proches.

Ensuite, vous pouvez vous tourner vers vos amis virtuels des réseaux sociaux ou vers les groupes Facebook de littérature. Par ce biais, vous ne devriez accrocher que des personnes aimant lire, motivées par votre demande et connaissant pour la plupart les règles du jeu. Malheureusement, ce n’est pas toujours le cas. Certains d’entre eux peuvent manquer totalement d’empathie ou ne vous retourner une critique moins étayée que celle de votre vieille tante qui s’est écriée : « ton roman est génial ! » et elle s’est arrêtée à ce niveau d’analyse. Vous pouvez difficilement vous montrer exigeant, je vous rappelle que ces primo-lecteurs vous rendent service gracieusement.

La dernière option à votre disposition élimine le bénévolat. En effet, vous pouvez vous choisir un conseiller littéraire. Cette démarche vous oblige à mettre la main au portefeuille, mais vous êtes assuré de recevoir un avis extérieur, objectif et bienveillant. De plus, votre interlocuteur est habitué à ce type d’exercice et maîtrise les techniques de narration. En outre, ce conseiller vous fournit un compte-rendu détaillé et étayé qui pointe les forces et les faiblesses de votre roman et vous indique les pistes d’amélioration. Autre point, ce professionnel respectera un délai fixé contractuellement ce qui vous permet de baliser sans risque votre futur travail. Face à tous ces éléments, je peux vous assurer que le coût engagé s’apparente plus à un investissement que vous ne regretterez pas.

Finalement, n’oubliez pas que, quel que soit votre interlocuteur, c’est vous qui gardez la main sur votre tapuscrit et qui déciderez des changements que vous souhaiterez opérer.

Je ne m’étendrai pas ici sur la révision ou la réécriture de votre roman qui intervient à la suite des retours des bêta-lecteurs. En effet, l’objectif de cet article consiste à vous situer les réelles différences entre le primo-lecteur et le correcteur professionnel.

Le rôle du correcteur professionnel.

La construction et la rédaction de cette histoire merveilleuse qui a germé dans votre imaginaire vous ont réclamé de nombreux mois. Vos premiers lecteurs vous ont aidé à prendre le recul indispensable pour sublimer votre récit. Après tout ce travail, vous ne pouvez pas vous permettre de le lancer dans la cour des grands sans un ultime toilettage qui éliminera toutes les dernières imperfections. Vous ne pouvez pas sauter cette étape que ce soit pour envoyer votre manuscrit à des maisons d’édition ou pour l’autoéditer.

Corriger un texte demande une véritable expertise. Le professionnel doit faire preuve d’une réelle rigueur. Il doit maîtriser les règles d’orthographe, de grammaire (syntaxe, conjugaison, etc.), mais aussi de typographie (caractères, utilisation des majuscules, des tirets, etc.).

Mais au-delà de ces connaissances acquises, il doit également posséder certaines qualités personnelles telles que la patience, la curiosité et la prudence. En effet, il doit souvent prendre le temps d’étudier à plusieurs reprises certaines parties des récits qu’il a devant lui. Se documenter et s’informer pour contrôler la crédibilité de ce qu’il lit implique qu’il développe un vrai intérêt pour tous les thèmes nouveaux qu’il peut avoir à découvrir dans sa pratique. Et en dernier lieu, savoir se remettre en question et procéder à des vérifications à chaque fois que cela semble nécessaire lui assurera d’éviter un maximum d’erreurs.

Au terme de cet article, j’espère que vous ne confondrez plus bêta-lecture et correction orthographique.

Et vous, à quelle étape vous situez-vous dans l’écriture de votre roman ?

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Ecrire un roman : créer des personnages

Vous avez construit votre scénario et votre univers. Maintenant, je vous propose de créer vos personnages. Ne criez pas ! Je ne suis pas folle et je me doute qu’après tout le travail que vous avez déjà fourni, vous avez en tête vos héros. Mais d’en posséder une image mentale et même un état civil ne suffit pas. En effet, pour leur donner vie et permettre aux lecteurs de se les approprier, vous devez les connaître profondément et vous assurer qu’ils peuvent tenir le rôle que vous leur attribuez dans votre histoire. Pour cela, ils doivent remplir trois critères :

  • Être différents, spéciaux et dans tous les cas mémorables.

Vos personnages principaux doivent être uniques et identifiables. Prenez le temps de bien les construire.

  • Êtres crédibles et en adéquation avec l’histoire

En effet, vos héros doivent afficher des traits de caractère inhabituels, mais ils doivent surtout s’accorder complètement avec votre histoire.

  • Être profonds, voire complexes.

Pour cela, attachez-vous à répondre à certaines questions qui vous obligeront à étoffer les attributs de vos protagonistes.

Pour mener à bien cette lourde tâche, je vous propose de créer des fiches pour chacun d’entre eux.

Initialement, la technique de la fiche de personnage est issue des jeux de rôle. Tous les écrivains ne se contraignent pas à monter ce canevas, mais je vous y encourage. En effet, submergé par les détails, les scènes complexes et les divers rebondissements, l’auteur peut perdre le fil de son histoire en se laissant entraîner par son enthousiasme et son plaisir de rédiger. Au milieu de votre récit, vous pouvez tout à fait oublier la couleur des yeux que vous avez attribuée à tel ou tel personnage tout au début de votre intrigue.

La fiche vous permet :

  • De créer les caractéristiques de chaque personnage
  • De rectifier ou d’ajouter des informations en cours de récit si cela s’avère indispensable.
  • De vous éviter les erreurs tout en libérant votre mémoire

En premier lieu, établissez la carte d’identité de votre personnage : nom, prénom, âge, date et lieu de naissance, taille, poids, couleur des yeux, cheveux et toutes les autres caractéristiques physiques qui vous viennent à l’esprit. Vous peignerez ainsi une première image de celui qui vous accompagnera pendant de nombreuses semaines.

