S’autoéditer : La conception de la couverture

S’autoéditer : La conception de la couverture

Vous avez déniché le visuel de vos rêves, il ne vous reste plus qu’à concevoir une couverture percutante pour présenter au mieux votre roman.

Pour cela, vous devez intégrer quelques grands principes de l’art graphique.

  • Pensez à hiérarchiser votre création de façon à orienter le futur lecteur. Pour ce faire, le plus simple consiste à partager symboliquement votre image en 3 colonnes et en 3 lignes. L’œil se porte d’abord sur les nœuds en allant successivement du haut vers le bas et de la droite vers la gauche.

Parallèlement, ne pas oublier que l’œil humain voit en 1er les visages, les sexes, les animaux et la typographie

  • Cela étant, opter pour la simplicité se révèle souvent payant.
  • Demeurez également vigilant sur le message que délivre chaque couleur et maintenez une harmonie en vous servant du cercle chromatique. Toutefois, quels que soient vos choix limitez-vous à 3 nuances maximum.
  • En ce qui concerne les polices, je vous invite à vous cantonner à 2 différentes si vous ne voulez pas surcharger la couverture miniature que proposent les sites de ventes
  • Dans votre conception, rappelez-vous que chaque composant doit posséder une justification et qu’aucun d’entre eux ne doit se trouver trop proche des bords.

Vous devrez également respecter les mentions légales et donc obligatoires qui doivent apparaître sur votre couverture. Ce sont les suivantes :

  • Le nom de l’auteur.

J’imagine (je l’espère à tort) que vous n’êtes pas déjà un écrivain reconnu. Dans ce cas, afficher le titre de votre livre dans un format plus important que celui de votre patronyme semble plus judicieux. Je ne doute pas que dans quelques années, à lui seul, il suffira à attirer de nombreux fans vers votre œuvre, mais en attendant votre titre a peut-être plus de chances d’accrocher vos futurs lecteurs.

  • Le titre.

Nous ne reviendrons pas ici sur la recherche du titre le plus adapté à votre récit. Ce sujet a déjà fait l’objet d’un article. Vous avez découvert le titre qui à coup sûr vous fera vendre des milliers d’exemplaires. Maintenant, vous devez l’inclure dans votre couverture de façon qu’il capte le regard des « touristes » qui visitent la plateforme. Pour ce faire, vous devez choisir avec le plus grand soin la police de caractère et la taille du texte. En effet, cette typographie doit transmettre ce que le récit et le titre suggèrent. Vous n’utiliserez pas la même police pour un roman et pour un thriller.

  • Le nom de l’éditeur.

En autoédition, cette information ne se justifie pas, mais rien ne vous empêche d’indiquer celui de votre autoentreprise ou celui d’une collection.

  • Le genre de l’histoire (roman, essai…) reste facultatif.

Maintenant, le visuel en main, les grandes règles du graphisme et les mentions légales en tête, l’étape suivante consiste à construire ce puzzle à l’aide d’un outil :

  • Les logiciels gratuits :
  • net (simple à prendre en main)
  • Scribus(mise en page).
  • Gimp(montage).
  • Krita(dessin).
  • Inkscape(illustration vectorielle).
  • Les logiciels payants :
  • Photoshop (onéreux) ou son petit frère, Photoshop-élément (moins cher) qui conserve de nombreuses fonctionnalités qui vous suffiront largement à concevoir une couverture professionnelle.
  • Ces 2 outils malgré leur complexité, une fois apprivoisée, vous offrent la possibilité de laisser libre cours à votre créativité.
  • Illustrator(illustration vectorielle).
  • Les plateformes en ligne qui ne proposent pas les mêmes possibilités, mais qui permettent de construire un visuel satisfaisant :
  • Canva
  • Stencil
  • Fotor
  • Desygner

D’autres outils existent probablement, mais je ne vous cite ci-dessus que ceux que je connais.

Quel que soit le logiciel qui vous tente, assurez-vous que votre image possède une définition d’au moins 300 DPI, afin qu’elle convienne également à l’impression de votre livre relié. Si vous décidez de publier votre histoire exclusivement en version numérique, les contraintes auxquelles vous serez soumis s’allégeront. En revanche, le modèle broché demande plus de technicité. Vous ne devez pas négliger les profils de couleur, les dimensions, les bordures…

Créer une couverture n’est pas toujours chose simple et vous pourriez avoir besoin d’aide. En effet, cette vitrine de votre œuvre doit offrir une impression d’harmonie et d’équilibre.

Avec toutes ces informations, vous avez en main la première panoplie nécessaire pour concevoir une couverture percutante et vendeuse. Au risque de vous noyer, je n’ai pas voulu, ici, me lancer dans tous les points techniques. Pour ceux d’entre vous qui souhaitaient principalement recourir à la plateforme Amazon KDP, la rubrique « aide » de votre compte regroupe une source très importante d’informations.

Si malgré tout, vous ne vous sentez absolument pas capable de construire cet emballage qui mettra en valeur votre histoire, n’hésitez pas à faire appel à un graphiste. Vous êtes auteur et vous considérez que cette partie du travail n’entre pas dans vos compétences, trouvez un graphiste qui saura magnifier votre livre.

Pour suivre tous les conseils, toutes les actualités et bénéficier de nombreux avantages : inscris toi ici à la Newsletter. 

Écrire un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *