S’autoéditer : La béta lecture et la correction professionnelle

S’autoéditer : La béta lecture et la correction professionnelle :

La bêta-lecture constitue une lecture critique. La personne sollicitée pour l’effectuer étudiera votre tapuscrit avant sa publication et vous en construira une analyse détaillée. En mettant en avant les forces et les faiblesses de votre œuvre. En effet, l’auteur plongé dans son intrigue manque de recul pour détecter les incohérences, les omissions, et les lourdeurs de style de son récit. Un retour critique et bienveillant sur son travail s’avère nécessaire pour qu’il puisse améliorer son roman.

La mission de ce premier intervenant ne consiste absolument pas à corriger les fautes d’orthographe, de syntaxe ou de typographie. Pour cette partie, l’œil acéré d’un professionnel de la correction se révèle primordial.

Le rôle du bêta-lecteur

Ce primo-lecteur doit détecter les incohérences, les descriptions lassantes, les dialogues inutiles, les contradictions dans le caractère des protagonistes, en un mot tout ce qui peut gêner la compréhension du récit ou sa fluidité.

Au-delà du factuel, il doit aussi faire part de ses ressentis sur l’intrigue, les personnages, le rythme de l’histoire, l’attrait de l’incipit et de l’épilogue. Sur tous ces sujets, également, le bêta-lecteur ne doit pas se censurer en gardant à l’esprit que son travail doit procurer une valeur ajoutée à l’œuvre initiale.

C’est pourquoi cet exercice délicat nécessite des qualités particulières pour réussir à pointer les écueils sans complaisance, tout en ne froissant pas et en ne décourageant pas l’écrivain.

En effet, un primo-lecteur qui crie à la perfection et qui annonce qu’il a passé un bon moment, fait plaisir à l’auteur, mais ne lui apporte rien. Un esprit critique aiguisé et une vraie objectivité s’avèrent indispensables.

En revanche, pour énoncer des avis difficiles, la bienveillance reste primordiale. Le bêta-lecteur ne doit pas oublier que sa fonction consiste à vous aider et non pas à détruire toute votre confiance en vous. Sa mission implique de vous soutenir pour que vous amélioriez la qualité de vos écrits.

C’est ainsi qu’il doit également se montrer constructif en vous expliquant les raisons de ses analyses positives ou négatives. Il ne peut pas se contenter de vous annoncer « ce n’est pas bien ». Cette information trop générale ne vous permettra pas de revoir votre roman.

En dehors des qualités personnelles de votre interlocuteur, pour diminuer les risques d’être confronté à des analyses qui n’en portent que le nom, je vous conseille également de choisir des primo-lecteurs intéressés et habitués à découvrir des histoires similaires à la vôtre

Maintenant, il ne vous reste plus qu’à trouver ces perles rares. Effectivement, à ce stade, je passe au pluriel. En effet, vous contenter d’un seul avis ne serait pas judicieux, sur ce sujet un peu de diversité se révèle indispensable. J’ai bien écrit « un peu », n’oubliez pas que vous devrez traiter tous ces retours. Si vous en prenez trop, vous serez submergé et vous ne saurez plus effectuer un tri efficace entre tous ces avis. Je vous conseille un minimum de trois personnes et je pense qu’au-delà de six, l’auteur se perd.

Comment allez-vous mettre la main sur ces trois collaborateurs ?

Immanquablement, votre premier réflexe consistera à vous tourner vers votre famille ou vos amis. Auprès d’eux, vous êtes quasiment assuré de trouver toute la bienveillance nécessaire et probablement un vrai enthousiasme pour tenter de vous aider. Faites-le ! Ainsi votre premier lecteur, dont vous ne pouvez pas douter de l’affection, pourra se permettre de critiquer négativement vos écrits sans risquer de fragiliser votre relation. Mais, le problème se situe également dans cette proximité, pouvez-vous être convaincu que votre conjoint, votre sœur ou votre mère fasse preuve de la plus grande objectivité. Pour cette raison, je vous engage à ne confier cette mission qu’à un seul de vos proches.

Ensuite, vous pouvez vous tourner vers vos amis virtuels des réseaux sociaux ou vers les groupes Facebook de littérature. Par ce biais, vous ne devriez accrocher que des personnes aimant lire, motivées par votre demande et connaissant pour la plupart les règles du jeu. Malheureusement, ce n’est pas toujours le cas. Certains d’entre eux peuvent manquer totalement d’empathie ou ne vous retourner une critique moins étayée que celle de votre vieille tante qui s’est écriée : « ton roman est génial ! » et elle s’est arrêtée à ce niveau d’analyse. Vous pouvez difficilement vous montrer exigeant, je vous rappelle que ces primo-lecteurs vous rendent service gracieusement.

La dernière option à votre disposition élimine le bénévolat. En effet, vous pouvez vous choisir un conseiller littéraire. Cette démarche vous oblige à mettre la main au portefeuille, mais vous êtes assuré de recevoir un avis extérieur, objectif et bienveillant. De plus, votre interlocuteur est habitué à ce type d’exercice et maîtrise les techniques de narration. En outre, ce conseiller vous fournit un compte-rendu détaillé et étayé qui pointe les forces et les faiblesses de votre roman et vous indique les pistes d’amélioration. Autre point, ce professionnel respectera un délai fixé contractuellement ce qui vous permet de baliser sans risque votre futur travail. Face à tous ces éléments, je peux vous assurer que le coût engagé s’apparente plus à un investissement que vous ne regretterez pas.

Finalement, n’oubliez pas que, quel que soit votre interlocuteur, c’est vous qui gardez la main sur votre tapuscrit et qui déciderez des changements que vous souhaiterez opérer.

Je ne m’étendrai pas ici sur la révision ou la réécriture de votre roman qui intervient à la suite des retours des bêta-lecteurs. En effet, l’objectif de cet article consiste à vous situer les réelles différences entre le primo-lecteur et le correcteur professionnel.

Le rôle du correcteur professionnel.

La construction et la rédaction de cette histoire merveilleuse qui a germé dans votre imaginaire vous ont réclamé de nombreux mois. Vos premiers lecteurs vous ont aidé à prendre le recul indispensable pour sublimer votre récit. Après tout ce travail, vous ne pouvez pas vous permettre de le lancer dans la cour des grands sans un ultime toilettage qui éliminera toutes les dernières imperfections. Vous ne pouvez pas sauter cette étape que ce soit pour envoyer votre manuscrit à des maisons d’édition ou pour l’autoéditer.

Corriger un texte demande une véritable expertise. Le professionnel doit faire preuve d’une réelle rigueur. Il doit maîtriser les règles d’orthographe, de grammaire (syntaxe, conjugaison, etc.), mais aussi de typographie (caractères, utilisation des majuscules, des tirets, etc.).

Mais au-delà de ces connaissances acquises, il doit également posséder certaines qualités personnelles telles que la patience, la curiosité et la prudence. En effet, il doit souvent prendre le temps d’étudier à plusieurs reprises certaines parties des récits qu’il a devant lui. Se documenter et s’informer pour contrôler la crédibilité de ce qu’il lit implique qu’il développe un vrai intérêt pour tous les thèmes nouveaux qu’il peut avoir à découvrir dans sa pratique. Et en dernier lieu, savoir se remettre en question et procéder à des vérifications à chaque fois que cela semble nécessaire lui assurera d’éviter un maximum d’erreurs.

Au terme de cet article, j’espère que vous ne confondrez plus bêta-lecture et correction orthographique.

Et vous, à quelle étape vous situez-vous dans l’écriture de votre roman ?

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