En deuxième lieu, étoffez toutes ces informations en vous posant les bonnes questions. Je vous en propose une liste non exhaustive ci-dessous :

  • Où habite-t-il actuellement ?
  • Que pouvez-vous raconter sur ses parents et quelle relation entretient-il avec eux ?
  • Que pouvez-vous préciser sur ses frères et sœurs ?
  • Quelle place tient-il au sein de sa famille ?
  • Votre personnage est-il marié, en couple ou célibataire ?
  • A-t-il des enfants et des petits-enfants ?

En troisième lieu, attelez-vous à décrire son enfance :

  • Quel type d’éducation a-t-il subi ?
  • Quelles écoles a-t-il fréquentées et dans quelles villes se situaient-elles ?
  • Se classait-il dans les bons ou les mauvais élèves ?
  • Avait-il des amis ?

En quatrième lieu, approfondissez sa vie actuelle :

  • Comment se comporte-t-il en société ?
  • Quelle profession exerce-t-il ?
  • Comment se portent ses finances ?
  • Comment s’habille-t-il ?
  • Décrivez ses habitudes, ses passions, ses rêves.

À ce stade, vous doutez de l’utilité de toutes ces informations, vous êtes convaincus que certains détails n’apporteront rien à votre histoire. Vous avez raison, mais cette construction précise vous permet de vous approprier votre héros, de lui donner vie. De plus, ces éléments qui vous semblent superficiels peuvent expliquer certains comportements de votre protagoniste.

Ne vous contentez pas du minimum et n’hésitez pas à prendre votre crayon si vous avez quelques capacités artistiques pour dessiner celui que vous avez en tête. Vous pouvez également chercher sur le Net, une photo qui correspond au mieux au personnage que vous voulez créer. Tout peut se révéler important : une attitude, une allure, une cicatrice…

Bien sûr, le caractère paraît toujours plus difficile à construire, mais accrochez-vous !

Établissez une liste de ses qualités et de ses défauts et surtout, n’oubliez pas de lui attribuer un ou des buts. L’objectif de votre ou de vos protagonistes se situe au cœur de l’intrigue. Ils sont orientés vers un projet à accomplir qui justifie le développement de votre histoire. Pour vous permettre de baliser votre récit, évaluer les motivations ou les blocages de votre héros, apporte également une piste de travail idéale.

Au fil de votre rédaction, avec cette fiche vous maintiendrez le cap, vous ne pouvez pas laisser votre personnage principal seul au bord d’une falaise si dans sa description, vous avez annoncé qu’il souffrait de vertiges. À moins que votre histoire implique qu’il tombe ! Mais même si votre construction doit se baser sur une vraie cohérence, gardez à l’esprit que vous vous trouvez face à un humain qui peut quelquefois agir de manière illogique ou contradictoire et sortir de ses gonds. La vie n’est pas un long fleuve tranquille.

Ses émotions gouverneront également votre héros. Il peut souffrir d’une dépression, d’une maladie, avoir une mauvaise opinion de lui-même. Tous ces éléments peuvent modifier ses réactions.

Je vous invite aussi à lui tracer un passé, même si vous n’aurez pas obligatoirement besoin de le révéler aux lecteurs. En effet, les souvenirs et les vécus antérieurs construisent en partie la femme ou l’homme adulte.

Les origines de votre protagoniste déterminent partiellement ce qu’il est devenu. À nouveau, comme dans l’édification d’un univers, vous pouvez créer une frise chronologique pour chaque personnage, de la naissance jusqu’au moment où débute votre récit. Vous pouvez y inscrire le prénom de sa première petite amoureuse de l’école maternelle et aussi la date du jour où un ballon de foot lui a ouvert l’arcade sourcilière laissant cette cicatrice sur son visage. Toutes ces peccadilles rendront votre héros tangible tout d’abord pour vous et ensuite pour vos lecteurs.

Le lecteur aime les personnages typés et bien différents. Les protagonistes interchangeables et qui ressemblent en tous points au Français moyen peuvent finir par le lasser. Sortir de ces modèles trop connus donne une autre dimension à votre roman. Je vous illustre ce point. Dans certaines romances, pourquoi l’homme est-il toujours représenté musclé, grand et riche face à une partenaire blonde, un peu niaise et en admiration devant ce mâle ténébreux ? Et si vous oubliez les stéréotypes ! Si votre future amoureuse affichait un réel surpoids et votre héros, sans domicile, croyez-vous que pour cela l’histoire d’amour pourrait être moins aboutie ? J’en doute.

Vos personnages complexes et uniques marqueront votre lecteur et votre roman suivant atterrira rapidement sur sa table de chevet.

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Ecrire un roman : créer un univers

L’univers représente la toile de fond ou tout simplement le décor de votre histoire. Construire ce contexte se révèle primordial pour y intégrer vos personnages.

La création de cet univers peut demander beaucoup de travail si votre récit se situe dans un espace ou un temps très éloigné de celui dans lequel nous vivons.

Si vous restez en France ou dans un pays francophone à notre époque, vous et vos lecteurs maîtriserez plus facilement le sujet. Vous ne serez pas confronté à la nécessité de vous transporter dans un monde parallèle. En revanche, même si vous placez votre intrigue dans un territoire connu, mais qu’elle se passe au moyen âge ou dans les années 1960, vous devrez l’intégrer au contexte du moment. Pareillement si vous changez de contrée, l’auteur doit maîtriser les coutumes et les modes de vie du lieu accueillant son récit.

Cependant, la construction de votre univers se complique si vous écrivez de l’anticipation ou de la fantasy. En effet, si votre épopée se déroule dans 2 millions d’années quelque part sur une planète imaginaire de notre voie lactée ou que vous l’implantiez dans un royaume fantastique totalement inventé, vous aurez pratiquement tout à créer. Et tout cela, en détaillant au mieux et en gardant une grande cohérence pour permettre à votre lecteur d’adhérer.

Cela étant que vous écriviez un roman contemporain, historique, de fantasy ou de fiction, vous ne pouvez pas vous exonérer d’une construction minimum du contexte de l’action. Les deux premières situations vous demanderont plutôt un travail de recherches et les deux dernières un réel pouvoir d’imagination. En effet, si vous voulez être crédible et cohérent, vous devez explorer de nombreux détails avant de commencer la rédaction proprement dite. Je vous livre ci-dessous une liste non exhaustive :

  • Les lieux
  • Le passé
  • Les coutumes
  • Les tenues vestimentaires
  • Le langage
  • Les objets, les animaux, les créatures en tous genres
  • Le niveau scientifique
  • Le climat, etc.

Bien que l’édification d’un univers réaliste et cohérent se révèle indispensable à une histoire susceptible de passionner, vous ne devez pas oublier qu’il ne représente que le décor et que le fond de votre roman se trouve dans l’intrigue, c’est-à-dire dans les interactions entre les personnages. L’aventure doit capter votre lecteur, le monde n’en reste que le support. Méfiez-vous d’être emporté par votre terre imaginaire aux dépens de votre trame. Ce microcosme doit uniquement servir votre conte et non pas le supplanter.

Pour autant, vous devez garder à l’esprit qu’un univers bien travaillé offre une base essentielle pour créer des héros attachants ou exaspérants et donne envie à vos lecteurs d’en découvrir toujours plus.

Je ne m’appesantis pas plus sur la toile de fond nécessaire à un roman contemporain ou même historique qui se déroule sur notre terre. Je pense que chacun d’entre vous a bien compris l’enjeu. En revanche, je vais tenter de vous donner quelques pistes supplémentaires pour l’édification plus complexe d’un monde irréel. Dans ce cas, tout est à imaginer, à développer et à construire pour offrir une vraie cohérence à votre récit avant de le raconter.

Pour imaginer votre univers, vous ne devez vous mettre aucune limite. Noter toutes les idées qui vous viennent à l’esprit, qu’il s’agisse de particularités d’un peuple, de lieux, de techniques de sorcellerie, d’objets magiques… Ne vous censurez pas. Laissez vous porter par votre créativité et gardez toutes vos théories même si elles vous paraissent inutiles. Vous serez peut-être étonné de vous apercevoir au cours de votre récit qu’elles trouvent une place de choix dans votre monde.

Pour développer et construire votre concept, vous commencerez par trier vos listes préétablies, mais toujours sans rien supprimer. Ces notions si elles ne conviennent pas à votre roman actuel pourront peut-être vous servir pour une future histoire. Ensuite, vous creusez chacun des thèmes retenus dans toutes les directions possibles. À ce stade, vous vous apercevrez immanquablement que certaines idées ne s’intègrent pas dans votre projet.

Pour plus d’efficacité, vous pouvez choisir d’approfondir chacune de vos pistes en les incluant dans des domaines. Je vous cite pêle-mêle certains axes, mais vous restez libre d’organiser votre travail différemment :

  • La géographie
  • Les personnages.
  • La société avec ses aspects économique, politique, culturel et sa langue
  • Le passé, les origines.
  • La flore et la faune
  • Le surnaturel avec la magie, les religions et les croyances

Ensuite, vous vous attellerez à développer chacun de ces points.

Pour la géographie, je vous conseille de débuter en dessinant une ébauche de votre monde. Je ne vous demande pas de vous transformer en un cartographe professionnel, un schéma vous servant à vous repérer suffira. À vos yeux, cette première démarche rendra votre univers beaucoup plus réel. Vous lui donnez vie.

Pour créer les personnages, commencez par vous attarder sur leurs aspects physiques, leurs caractéristiques psychologiques, leurs métabolismes, leurs alimentations.

Puis incluez-les dans un peuple spécifique partageant les mêmes origines (n’hésitez pas à établir une frise chronologique qui vous permettra de correctement situer la naissance de votre monde et son passé. Elle vous évitera les incohérences), des modes de vie, des langues et des cultures identiques avant de leur attribuer un territoire, lui-même défini par une politique, une économie et un gouvernement

Pour la flore et la faune, suivez un schéma descriptif similaire à celui des personnages.

Il ne vous reste plus que toute la partie surnaturelle, qui n’a pas encore été abordée dans les concepts précédents, à peaufiner. Probablement que dans chacun des points antérieurs en allant de la géographie en passant par les héros pour finir par les animaux, vous aurez déjà développé dans vos exposés des caractéristiques offrant à votre intrigue un cadre magique.

Vous avez réussi ! Votre univers existe ! Vous pouvez vous lancer et raconter votre histoire. Au fil des mots, vous vous apercevrez que beaucoup de détails restent à régler. Vous ajouterez, modifierez et enlèverez des éléments, mais votre monde vous appartient et rien ne vous interdit de bifurquer comme bon vous semble. En revanche, n’oubliez jamais de vérifier que votre changement ne crée pas une incohérence dans votre toile de fond.

Vous êtes le maître à bord.

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Ecrire un roman : construire un scénario

Écrire un roman s’apparente à la construction d’un scénario d’une part dans l’organisation du travail et d’autre part lors de la rédaction de votre histoire.

En effet, vous êtes convaincu que vous avez trouvé l’idée du siècle, celle qui vous mènera droit en tête du top 100 des ventes sur la plateforme Amazon. Vous avez peut-être raison de vous emballer, mais avant de vous lancer tête baissée dans la composition de ce récit merveilleux plusieurs étapes s’avèrent indispensables pour garder le cap jusqu’à la fin de cette aventure. À partir de ce moment, votre ligne de conduite doit s’insérer dans une vraie organisation.

I — Les étapes.

  • Écrire votre histoire en quelques pages

D’abord, écrivez votre fiction en quelques lignes ou en quelques pages. Puis reprenez ce premier jet pour le compléter de façon qu’un lecteur puisse comprendre l’intrigue principale, les interactions et les enjeux entre vos différents personnages et les changements qui s’opèrent chez votre héros.

  • Étoffer votre concept.

En effet, avant d’aller plus loin, assurez-vous que vous possédez la matière nécessaire à l’intégralité de votre récit. Comme je l’écrivais en introduction, vous êtes convaincu d’avoir déniché l’idée du siècle, mais tous les concepts ne deviendront pas des romans.

C’est pourquoi avancer tête baissée dans la rédaction de votre histoire représente une erreur. Vous risquez de vous arrêter précipitamment parce que vous n’avez pas assez approfondi votre intrigue. Vous ne saurez plus vers où vous dirigez et vous manquerez cruellement de matière pour créer votre univers et donner corps à vos personnages.

Vous devez vous astreindre à effectuer une phase de documentation, de reconnaissance… Appelez là comme vous voudrez, mais elle doit vous offrir les éléments pour imaginer tous les tenants et les aboutissants de votre concept ou de votre idée. Toutes ces recherches vous permettront de donner une réelle cohérence à votre récit.

  • Construire votre univers

Cette rubrique peut paraître étonnante pour ceux d’entre vous qui écrivent des histoires réalistes, mais la fantasy et la fiction d’anticipation ont le vent en poupe et dans ces genres la création d’un monde s’avère indispensable.

Toutefois, même pour les auteurs de romans dont l’intrigue se déroule dans notre société actuelle, situer différents éléments se révèle nécessaires. Un Américain ne vit pas pareillement qu’un Français. La géographie, le passé, la civilisation et la culture d’un pays influencent obligatoirement le contexte du récit.

Je ne vais pas m’étendre ici sur ce vaste sujet qui fera l’objet d’un futur article.

  • Construire vos personnages

Comme l’édification de l’univers dans lequel se situera votre intrigue, la création des personnages fera également l’objet d’un article très prochainement.

  • Structurer votre histoire

Avant même d’écrire le premier mot, interrogez-vous sur la fin que vous voulez offrir à cette histoire. Vous ne devez pas juste pouvoir dire si elle sera joyeuse ou triste, mais principalement si votre personnage central réussira ou non à atteindre son objectif et dans quelle mesure cette intrigue l’aura transformé.

Ensuite, vous reprenez le début de votre roman et vous identifiez, vous décidez de l’événement, de la période, de l’action qui va enclencher le commencement du changement chez votre héros. Puis de tous les moments clés qui le feront progressivement basculer vers le dénouement de l’aventure.

  • Créer les différentes scènes

Après cette étape de structuration, vous possédez les grandes lignes nécessaires au découpage en différentes scènes de votre histoire. À ce stade, vous n’avez pas encore réellement rédigé. Vous vous contentez de planter le décor.

Pour chaque scène ou chapitre, vous placez le lieu de l’action, les protagonistes, les raisons de l’avènement de cette situation, le rôle de chacun des personnages. De cette façon, vous enchaînez en résumant pour atteindre le mot fin de votre récit.

II— La rédaction de votre histoire ou de votre scénario

  • Pourquoi une écriture de scénario ?

Non, je ne suis pas en train de vous annoncer que vous devez rédiger votre roman en décrivant toutes les scènes comme si vous les visualisez sur un écran. En revanche, vous devez écrire des choses qui peuvent se voir. Et je vous assure que cet exercice n’est pas très compliqué. Quelques petits exemples vous permettront de mieux appréhender le concept :

  • Si vous indiquez : « Charlotte est triste », croyez-vous que cela peut se remarquer ? Non. En effet, son émotion reste interne. Elle peut être détruite et aucun signe extérieur ne le montre. En revanche si vous précisez : « Charlotte pleure », là nous pouvons percevoir sa souffrance et sa manière de gérer sa douleur.
  • « Il faisait beau ». Je suis Bretonne, pour moi, il fait beau quand il ne pleut pas. Est-ce que les habitants du sud de la France définissent pareillement une belle journée ? J’en doute. Mais si j’écris : « le soleil se reflétait dans la mer turquoise. Les voiliers peinaient à avancer, l’absence de vent les ralentissait. Les parasols envahissaient les terrasses et la plage qui longeait la ville. », ne sentez-vous pas plus l’ambiance estivale ?

En fait, je veux vous faire comprendre que vous devez afficher plutôt que dire. Vous devez créer et incarner vos personnages et les inclure dans une mise en scène. Vous disposez de bien plus d’outils que le scénariste puisque vous pouvez vous servir des 5 sens, alors que lui est limité à celui de la vue. Pour montrer l’angoisse, le cameraman peut zoomer sur les mains tremblantes du héros ou sur son air fermé. Vous, vous pouvez expliquer que la gorge de votre protagoniste est obstruée par une boule, qu’il peine à respirer, qu’il sent la sueur couler dans son dos. Toutes ces manifestations physiques permettent de mettre le lecteur dans la peau de votre personnage, alors que les seuls mots, « Pierre est anxieux », ne transmettent aucune émotion.

  • Les dialogues et le récit en lui-même

Dans le cadre de toutes les phases d’organisation précédentes, vous avez posé tous les éléments pour que votre histoire tienne la route.

