Le besoin de validation de l’écrivain

Caché derrière le doute et la solitude de l’auteur se profile le besoin extrême de validation qui titille tous les artistes. En effet aux yeux de tous écrire ne suffit pas pour pouvoir s’attribuer le titre d’écrivain. Pour gagner les lettres de noblesse, l’obtention d’une approbation quelconque semble indispensable. Sur ce point, les avis divergent. En quoi consiste le sésame suprême ? Est-ce l’adoubement d’un comité de lecture, des paires ou du public qui intronise au mieux l’écrivain débutant ?

  • La validation d’un comité de lecture

Les us et coutumes gardent toujours la peau dure. En effet, traditionnellement, un comité de lecture, et si possible d’une grande maison d’édition paraît le seul apte à émettre un jugement acceptable.

De quoi parle-t-on ? D’un regroupement de lecteurs (qui peuvent être des auteurs, des critiques littéraires, des étudiants en lettres, des enseignants ou de gros lecteurs), choisis par un éditeur. Sa mission consiste à lire les manuscrits reçus et à y effectuer une première sélection selon certains critères définis au préalable. En général, ce sont les suivants, mais pas obligatoirement dans l’ordre cité :

  • Qualités littéraires et style
  • Idées ou conception innovantes ou traitées sous un angle particulier.
  • Adéquation avec la ligne éditoriale. En effet, toutes les vraies maisons d’édition (je parle de celles à compte d’éditeurs, absolument pas, de celles à compte d’auteurs) définissent une ligne éditoriale.

Voilà à nouveau un terme à expliquer ! « La ligne éditoriale donne une cohésion globale à l’ensemble des œuvres éditées. Elle exprime l’identité d’une maison d’édition ou d’une collection. Elle permet à l’éditeur d’effectuer des choix parmi les manuscrits qu’il reçoit. » Je ne l’expliquerai pas mieux que Wikipédia. Mais ne transmettez pas une romance à une maison qui ne propose que des thrillers à son catalogue, vous perdez votre temps et le sien.

Maintenant, jetons un petit coup d’œil sur le fonctionnement le plus habituel de ce type d’instance décisionnaire.

Le nombre de manuscrits phénoménal que reçoivent chaque jour les maisons d’édition les submergent. De plus, la pandémie ayant aggravé la tendance des Français à écrire, Gallimard a annoncé il y a quelques semaines qu’elle fermait sa boîte aux lettres. Face à ces arrivées massives, la sélection du comité de lecture se joue bien souvent en trois étapes :

  1. Dès l’ouverture du courrier, les livres non conformes à la ligne éditoriale ou les œuvres manuscrites sont retournées d’office.
  2. Un lecteur survole le tapuscrit et se forge un avis en 5 minutes. En général, dès cette 2eétape, 95 % des livres s’entassent sur la pile des réexpéditions. Ils seront accompagnés d’un courrier type annonçant que « le roman ne correspond pas à la ligne éditoriale » ou « il n’a pas retenu notre attention ». Le contenu de votre histoire n’est pas abordé.
  3. Un ou plusieurs quidams lisent le manuscrit. À ce stade, les recalés recevront probablement une lettre personnalisée, mais l’éditeur n’étant pas tenu de transmettre des conseils littéraires, rien ne l’impose.

Comme vous pouvez vous en apercevoir, votre récit, même s’il s’avère de très bonne qualité, a peu de chances d’atteindre la dernière étape. C’est ainsi qu’André Gide faisant partie du comité de lecture de Gallimard a rejeté les écrits de Proust qui s’est tourné vers l’autoédition.

