Ecrire un roman (trouver l’inspiration)

Ecrire un roman (trouver l’inspiration) :

Une des questions qui m’est posée le plus souvent est la suivante : « Mais où trouves-tu ton inspiration ? » Une réponse toute simple s’impose : partout.

La vie de tous les jours t’offre en permanence des sujets, des situations, des paroles sur lesquels tu peux extrapoler pour bâtir une histoire :

  • Les faits divers que te déverse ton quotidien régional. La rubrique des chiens écrasés représente une source infinie d’idées. Les péripéties des bandes alcoolisées qui se prennent pour de super héros autorisent des hypothèses multiples. Et si tu rêves d’écrire un roman policier, les pages juridiques regorgent de pistes plus croustillantes les unes que les autres.
  • Les grands thèmes de société qu’aborde le journal télévisé. « Me too » pose le terreau de nombreux drames psychologiques sur fond de harcèlement. Ce renouveau du féminisme permet également un retour sur les anciens combats menés par les soixante-huitardes. La situation dans les banlieues ouvre la porte à des récits contemporains emplis de rebondissements.
  • Les anecdotes de Tata Annie ou de Tonton Louis lors du repas familial. En effet, les histoires d’héritages qui ont créé des conflits épiques ne manquent pas de piquants. Les secrets ensevelis dans les archives communales qui sortent sous l’effet de l’alcool en fin de banquet promettent des narrations captivantes.
  • Les commérages de ta voisine. Et c’est à ce stade que se révèle le vieux dicton qui répète : « il n’y a pas de fumée sans feux ». Les conséquences dévastatrices des rumeurs fournissent
  • Une matière inépuisable dans la construction de l’intrigue d’un roman. Ses bavardages peuvent aussi vous inspirer la personnalité d’un corbeau.
  • Les conversations de bistrot ou de restaurants que tu écoutes discrètement. Ces couples mariés en bout de course qui ne s’adressent quasiment pas la parole de tout le repas laissent s’envoler l’imagination vers leur passé, leur présent et leur futur. En parallèle, à quelques tables d’eux, cette femme et cet homme qui ne cesse de se saisir mutuellement la main viennent immanquablement de se croiser. Leur relation est-elle légitime ? Attribuer une existence à tous ces personnages représente un jeu dont je ne me lasse pas.
  • Ta vie professionnelle ou celles des gens qui t’entourent. Qui n’a pas rencontré à son travail, un collègue qui court d’un bureau à l’autre les bras emplis de dossiers en répétant qu’il est débordé, tout cela pour mieux cacher son incompétence ? Ne trouveriez-vous pas jouissif de l’enfermer dans un rôle qui mettrait à jour sa capacité à brasser du vent ? L’écriture d’un roman vous offre le plaisir de faire trébucher ce type d’individus tout à fait exécrables.
  • Ton expérience de maman, de papa, de grands-parents. Le théâtre d’une réunion de début d’année de la classe de votre écolier fournit une matière idéale pour poser les personnages d’une histoire. Ce microcosme représente un miroir de la société. Tout y est : le père convaincu d’avoir engendré un génie, celui qui souhaite apprendre son métier au professeur, la mère qui confond instituteur et psychologue, celle qui refuse de comprendre qu’il s’agit d’une démarche sur le fonctionnement global du groupe et non pas exclusivement sur son chérubin.
  • J’ajouterais juste ta culture, tes lectures et les films que tu as vus

La liste pourrait encore s’allonger, mais je m’arrête là. Je pense que tu as compris que tout peut devenir matière à créer un roman, pour peu que tu t’astreignes à observer autour de toi.

Pour citer une autrice que tu connais certainement, J. K. Rowling s’est inspirée principalement des contes de fées et de la mythologie pour écrire Harry Potter.

Guillaume Musso assure que ces nombreuses lectures représentent sa source.

Pour un de ses livres, je ne sais plus lequel, Marc Levy explique que l’idée lui ait venu après avoir aperçu dans un parc, un petit garçon et son grand-père assis sur un banc. En regardant la ressemblance entre les deux, il s’est posé la question « et si l’enfant que nous étions rencontrait l’adulte que nous sommes devenus, est-ce que les deux s’entendraient bien ensemble ? »

Pour son roman intitulé Louis Lambert, Balzac s’est inspiré de ses années de pension au collège de Vendôme.

George Sand nourrit ses écrits de ses combats et de ses passions, mais aussi de la vie campagnarde qui l’entoure dans le Berry.

En résumé, pour entretenir son imagination, le premier point consiste à vivre.

Et, le second nécessite tout simplement de s’ennuyer.

J’ai bien conscience que je viens presque de prononcer un gros mot dans notre société qui avance à 100 à l’heure, qui ne parle que de productivité et de rentabilité, mais je persiste : l’ennui et le terreau de la création.

En effet, une fois que tu as disséqué et observé toute l’agitation qui t’entoure, tu peux choisir plusieurs lieux pour laisser macérer ton butin :

  • T’asseoir dans un endroit tranquille où seuls les bruits de la nature te bercent.
  • Marcher en silence sur un parcours que tu connais bien et qui ne te distraira pas trop de tes réflexions.
  • Avaler des kilomètres de voiture au volant ou en passager, mais toujours dans le calme.

Je te laisse continuer cette liste en fonction de ton mode de vie et de tes intérêts, mais j’insiste sur la nécessité de ne pas parasiter l’éclosion de tes pensées par un casque diffusant de la musique ou toute autre préoccupation.

Donc en conclusion, pour cette première partie du travail tu dois vivre, observer et t’ennuyer. Tes seuls outils indispensables sont un carnet, un crayon ou l’application de notes de ton téléphone ou une excellente mémoire pour engranger tes découvertes. Suivant l’activité que tu choisis pour permettre à tes idées de mûrir, tu peux également avoir besoin d’une bonne paire de chaussures, si tu prends l’option marche, ou d’un fauteuil confortable ou encore d’une voiture agréable.

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