Maintenant sur la base de cette organisation et en vous rappelant que vous devez montrer et non pas affirmer, vous pourrez vous concentrer sur la rédaction proprement dite de votre roman. Vous avez où vous allez.

Cela étant, un récit représente aussi une tranche de vie et vous pouvez ressentir le besoin de changer ou d’adapter certaines scènes, ne vous censurez pas. À ce stade, votre objectif reste uniquement d’arriver à écrire un premier jet. Pour vous aider, vous devez suivre la structure et les différents chapitres que vous avez construits précédemment, mais ne vous empêchez pas de faire bouger votre canevas. Votre travail antérieur ne doit jamais couper votre inspiration au contraire, il doit vous permettre de vous libérer et de vous éviter de vous perdre. Il sert de fil rouge, pas de carcan.

  • Réécrire

Des retours de lecture de personnes de confiance à qui vous aurez transmis votre premier jet et qui sauront vous orienter précèdent évidemment cette étape cruciale.

Ne vous contentez pas de l’avis de Tata Annie ou de votre grande sœur qui vous aime trop pour ne pas vous ménager. Essayez de trouver des lecteurs habitués à ce type d’analyse et avec lesquels vous n’entretenez aucun lien affectif. En effet, vous recherchez des critiques plus pointues qu’un simple « j’ai passé un moment agréable ». Vous avez besoin d’interlocuteurs capables de mettre le doigt sur les bonnes et les mauvaises choses de votre récit.

Une fois que vous possédez ces quelques analyses constructives, il vous reste à retravailler votre tapuscrit en incluant ou non (n’oubliez pas que ce roman reste le vôtre et que vos partenaires n’ont pas toujours raison) toutes ces remarques.

Puis probablement que vous vous relirez encore une fois et peut-être plus. Vous réétudierez chacune de vos phrases en quête de la faute d’orthographe ou de syntaxe. Vous transmettrez votre manuscrit à un correcteur professionnel, mais sachez qu’à un moment, vous serez obligé de vous confronter à la réalité :

Vous avez fini ! Vous êtes arrivé au bout de ce grand projet ! Bien sûr, vous ne cessez de vous répéter que vous pourriez faire mieux. Mais rappelez-vous que la perfection n’existe pas dans ce monde et mettre un point final à votre roman implique également beaucoup de courage. En effet à ce stade, vous allez être obligé de sortir de l’ombre.

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Ecrire un roman est aussi une question d’organisation

S’organiser : le maître mot pour réussir à mener à bien ce projet de longue haleine.

L’écriture d’un roman s’apparente à l’escalade d’un haut sommet pour un alpiniste chevronné.

Ce sportif aventurier ne monte pas l’Everest, le premier jour où il chausse des crampons. Il acquiert sur de nombreux mois les techniques de sa pratique. Il commence par de simples murs avant de s’attaquer progressivement à des cimes plus importantes.

Écrire une histoire nécessite pareillement de se fixer graduellement des objectifs et de préparer son voyage.

Avant de partir, le montagnard étudie puis achète le meilleur matériel. Ensuite, il le vérifie et s’y habitue. Il se penche également sur les expéditions de ses prédécesseurs. Il décortique les cartes et toutes les voix qui s’offrent à lui pour parvenir à ce sommet. Il estime le temps indispensable à la réalisation de son exploit et se fixe des étapes intermédiaires. Bien souvent, il effectue un premier essai en cordée. Quoi de plus enrichissant que de profiter de l’accompagnement de quelqu’un qui a déjà réussi à atteindre cet objectif énorme ?

Par la suite, nous pouvons parier que plusieurs tentatives s’avéreront nécessaires avant de pouvoir planter son drapeau sur la cime de cette montagne tant convoitée.

Gardez à l’esprit ce parallèle et dites-vous bien que vous aussi en vous lançant dans l’écriture d’un roman vous vous attaquez à un pic difficile à gagner. Le découragement vous guettera et vous vous demanderez : « à quoi bon ? »

À réaliser votre rêve ! Et c’est possible, si vous savez vous organiser.

Chaque auteur à ses propres méthodes, mais une d’entre elles revient très souvent : écrire tous les jours.

Effectivement, toujours pour m’appuyer sur notre alpiniste, il ne montra pas l’Everest s’il n’a pas entretenu quotidiennement ses muscles. Pour l’écriture, le principe reste le même. Plus vous tapez sur votre clavier, plus votre cerveau s’y lance facilement et plus vous arrivez à aligner un nombre de mots plus important sur un même laps de temps. La maxime : « C’est en forgeant que l’on devient forgeron » s’applique aussi à cet art.

Là, surtout si vous travaillez à l’extérieur et que vous avez des enfants, je vous entends déjà crier ou vous décourager. Comment pourrez-vous trouver du temps dans vos 24 heures surchargées pour placer ce moment d’écriture ? Je ne vous annonce pas que vous devez y consacrer 3 heures par jour. Même si vous n’arrivez à isoler qu’un quart d’heure ou une demi-heure, cela suffit. Ce sont les petites rivières qui alimentent les fleuves. En 30 minutes, vous pouvez rédiger entre 250 et 500 mots. La taille minimum d’un roman (en dessous, nous approchons plus du format de la nouvelle) se situe vers les 50 000 mots. Donc pour construire une histoire susceptible de satisfaire vos futurs lecteurs et en tenant compte des suppressions qu’entraînent immanquablement les révisions et les corrections, si votre premier jet cumule 70 000 mots, vous empruntez le bon chemin. Je sais que vous êtes probablement plus un ou une littéraire si vous êtes en train de suivre ma prose, mais ce petit exercice de mathématiques tout simple ne vous tuera pas :

En écrivant une demi-heure par jour, soit 500 mots, en moins de 5 mois, vous avez fini votre roman. Vous pouvez appliquer le même calcul si vous n’arrivez à ne vous ménager qu’un quart d’heure, et vous constatez quand moins d’un an, vous avez atteint votre but.