Si vous estimez indispensable la validation d’un comité de lecture et que sans cet aval, vous renoncez, vous risquez de priver la littérature d’une œuvre intéressante. Et surtout, vous serez tenté d’abandonner votre passion. Je comprends que le besoin d’une approbation extérieure soit profondément ancré en chacun de nous, mais je ne crois pas que ce sésame dépende exclusivement de la décision d’un comité de lecture d’une maison d’édition surchargée sous les demandes. De plus, vous ne pouvez pas oublier que les éditeurs doivent également faire tourner leur entreprise et que leur prise de risques se situe obligatoirement dans un bilan financier à équilibrer.

Vous avez patienté 6 mois et vous avez reçu quelques lettres de refus argumentées (ou non) ou tout simplement vous ne souhaitez pas choisir ce mode d’édition. Quelles autres pistes se présentent à vous pour rencontrer votre lectorat ?

  • La validation des pairs

D’autres écrivains pourraient immanquablement vous assurer de la valeur de vos œuvres, mais comment les solliciter ? Et si vous proposiez votre livre à un concours !

Ce type d’épreuve confrontera votre œuvre à l’avis d’un jury composé de professionnels du monde du livre. Je ne peux que vous encourager à vous tourner vers cet exercice très formateur. En effet, certains critères précis qui vont de la longueur du texte au sujet imposé régissent la construction des concours. Cette nécessité d’écrire sous contrainte vous permettra immanquablement d’améliorer votre écriture. Mais pour gagner, comme pour vous faire remarquer par une maison d’édition, vous devez faire preuve d’originalité, posséder une orthographe irréprochable et montrer vos talents dès les premiers mots. Tout cela sur un thème ou un format qui ne vous correspond pas obligatoirement.

Mais à côté de tous ces concours organisés conjointement à des salons ou par des libraires ou encore dans le cadre d’un événement annuel, les prix littéraires brillent par l’exposition qu’ils offrent. Bien sûr, vous n’espérez pas accrocher le Goncourt, le Renaudot, le Femina ou l’Interallié, mais vous en rêveriez.

Pour autant, le bien-fondé de ces grands prix pose aussi question. Certains les adorent et d’autres ne leur attribuent qu’un aspect commercial. Je me contenterais d’attirer votre attention sur un point particulier : les jurés me paraissent peu représentatifs du lectorat français actuel. De ce fait, peut-on leur accorder une vraie légitimité ? N’ont-ils pas principalement comme vocation d’augmenter les ventes d’un livre en apportant de gros bénéfices à un auteur et à son éditeur ?

De plus, ces jurys se révèlent excessivement lettrés et cultivés. Je ne suis pas convaincue que leurs goûts s’accordent avec ceux du lectorat français ordinaire. Bien sûr, ces prix littéraires ont pour objectif de récompenser la qualité d’une œuvre, mais peut-être ne doit-on pas négliger le goût populaire pour n’apprécier que celui d’un jury érudit. Ce n’est pas parce que les participants à ces jurys sont très cultivés que leur avis revêt une force supérieure et plus digne d’intérêt que celle de la masse des lecteurs.

La moyenne d’âge des jurés reste assez élevée. Je respecte leurs connaissances, mais je crois que cela entraîne peut-être une attirance pour des textes plus travaillés que ce que le lecteur lambda du 21e siècle aime.

Et si vous cherchiez une validation justement auprès des lecteurs d’aujourd’hui ?

  • La validation des lecteurs.

Rappelez-vous qu’au départ vous écrivez pour le plaisir et posez-vous cette question cruciale : si tout le monde me confirme le manque d’intérêt de mes histoires, vais-je pour autant arrêter de m’adonner à ma passion ? Je ne crois pas à une réponse positive. En effet, l’approbation des autres ne se révèle pas indispensable pour continuer à exprimer votre créativité. L’écriture vous offre une bulle de bien-être et les avis extérieurs ne doivent pas vous importer.

Cela étant même si vous écrivez pour votre plaisir, être lu demeure un objectif honorable et qui ne peut qu’augmenter la joie de raconter des histoires. Dans cette optique, ne croyez-vous pas que la seule validation légitime demeure celle des lecteurs ?

Quand enfin votre roman se trouve face à un public, le point de vue de ce dernier existera. Il vous impactera positivement ou négativement. Vous devez garder à l’esprit que l’opinion émise concerne votre texte et non vous. N’oubliez pas également que les réactions de vos lecteurs en disent autant sur eux que sur vos œuvres.

Écrire paraît compliqué pour beaucoup de personnes qui considèrent que tout le monde ne possède pas cette capacité. Ce point de vue permet à une certaine soi-disant élite de s’octroyer le droit de juger et de classer ce qu’elle estime destiné à la poubelle ou digne d’intérêt. Et si écrire consistait simplement à s’adresser aux autres ? Chaque auteur pouvant choisir son objectif de valeur égale. Pourquoi divertir, faire rêver ou voyager serait-il des buts moins louables qu’apprendre, réfléchir ou philosopher ?

Si vous acceptez cette perception des choses, il ne vous reste plus qu’à entrer en communication avec vos futurs lecteurs. Et pour cela, quoi de plus naturel que l’autoédition ?

Depuis 2011, cette possibilité s’est grandement développée en France et vous propose une nouvelle option. L’avènement du numérique a simplifié la démarche et en quelques clics vous pouvez offrir à un immense lectorat votre roman en version numérique, mais également broché en passant par une plateforme telle que celle d’Amazon KDP.

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Les doutes de l’écrivain

Entre écrire seul devant son PC et réussir à ouvrir ses pages vers l’extérieur, un gouffre qui se nomme le doute vous barre la route.

Comme moi, je suppose que l’étude des grands auteurs a envahi vos années de collège. Nos professeurs nous imposaient Hugo, Stendhal, Baudelaire et tant d’autres. Que vous les ayez ou pas, apprécier, oser se mettre sur le même niveau que ces monstres de la littérature vous paraît excessivement présomptueux. Vous les avez lus et aujourd’hui ils aggravent sérieusement votre manque de confiance en vous. Comment pourrez-vous vous autoriser à proposer vos histoires à des maisons d’édition qui ont publié ces géants ?

Et si l’autoédition pouvait vous ouvrir une nouvelle piste ? Ce moyen permet tout en restant caché derrière un pseudo et un écran de propager vos écrits à travers le monde.

Mais dites-vous bien que même si votre premier roman rencontre un vaste public, vous continuerez probablement à douter. Vous vous entêterez à attribuer votre succès à des éléments indépendants de la qualité de votre plume. Vous serez persuadé que les lecteurs se méprennent certainement. Vous attendrez, l’angoisse vous tordant le ventre, qu’ils s’aperçoivent que vos histoires ne les intéressent pas. Syndrome quand tu nous tiens !

Quand les premiers commentaires positifs apparaîtront, vous chercherez qui se cachent sous les noms fantaisistes accolés aux cinq étoiles décernées à votre œuvre. Vous serez convaincue que vos amies doivent en être les rédactrices, elles veulent vous rassurer. Pour une fois, vous ne doutez pas, vous savez que vous ne méritez pas ces compliments.

À ce stade, vous vous répétez que lorsque vous publierez votre deuxième roman, vous vous sentirez certainement plus sûre de vous et que ce vilain syndrome de l’imposteur sera peut-être devenu un vieux souvenir. Que nenni ! Il se développe crescendo. Vous êtes entrés dans la communauté des auteurs et vous avez le sentiment que tous ceux que vous côtoyez sur les réseaux sociaux sont sans nul doute de bien meilleurs écrivains que vous.

Puis vous découvrez les débats stériles qui tournent autour de la validation indispensable pour certains inutiles pour d’autres d’une grande maison d’édition.

Un conseil : à ce stade, cessez de vous comparer et de chercher autre chose que l’enthousiasme des lecteurs. Éditeur ou pas, vous écrivez pour le plaisir de raconter des histoires et pour entraîner vos lecteurs dans un univers de divertissement. Je vous assure que l’édition traditionnelle ne représente pas le Graal et n’empêche absolument pas les supputations.

