L’écrivain débutant face au monde de l’édition

Aujourd’hui, je me glisse dans la peau d’un auteur débutant.

N’en croyant pas ses yeux, il vient de mettre le point final à ce roman qu’il travaille depuis des années. Il a cumulé les lectures, les corrections et les réécritures. Suivant toutes les informations qu’il a pu glaner, il a soumis son histoire à l’avis de bêta-lecteurs et à celui d’un conseiller littéraire. Il ne doute plus que son œuvre soit fin prête pour rencontrer son public.

Pendant ces longs mois de rédaction, concentré sur sa passion, il ne s’est absolument pas penché sur la suite. Il sait qu’il souhaite être lu et rêve de plaire à un large public, mais comment doit-il s’y prendre pour lui offrir son récit ?

Dès ses premières recherches sur le Net, il est confronté à la complexité du monde de l’édition, mais la première question qui semble faire débat consiste à choisir entre édition ou autoédition ? Bien que littéraire, notre novice se révèle aussi cartésien et organisé, il décide donc de démonter et de comprendre tous ces rouages.

  • D’abord l’édition.

Très vite, il saisit que sous ce vocable se cachent plusieurs réalités :

    • L’édition à compte d’éditeur
    • L’édition à compte d’auteurs
    • L’édition participative
    • L’édition alternative

La démarche de l’édition à compte d’éditeur lui paraît claire, bien que, semble-t-il, difficile à obtenir. Il doit simplement faire parvenir son œuvre accompagné d’un synopsis et d’une lettre de motivation à toutes les maisons d’édition de la place proposant une ligne éditoriale en adéquation avec son roman. Mais à ce stade, il comprend qu’il doit réussir à trier dans toutes ces entreprises celles qui fonctionnent vraiment à compte d’éditeur et celles qui essaient de s’afficher avec les mêmes critères. Par la suite, elles n’hésiteront pas à le contraindre à mettre la main au portefeuille. Ne s’y retrouvant pas, il décide de s’orienter vers les maisons très connues ou d’opter pour une expédition massive reportant cette sélection au jour où il recevra des réponses.

Cette possibilité de transmettre en grand nombre peut s’effectuer de nos jours, car la plupart des éditeurs acceptent les dépôts par mail. En revanche, si nous revenons quelques années en arrière, l’accumulation d’envois postaux n’était pas gratuite et elle obligeait les auteurs à procéder à un choix intelligent. Cela étant, aujourd’hui, pour respecter la ligne éditoriale de vos interlocuteurs et avoir une chance que votre histoire soit bien reçue et étudiée, je vous conseille de cibler avec précision. C’est ainsi qu’à ce stade, notre novice se retrouve à feuilleter tous les catalogues des maisons d’édition qui pourrait lui convenir.

Voilà, tous les mails ou tous les courriers ont pris leur envol. À partir de ce moment, notre débutant pourra probablement trier rapidement entre les vraies maisons d’édition et les autres. En effet, les délais de traitement d’une maison d’édition telle que Gallimard, Flammarion ou Plon s’approchent des 6 mois que des 6 semaines. Donc déjà dès qu’une réponse positive vous parvient très vite, je vous invite à vous interroger.

Je vous rappelle qu’une maison d’édition digne de ce nom ne vous demandera jamais de payer quoi que ce soit. Dans la plupart des cas, c’est elle qui vous versera un à-valoir compris dans le contrat d’édition que vous signerez avec elle. L’éditeur prend à sa charge toutes les dépenses inhérentes à la naissance de votre œuvre du jour de sa réception jusqu’à celle de son arrivée sur les étals des libraires. De plus, il vous offre aussi quelques exemplaires de votre livre tout neuf.

Donc si votre interlocuteur qui vous répond en encensant votre roman vous indique que vous allez devoir payer la correction, la mise en page, la réalisation de la couverture et tous les exemplaires que vous souhaiterez avoir en votre possession, fuyez ! Vous vous trouvez face à une maison d’édition à compte d’auteurs qui n’affiche pas clairement sa démarche.