Si l’un ou l’une d’entre vous m’assure qu’il ne peut absolument pas trouver ce temps minimum, je crois pouvoir dire qu’il s’autosabote et que par peur d’échouer, il refuse de s’y risquer. En effet, si vous acceptez de regarder votre agenda avec honnêteté, vous ne pouvez pas nier que vous consacrez probablement plus de 15 minutes par jour à surfer sur le Net, à visionner des séries, à conduire, à patienter dans la salle d’attente d’un médecin… Vous avez toujours à portée de main votre téléphone, vous pouvez donc vous enregistrer ou prendre des notes.

Mais si décidément, vous ne concevez cet exercice que dans un cadre serein et aménagé en conséquence, vous pouvez inscrire cette bulle de bien-être sur votre planning et exigez que votre entourage la respecte. Vous considérez que vos séances de sports hebdomadaires sont cruciales pour votre équilibre et votre famille s’y conforme. Si vous affichez la même détermination pour le temps que vous souhaitez consacrer à l’écriture, vos enfants et votre conjoint vous suivront.

Un autre point me paraît indispensable pour réussir à avancer dans votre projet : ne vous relisez jamais.

Je m’explique. Si vous écrivez tous les jours, vous avez à l’esprit ce que vous avez rédigé la veille. Vous n’avez donc pas besoin de revenir dessus et je vous conseille de l’éviter. En effet, lorsque nous repassons sur des chapitres fraîchement créés, la tendance habituelle consiste à trouver nos derniers mots terriblement mauvais. Résultat, si vous replongez le lendemain dans vos phrases, vous allez vouloir tout reprendre ou être tenté de tout jeter au panier. Ce comportement ne permet pas d’avancer et de plus, il se construit sur un postulat faux. Les paragraphes que vous avez posés sur votre écran il y a moins de 24 heures peuvent se révéler très corrects, mais ils vous appartiennent encore. Laissez au temps, la possibilité de les dissocier de vous et quelques semaines plus tard, votre ressenti sera probablement totalement différent. Vous pourriez même être heureusement surpris de constater que vous avez su décrire de telles émotions ou de si bons personnages.

Un autre conseil : créez-vous un cocon dans lequel vous vous retirez pour écrire avec enthousiasme.

Votre passion doit rester un plaisir. Si vous devez vous contenter du coin de la table de la cuisine, vous aurez peut-être souvent tendance à procrastiner. En revanche si votre antre personnel vous attire, vous serez plus enclin à le rejoindre. Cet espace peut ne se composer que de votre fauteuil préféré accompagné d’un meuble minimaliste. Si ce dernier élément est muni d’une porte fermant à clé, vous vous trouverez dans une très bonne configuration. Il vous permettra de mettre vos trésors à l’abri des petites mains qui traînent peut-être chez vous. Faites comprendre autour de vous que ce lieu vous est quasiment réservé. Interdiction de vous piquer votre trône et interdiction de toucher à votre matériel que vous y abandonnez tous les jours. Vous y laisserez votre PC, un support pour prendre quelques notes, quelques stylos et l’indispensable casque audio qui vous offrira l’isolement auditif nécessaire.

Voilà, vous êtes prêt à vous lancez dans votre projet si souvent repoussez ! Et si vous êtes convaincus que pour ce démarrage vous vous sentiriez bien mieux en cordée, Plumélanie se tient à votre disposition pour vous mener vers le sommet que vous convoitez.

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Ecrire un roman (trouver l’inspiration)

Ecrire un roman (trouver l’inspiration) :

Une des questions qui m’est posée le plus souvent est la suivante : « Mais où trouves-tu ton inspiration ? » Une réponse toute simple s’impose : partout.

La vie de tous les jours t’offre en permanence des sujets, des situations, des paroles sur lesquels tu peux extrapoler pour bâtir une histoire :

  • Les faits divers que te déverse ton quotidien régional. La rubrique des chiens écrasés représente une source infinie d’idées. Les péripéties des bandes alcoolisées qui se prennent pour de super héros autorisent des hypothèses multiples. Et si tu rêves d’écrire un roman policier, les pages juridiques regorgent de pistes plus croustillantes les unes que les autres.
  • Les grands thèmes de société qu’aborde le journal télévisé. « Me too » pose le terreau de nombreux drames psychologiques sur fond de harcèlement. Ce renouveau du féminisme permet également un retour sur les anciens combats menés par les soixante-huitardes. La situation dans les banlieues ouvre la porte à des récits contemporains emplis de rebondissements.
  • Les anecdotes de Tata Annie ou de Tonton Louis lors du repas familial. En effet, les histoires d’héritages qui ont créé des conflits épiques ne manquent pas de piquants. Les secrets ensevelis dans les archives communales qui sortent sous l’effet de l’alcool en fin de banquet promettent des narrations captivantes.
  • Les commérages de ta voisine. Et c’est à ce stade que se révèle le vieux dicton qui répète : « il n’y a pas de fumée sans feux ». Les conséquences dévastatrices des rumeurs fournissent
  • Une matière inépuisable dans la construction de l’intrigue d’un roman. Ses bavardages peuvent aussi vous inspirer la personnalité d’un corbeau.
  • Les conversations de bistrot ou de restaurants que tu écoutes discrètement. Ces couples mariés en bout de course qui ne s’adressent quasiment pas la parole de tout le repas laissent s’envoler l’imagination vers leur passé, leur présent et leur futur. En parallèle, à quelques tables d’eux, cette femme et cet homme qui ne cesse de se saisir mutuellement la main viennent immanquablement de se croiser. Leur relation est-elle légitime ? Attribuer une existence à tous ces personnages représente un jeu dont je ne me lasse pas.
  • Ta vie professionnelle ou celles des gens qui t’entourent. Qui n’a pas rencontré à son travail, un collègue qui court d’un bureau à l’autre les bras emplis de dossiers en répétant qu’il est débordé, tout cela pour mieux cacher son incompétence ? Ne trouveriez-vous pas jouissif de l’enfermer dans un rôle qui mettrait à jour sa capacité à brasser du vent ? L’écriture d’un roman vous offre le plaisir de faire trébucher ce type d’individus tout à fait exécrables.
  • Ton expérience de maman, de papa, de grands-parents. Le théâtre d’une réunion de début d’année de la classe de votre écolier fournit une matière idéale pour poser les personnages d’une histoire. Ce microcosme représente un miroir de la société. Tout y est : le père convaincu d’avoir engendré un génie, celui qui souhaite apprendre son métier au professeur, la mère qui confond instituteur et psychologue, celle qui refuse de comprendre qu’il s’agit d’une démarche sur le fonctionnement global du groupe et non pas exclusivement sur son chérubin.
  • J’ajouterais juste ta culture, tes lectures et les films que tu as vus