Rappelez-vous que le doute est inhérent à chacun d’entre nous. Nous nous remettons en cause perpétuellement. Et juste derrière le doute se cache la peur. Cette peur d’échouer qui nous pousse quelquefois à ne rien tenter. Puis, en particulier pour une œuvre artistique, à côté de cette crainte de l’échec se niche celle du regard d’autrui.

Au début, l’enthousiasme nous porte, mais au long cours, la motivation s’effrite. Bousculé par une difficulté à respecter le temps que nous souhaitions consacrer à notre passion ou un résultat inférieur à celui escompté, le moral en prend un coup et le découragement pointe son nez. Le doute revient au galop et nous nous interrogeons sur l’utilité de cette angoisse que nous nous rajoutons. Nous en arrivons à ne plus croire en la possibilité de réaliser notre rêve et l’abandon se profile à l’horizon.

À ce stade, vous devez vous battre et un soutien familial, amical ou professionnel peut devenir indispensable. Quelqu’un de bienveillant qui saura vous ramener vers le cœur de votre passion et vous rappeler que vous avez les capacités de mener à bien votre projet, que vous êtes certainement aussi bon que tous les auteurs que vous côtoyer sur les réseaux sociaux.

Bien sûr, vous ne pouvez pas être le meilleur partout. L’écriture représente un exercice difficile qui cumule de nombreux écueils : les méandres de la langue française, l’imagination, la transmission des émotions… La liste peut encore sérieusement s’allonger.

Mais vous pouvez demander de l’aide. Si vous pensez que votre orthographe ou votre grammaire ne se situent pas à la hauteur de votre objectif, dites-vous qu’au fil des romans que vous rédigerez vous allez vous perfectionner. En attendant, prévoyez tout simplement un budget pour faire corriger par un professionnel. Pareillement si vous doutez de vos tournures de phrases, de la qualité de vos dialogues ou de la profondeur de vos personnages, faites appel à un conseiller littéraire. Ces investissements vous aideront dans vos apprentissages et également dans la construction de votre confiance en vous.

N’oubliez pas que c’est en forgeant que l’on devient forgeron. Plus vous écrirez, plus vos récits s’enrichiront. Ne vous laissez pas mener et encore moins dépasser par vos peurs.

Vous devez tordre le cou à ce syndrome de l’imposteur, accepter la légitimité de votre rêve et vous devez y croire. Douter prouve de votre intelligence, mais cela peut aussi bloquer votre créativité.

Osez et gardez à l’esprit qu’un auteur se définit par ses histoires puis par ses lecteurs. Écrire et conserver votre récit dans les fichiers de votre PC vous prive d’une partie de cette légitimité à laquelle vous aspirez tant.

 Pour éviter le retour de vos incertitudes, interrogez-vous :

  • Ai-je besoin de l’aval d’un éditeur pour être un vrai écrivain ? Non, les lecteurs m’offrent cette qualité.
  • Qu’arrivera-t-il si un de mes romans ne plaît pas ? Rien, je me lancerai dans la rédaction d’un nouveau.
  • La perfection existe-t-elle ? Absolument pas ! Elle ressemblerait à une paroi lisse. Aucune aspérité ne permettrait de s’y accrocher.

Ce constat établi, reprenez votre clavier et jetez-vous dans une histoire inédite !

Un professionnel peut vous aider à vous améliorer en enrichissant votre passion pour l’écriture, mais jamais en la transformant en une contrainte.

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La solitude de l’écrivain

La solitude de l’écrivain apparaît comme une difficulté à surmonter et pourtant beaucoup d’aspirants en rêvent pour enfin créer. Mais parallèlement, les grands projets d’écritures de certains sont bloqués face à la peur d’être seul. Ils se laissent absorber par un quotidien bien rempli et ne trouvent pas le temps pour se saisir de leur stylo. Ce manque de disponibilité peut parfois aussi ne représenter qu’un prétexte.