Bien sûr, vous pouvez faire appel à ce type d’établissement, mais faites-le en toute connaissance de cause. Et n’oubliez pas que, pour la plupart, ces maisons s’enrichissent non sur les ventes près de vos futurs lecteurs, mais sur les différents postes de dépenses qu’elles vous font endosser. De plus, elles n’assureront bien souvent que peu ou pas de diffusion de votre œuvre et encore plus rarement sa promotion, mais elles ne négligeront jamais de prendre leur marge.

Une nouvelle forme d’édition a vu le jour depuis peu de temps : l’édition participative.

Elle invite les lecteurs à investir et à devenir coéditeur ou à souscrire et à soutenir l’auteur. Les livres publiés sont ceux réunissant les fonds nécessaires ou ayant regroupé suffisamment de dons.

Internet et les réseaux sociaux ont rendu possible cette forme d’édition.

L’édition participative gagne en popularité. C’est une édition à compte de lecteurs. Bien que je manque de connaissances sur cette façon de faire, je pense qu’elle peut offrir une piste d’envol à des projets qui peinent à décoller. De plus, en ce qui me concerne, j’estime que face à un contrat clair, l’écrivain débutant peut choisir de s’y engager en toute connaissance de cause.

Au terme de toutes ses recherches, il ne reste à notre novice qu’à comprendre le fonctionnement de l’autoédition.

Cette option avait encore mauvaise réputation, il y a quelques années. Les auteurs qui se tournaient vers cette possibilité étaient souvent considérés comme ayant été rejetés par l’édition traditionnelle. Mais depuis 2011, l’avènement de l’autoédition numérique grâce à Amazon KDP a changé les choses.

Tout d’abord, le novice n’a plus à ouvrir son portefeuille. Il peut se retrouver avec son livre entre les mains sans avoir dépensé un seul euro. De plus, l’autoédition permet de garder le contrôle total sur son œuvre. L’écrivain ne cède plus ses droits d’auteurs. Il gère le processus de A à Z. Il choisit sa mise en page, sa couverture, la qualité du papier, la date de sortie. Il reste le maître à bord. Vous êtes un auteur indépendant.

Et critère non négligeable, les redevances perçues sur chaque livre vendu se révèlent bien plus importantes.

Pour aider notre auteur débutant, j’inclus ci-dessous un tableau récapitulatif des avantages et des inconvénients des deux principales options. Et je terminerai en précisant que Plumélanie se tient à votre disposition pour pallier les inconvénients de l’autoédition. N’hésitez pas à nous contacter, cela ne vous engage à rien.

Avantages Inconvénients
Édition à compte d’éditeur 1)      L’éditeur paie tout

2)      Vous bénéficiez d’une équipe d’experts

3)      Vous ne faites qu’écrire, la maison d’édition assure tout le reste.

4)      Vous bénéficiez d’un plus large lectorat

1)      Vous risquez de nombreux refus

2)      Lenteur

3)      Vous devez vous plier à la ligne éditoriale, aux demandes de réécritures et aux délais fixés par l’éditeur.

4)      Vous ne choisissez pas le titre de votre roman

5)      Vous touchez entre 6 à 12 % du prix HT de votre roman

6)      Beaucoup de maisons d’édition assurent peu la promotion de votre livre

Autoédition 1)      Vous serez obligatoirement publié puisque la démarche vous appartient

2)      Vous choisissez votre rythme

3)      Maîtrise complète de la chaîne éditoriale

4)      Conservation des droits d’auteurs

5)      Rapidité

6)      Vous touchez 60 % (après retrait du coût d’impression) du prix HT pour le broché et 70 % pour le numérique

1)      Beaucoup de travail donc du temps disponible

2)      Quelques frais à prévoir pour une vraie professionnalisation

3)      Se créer une communauté.

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