La liste pourrait encore s’allonger, mais je m’arrête là. Je pense que tu as compris que tout peut devenir matière à créer un roman, pour peu que tu t’astreignes à observer autour de toi.

Pour citer une autrice que tu connais certainement, J. K. Rowling s’est inspirée principalement des contes de fées et de la mythologie pour écrire Harry Potter.

Guillaume Musso assure que ces nombreuses lectures représentent sa source.

Pour un de ses livres, je ne sais plus lequel, Marc Levy explique que l’idée lui ait venu après avoir aperçu dans un parc, un petit garçon et son grand-père assis sur un banc. En regardant la ressemblance entre les deux, il s’est posé la question « et si l’enfant que nous étions rencontrait l’adulte que nous sommes devenus, est-ce que les deux s’entendraient bien ensemble ? »

Pour son roman intitulé Louis Lambert, Balzac s’est inspiré de ses années de pension au collège de Vendôme.

George Sand nourrit ses écrits de ses combats et de ses passions, mais aussi de la vie campagnarde qui l’entoure dans le Berry.

En résumé, pour entretenir son imagination, le premier point consiste à vivre.

Et, le second nécessite tout simplement de s’ennuyer.

J’ai bien conscience que je viens presque de prononcer un gros mot dans notre société qui avance à 100 à l’heure, qui ne parle que de productivité et de rentabilité, mais je persiste : l’ennui et le terreau de la création.

En effet, une fois que tu as disséqué et observé toute l’agitation qui t’entoure, tu peux choisir plusieurs lieux pour laisser macérer ton butin :

  • T’asseoir dans un endroit tranquille où seuls les bruits de la nature te bercent.
  • Marcher en silence sur un parcours que tu connais bien et qui ne te distraira pas trop de tes réflexions.
  • Avaler des kilomètres de voiture au volant ou en passager, mais toujours dans le calme.

Je te laisse continuer cette liste en fonction de ton mode de vie et de tes intérêts, mais j’insiste sur la nécessité de ne pas parasiter l’éclosion de tes pensées par un casque diffusant de la musique ou toute autre préoccupation.

Donc en conclusion, pour cette première partie du travail tu dois vivre, observer et t’ennuyer. Tes seuls outils indispensables sont un carnet, un crayon ou l’application de notes de ton téléphone ou une excellente mémoire pour engranger tes découvertes. Suivant l’activité que tu choisis pour permettre à tes idées de mûrir, tu peux également avoir besoin d’une bonne paire de chaussures, si tu prends l’option marche, ou d’un fauteuil confortable ou encore d’une voiture agréable.

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L’écrivain débutant face au monde de l’édition

Aujourd’hui, je me glisse dans la peau d’un auteur débutant.

N’en croyant pas ses yeux, il vient de mettre le point final à ce roman qu’il travaille depuis des années. Il a cumulé les lectures, les corrections et les réécritures. Suivant toutes les informations qu’il a pu glaner, il a soumis son histoire à l’avis de bêta-lecteurs et à celui d’un conseiller littéraire. Il ne doute plus que son œuvre soit fin prête pour rencontrer son public.

Pendant ces longs mois de rédaction, concentré sur sa passion, il ne s’est absolument pas penché sur la suite. Il sait qu’il souhaite être lu et rêve de plaire à un large public, mais comment doit-il s’y prendre pour lui offrir son récit ?

Dès ses premières recherches sur le Net, il est confronté à la complexité du monde de l’édition, mais la première question qui semble faire débat consiste à choisir entre édition ou autoédition ? Bien que littéraire, notre novice se révèle aussi cartésien et organisé, il décide donc de démonter et de comprendre tous ces rouages.

  • D’abord l’édition.

Très vite, il saisit que sous ce vocable se cachent plusieurs réalités :

    • L’édition à compte d’éditeur
    • L’édition à compte d’auteurs
    • L’édition participative
    • L’édition alternative

La démarche de l’édition à compte d’éditeur lui paraît claire, bien que, semble-t-il, difficile à obtenir. Il doit simplement faire parvenir son œuvre accompagné d’un synopsis et d’une lettre de motivation à toutes les maisons d’édition de la place proposant une ligne éditoriale en adéquation avec son roman. Mais à ce stade, il comprend qu’il doit réussir à trier dans toutes ces entreprises celles qui fonctionnent vraiment à compte d’éditeur et celles qui essaient de s’afficher avec les mêmes critères. Par la suite, elles n’hésiteront pas à le contraindre à mettre la main au portefeuille. Ne s’y retrouvant pas, il décide de s’orienter vers les maisons très connues ou d’opter pour une expédition massive reportant cette sélection au jour où il recevra des réponses.