Dans la pensée commune, les activités artistiques riment avec solitude Peindre, écrire, dessiner, composer de la musique consiste à extraire de notre conscience des idées et des émotions qui nous appartiennent.

Pour l’écriture, l’apprenti auteur peut toujours s’intégrer à des ateliers, mais ces expériences communautaires resteront éphémères. Elles lui offriront des clés pour progresser, mais elles n’aboliront pas l’essence de cet art qui s’ancre dans une envie personnelle et unique.

La solitude de l’écrivain ne se résume pas à sa présence hésitante devant ses feuilles blanches ou son clavier d’ordinateur. Elle s’étend sur toute sa vie et quelquefois encore plus en dehors des séances proprement dites d’écriture.

  • La peur du vide

Je crois que tous les écrivains ont un jour ressenti une forme de vertige devant l’étendue du travail à fournir et l’incapacité de formuler clairement les idées qui se bousculent dans notre tête.

Aimer écrire n’implique pas toujours que les mots coulent à flots. Dans ces moments-là, les questions s’entassent :

  • Je connais mon sujet, mais par où dois-je l’aborder ?
  • Comment dois-je énoncer cette pensée ?
  • Quel adjectif concrétiserait le plus justement cette émotion ?
  • La réaction de mon héros paraît-elle logique ?

Et la liste pourrait s’allonger. Comme vous pouvez le constater, l’écrivain se trouve constamment face à des écueils. Mais à la différence de beaucoup de métiers qui se pratiquent en équipe, il est seul. Écrire un roman demande de respecter une cohérence dans le déroulement des événements et de créer des liens entre les personnages. Cette construction peut être mise en parallèle avec celle d’une enquête. Mais les policiers n’œuvrent jamais seuls. Ils échangent entre collègues, ils confrontent leurs perceptions. De ces analyses communes naît souvent la lumière.

Faute de partages, beaucoup d’écrivains débutants abandonnent leurs histoires dans le fond de leur disque dur ou dans celui de leur tiroir. Le découragement les envahit. Ils s’enfoncent dans une spirale de l’échec. Plus ils se dévalorisent et, moins ils osent se tourner vers un lecteur-test bienveillant. Pourtant ce dernier ne manquerait pas de leur donner foi à nouveau en leurs capacités.

Écrire peut ne pas représenter uniquement une activité solitaire : solliciter un soutien aide à réaliser ses rêves.

  • Être seule face à son rêve

Cette solitude se révèle probablement encore plus difficile à porter que celle face à la page blanche qui recèle des tonnes de promesses. En effet, rêver d’une vie future différente axée autour de sa passion paraît irréel.

Je l’ai vécu, je peux vous décrire cet isolement.

Quand j’ai enfin osé prendre la plume et m’autoriser à écrire les premiers mots, je ne me hasardais pas à imaginer un changement radical d’existence. Ce choix engagerait y compris ma famille. Puis-je me permettre de tout quitter pour me lancer dans cette aventure ? Que se passera-t-il si mes histoires ne plaisent pas ? Cette raison qui me rappelait que les factures continueraient à tomber me poursuivait. Ai-je le droit au nom de mon épanouissement de mettre en péril les finances du foyer ?

Mais pour autant, tous les jours, quand je montais dans ma voiture pour me rendre sur le lieu de mon travail alimentaire, je me sentais encore plus seule. Pourquoi ne pouvais-je pas me contenter de ce que j’avais ? La plupart de mes collègues semblaient mener leur petit bonhomme de chemin sans se torturer avec toutes ces questions existentielles qui me submergeaient. Je savais que je perdais ma vie à la gagner, mais comment pouvais-je sortir de ce marasme ?

Le peu de fois où j’ai tenté de parler de mon rêve, j’ai reçu des réponses évasives et j’ai compris que mes interlocuteurs me prenaient pour une illuminée. J’étais vraiment seule dans mon monde.

  • L’incompréhension de l’entourage

Rapidement, j’ai compris que lorsque je me risquais à exprimer mon envie de pouvoir un jour vivre de l’écriture, mes amis, mes collègues, ma famille doutaient fortement de la faisabilité de mon projet.

Imagine un beau dimanche ensoleillé entouré de tes proches dans un jardin fleuri. Portée par la douceur des lieux, tu te laisses aller à évoquer ton rêve de changer de vie et là, les remarques que tu t’es déjà formulées intérieurement te claquent au visage :

  • Peu d’écrivains arrivent à vivre de leur plume
  • Tu te lances dans un sacré défi
  • Commence par écrire un best-seller !
  • Le salaire de ton mari ne suffira pas à payer le crédit de la maison
  • Pense à tes gamins.

Je vous ai gardé celle-là pour la fin parce qu’elle représente le meilleur outil de culpabilisation pour rogner les ailes. Après ces phrases d’encouragement, tu te sens terriblement seule. Tu rêves de t’envoler et en quelques mots, les gens qui sont censés t’aimer t’écrasent au sol sans aucun ménagement. De plus, comment ne pas prêter une oreille attentive à leurs remarques puisqu’elles sont déjà ancrées en toi ? Tu finis cette belle journée de printemps honteuse de ton inconséquence et ramenée à ton métier actuel qui ne te plaît pas, mais qui nourrit toi et ta famille. Seule, l’imaginaire massacré.

Puis le lundi matin, en remontant dans ta voiture, tu prends conscience que ton entourage ne mesure pas l’impact de ses mots destructeurs et que tu ne dois pas t’approprier leurs peurs. Ils te déversent leurs angoisses, mais toi tu veux y croire. Certains écrivains réussissent à vivre de leur plume. Pourquoi pas toi ! Tu te mets en quête de quelqu’un pour te soutenir.

Tu connais tes responsabilités et tu ne souhaites pas prendre de risques inconsidérés, mais tu refuses de supporter des regrets. Tu peux y arriver. Tu le sais.

  • Refuser cette solitude

Tu ne dois pas te laisser abattre. La solution implique de se battre et pour cela, le plus sûr chemin consiste à en parler. S’extraire de cet isolement est capital. Solliciter le soutien de ses proches, expliquer qu’avec leur aide, tu es convaincu que tu pourras mener à bien ton projet et vivre enfin comme tu le souhaites. Ton entourage doit entendre que sans leur appui, concrétiser tes rêves s’avère encore plus compliqué.

Tu as besoin de quelqu’un qui croit en toi et qui te regonfle les jours où tu te laisses envahir par le doute. Pour toi l’écrivain en devenir peut-être que parler paraît moins évident qu’écrire, mais tu ne peux pas l’éviter. Les gens qui t’aiment te comprendront si tu te donnes la peine de leur expliquer.

Si malgré tous tes éclaircissements, tu n’arrives pas à trouver le soutien que tu attends, tu auras au moins essayé.

Mais maintenant, tu dois t’orienter vers de nouvelles directions et chercher à sortir de ta solitude par d’autres chemins, je te propose plusieurs pistes :