Cette possibilité de transmettre en grand nombre peut s’effectuer de nos jours, car la plupart des éditeurs acceptent les dépôts par mail. En revanche, si nous revenons quelques années en arrière, l’accumulation d’envois postaux n’était pas gratuite et elle obligeait les auteurs à procéder à un choix intelligent. Cela étant, aujourd’hui, pour respecter la ligne éditoriale de vos interlocuteurs et avoir une chance que votre histoire soit bien reçue et étudiée, je vous conseille de cibler avec précision. C’est ainsi qu’à ce stade, notre novice se retrouve à feuilleter tous les catalogues des maisons d’édition qui pourrait lui convenir.

Voilà, tous les mails ou tous les courriers ont pris leur envol. À partir de ce moment, notre débutant pourra probablement trier rapidement entre les vraies maisons d’édition et les autres. En effet, les délais de traitement d’une maison d’édition telle que Gallimard, Flammarion ou Plon s’approchent des 6 mois que des 6 semaines. Donc déjà dès qu’une réponse positive vous parvient très vite, je vous invite à vous interroger.

Je vous rappelle qu’une maison d’édition digne de ce nom ne vous demandera jamais de payer quoi que ce soit. Dans la plupart des cas, c’est elle qui vous versera un à-valoir compris dans le contrat d’édition que vous signerez avec elle. L’éditeur prend à sa charge toutes les dépenses inhérentes à la naissance de votre œuvre du jour de sa réception jusqu’à celle de son arrivée sur les étals des libraires. De plus, il vous offre aussi quelques exemplaires de votre livre tout neuf.

Donc si votre interlocuteur qui vous répond en encensant votre roman vous indique que vous allez devoir payer la correction, la mise en page, la réalisation de la couverture et tous les exemplaires que vous souhaiterez avoir en votre possession, fuyez ! Vous vous trouvez face à une maison d’édition à compte d’auteurs qui n’affiche pas clairement sa démarche.

Bien sûr, vous pouvez faire appel à ce type d’établissement, mais faites-le en toute connaissance de cause. Et n’oubliez pas que, pour la plupart, ces maisons s’enrichissent non sur les ventes près de vos futurs lecteurs, mais sur les différents postes de dépenses qu’elles vous font endosser. De plus, elles n’assureront bien souvent que peu ou pas de diffusion de votre œuvre et encore plus rarement sa promotion, mais elles ne négligeront jamais de prendre leur marge.

Une nouvelle forme d’édition a vu le jour depuis peu de temps : l’édition participative.

Elle invite les lecteurs à investir et à devenir coéditeur ou à souscrire et à soutenir l’auteur. Les livres publiés sont ceux réunissant les fonds nécessaires ou ayant regroupé suffisamment de dons.

Internet et les réseaux sociaux ont rendu possible cette forme d’édition.

L’édition participative gagne en popularité. C’est une édition à compte de lecteurs. Bien que je manque de connaissances sur cette façon de faire, je pense qu’elle peut offrir une piste d’envol à des projets qui peinent à décoller. De plus, en ce qui me concerne, j’estime que face à un contrat clair, l’écrivain débutant peut choisir de s’y engager en toute connaissance de cause.

Au terme de toutes ses recherches, il ne reste à notre novice qu’à comprendre le fonctionnement de l’autoédition.

Cette option avait encore mauvaise réputation, il y a quelques années. Les auteurs qui se tournaient vers cette possibilité étaient souvent considérés comme ayant été rejetés par l’édition traditionnelle. Mais depuis 2011, l’avènement de l’autoédition numérique grâce à Amazon KDP a changé les choses.

Tout d’abord, le novice n’a plus à ouvrir son portefeuille. Il peut se retrouver avec son livre entre les mains sans avoir dépensé un seul euro. De plus, l’autoédition permet de garder le contrôle total sur son œuvre. L’écrivain ne cède plus ses droits d’auteurs. Il gère le processus de A à Z. Il choisit sa mise en page, sa couverture, la qualité du papier, la date de sortie. Il reste le maître à bord. Vous êtes un auteur indépendant.

Et critère non négligeable, les redevances perçues sur chaque livre vendu se révèlent bien plus importantes.

Pour aider notre auteur débutant, j’inclus ci-dessous un tableau récapitulatif des avantages et des inconvénients des deux principales options. Et je terminerai en précisant que Plumélanie se tient à votre disposition pour pallier les inconvénients de l’autoédition. N’hésitez pas à nous contacter, cela ne vous engage à rien.

Avantages Inconvénients
Édition à compte d’éditeur 1)      L’éditeur paie tout

2)      Vous bénéficiez d’une équipe d’experts

3)      Vous ne faites qu’écrire, la maison d’édition assure tout le reste.

4)      Vous bénéficiez d’un plus large lectorat

1)      Vous risquez de nombreux refus

2)      Lenteur

3)      Vous devez vous plier à la ligne éditoriale, aux demandes de réécritures et aux délais fixés par l’éditeur.

4)      Vous ne choisissez pas le titre de votre roman

5)      Vous touchez entre 6 à 12 % du prix HT de votre roman

6)      Beaucoup de maisons d’édition assurent peu la promotion de votre livre

Autoédition 1)      Vous serez obligatoirement publié puisque la démarche vous appartient

2)      Vous choisissez votre rythme

3)      Maîtrise complète de la chaîne éditoriale

4)      Conservation des droits d’auteurs

5)      Rapidité

6)      Vous touchez 60 % (après retrait du coût d’impression) du prix HT pour le broché et 70 % pour le numérique

1)      Beaucoup de travail donc du temps disponible

2)      Quelques frais à prévoir pour une vraie professionnalisation

3)      Se créer une communauté.

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