  • Tu peux te tourner vers des personnes qui comme toi tentent ou vivent de leur passion. Des artistes, des auteurs ou des entrepreneurs qui passent par les mêmes doutes que toi et qui se battent pour réaliser leur rêve. Tu te retrouves dans la situation de mon policier qui partage avec ses collègues pour faire avancer efficacement son enquête. Tu n’es plus seul.
  • Cesse d’attendre les conditions idéales pour te lancer. Quelle que soit ton approche de la solitude, qu’elle représente un avantage ou un inconvénient pour toi, oublie-la et concentre-toi sur ton objectif.
  • Change d’air ! Va écrire ailleurs que dans ta maison ou ton bureau. Installe-toi dans un café ou dans ta voiture face à un superbe paysage envahi d’estivants. A contrario, offre-toi une semaine de vacances en hiver dans une île désertée par les touristes ou une retraite dans une abbaye.
  • Ne t’assomme pas en t’attachant à des objectifs trop ambitieux qui t’obligent à t’isoler trop longtemps. Fixe-toi un nombre de mots par jour et dès ta rédaction terminée rejoins la civilisation. Écrire s’apparente au travail d’un athlète. Après une blessure, les grands sportifs ne reprennent pas leur entraînement là où ils l’avaient laissé, il recommence leurs exercices à la base pour monter en difficulté graduellement. Copie-les.
  • Prends contact avec d’autres auteurs via les réseaux sociaux. S’ils n’habitent pas trop loin de chez toi, vous pourrez même vous retrouver autour d’un café pour échanger sur vos expériences et vous entraider. Et pourquoi ne pas trouver un partenaire pour écrire un roman à 4 mains ?
  • Et si vraiment malgré tout, tu te sens seul et que l’ampleur de ce défi te dépasse, fais-toi accompagner par un professionnel qui saura t’orienter, te donner à nouveau confiance en toi et te soutenir jusqu’à ce que tu atteignes l’objectif que tu t’es fixé.

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Puzzled black woman has contemplative expression, writes to do list of goals, holds notebook, scratches head with pencil, looks aside, being deep in thoughts, isolated on pink studio background

Et si devenir écrivain n’était pas un rêve impossible à atteindre ?

À toi (celui ou celle) qui as écrit un nombre incalculable de récits, ou à toi, qui fourmilles d’idées, mais qui n’oses pas te lancer, installe-toi confortablement pour lire les articles de ce blog.

Mais d’abord, une petite présentation s’impose. Je m’appelle Mélanie Rafin, j’ai 36 ans (cet âge où nous sentons la quarantaine se rapprocher dangereusement) et j’ai d’abord été  enseignante.

Après avoir entendu pendant des années, les fameux « mais qu’est-ce que tu écris bien ! » ou autre « tu es très drôle, tu devrais écrire un livre », j’ai fini par obéir. Il y a deux ans, je me suis attelée à la rédaction de mon premier roman « Si tu revenais » et je me suis trouvée confrontée à toutes les difficultés inhérentes à ce changement de vie : le doute, la peur, les incompréhensions… Mais je suis têtue ! J’ai décidé de foncer et j’ai édité mon premier récit en novembre 2020 puis mon deuxième en mai 2021.

Dit comme cela, se lancer paraît aisé. Que nenni ! Écrire c’est bien. Écrire une histoire qui va plaire c’est mieux. Et réussir à passer toutes les étapes vers la publication de son livre et accessoirement donner envie au lecteur de l’acheter, cela relève de l’exploit !

Je ne connaissais rien à ce monde compliqué et j’y suis arrivée. J’ai donc décidé de faire partager mon expérience et d’aider les auteurs en devenir. Si plusieurs auteurs ne m’avaient pas accompagné et coaché, je ne serais pas parvenue à réaliser mon rêve. Je ne vais pas te mentir : des erreurs tu en feras ! Si mes connaissances peuvent t’en épargner une grande partie, je serais déjà heureuse !

Alors si toi aussi tu te poses des questions sur les étapes à suivre et sur tous les pièges à éviter pour réussir à faire publier ton livre, reste avec moi !

Tu t’interroges sur le style de tes écrits, la mise en page d’un roman, la création et le choix d’une couverture qui plaît au lecteur, la communication sur ton livre, tu es au bon endroit.

Je compte te livrer ici tous les conseils nécessaires à la réalisation de ton rêve. Sans langue de bois et sans artifice (ce n’est pas mon genre, tu t’en apercevras vite 😉).

 

Devenir auteur, c’est possible !

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