S’autoéditer : Le choix de la couverture

S’autoéditer : Le choix de la couverture:

Comment allez-vous emballer ce cadeau superbe que vous souhaitez offrir à vos lecteurs ? Grande question !

Bien sûr, certaines maisons d’édition notoirement connues ont opté pour des couvertures crème affichant une police rouge pour tous leurs romans. Cette sobriété constitue leur signe de reconnaissance.

Mais vous n’êtes pas publié par ce biais et la nécessité que votre livre s’attribue plus de visibilité pour réussir à s’extraire du nombre phénoménal d’œuvres proposées représente une étape incontournable.

Le lecteur achète aussi avec ses yeux et une étude récente indique qu’il ne regarde pas plus de 8 secondes la couverture d’un roman. Vous disposez de très peu de temps pour convaincre. Une couverture imagée donne déjà une partie de l’ambiance de votre roman. Elle peut également procurer des émotions, faire naître la curiosité et surtout attirer l’attention. Vous êtes pour le moment un illustre inconnu, vous avez besoin de ce support pour afficher une promesse à vos futurs clients. Que votre illustration soit belle ou énigmatique, elle doit intriguer tout en en reflétant vos écrits. Toutefois, vous ne devez jamais oublier qu’une couverture en désaccord avec l’œuvre et qui ne respecte pas la proposition initiale ne pourra que vous exposer à la foudre des lecteurs déçus.

Jusqu’à ces dernières années, les Français privilégiaient les visuels plutôt sobres, mais la mode anglophone des couvertures complexes et très colorées nous a rattrapés. Cette évolution nous ouvre une palette de choix très large.

Quelle que soit votre préférence, rappelez-vous que vous ne pouvez utiliser que des illustrations libres de droits. Gratuites ou à des prix modiques, vous en trouverez facilement sur internet. Ces sites vous donnent accès à de très nombreuses possibilités en respectant la loi et en vous procurant des photos en haute définition. Vous ne devez pas oublier de noter en couverture ou à l’intérieur de votre livre le nom de l’auteur de l’image.

Je vous propose ci-dessous une liste non exhaustive de sites d’images libres de droits :

Si vous êtes photographe, profitez-en ! Mais dans les 2 cas, rappelez-vous que plus votre couverture aura l’air « professionnelle », plus votre crédibilité sera établie.

Vous savez où aller chercher le cliché, le dessin ou le graphisme qui symbolisera au mieux votre intrigue, mais quels sont les critères pour effectuer le meilleur des choix ?

Cette illustration doit remplir trois objectifs :

  • Représenter au mieux votre intrigue

Votre couverture doit refléter l’histoire que raconte votre roman, mais une seule image ne peut pas tout retranscrire. Tentez d’y inclure l’information ou l’aventure centrale. Demandez-vous quel message vous souhaitez transmettre à votre clientèle ou quel sentiment vous espérez faire passer à travers votre visuel. Gardez toujours à l’esprit qu’elle représente la première impression que le lecteur ressentira face à votre livre.

Pour trouver de l’inspiration, je vous propose d’observer les couvertures qu’affichent les récits du même genre littéraire que le vôtre. Étudiez-les en détail. Vous comprendrez rapidement les tendances qui existent dans chaque catégorie.

Vous pouvez également tenir compte de votre titre et des mots clés que vous identifiez dans votre roman pour imaginer les éléments qui doivent illustrer votre œuvre.

  • Attirer le client

Sollicitez votre entourage. Ces regards extérieurs vous indiqueront l’histoire que leur suggèrent vos visuels.

Tous les éléments de la couverture doivent être liés et votre client potentiel doit sentir la cohérence qui existe entre : le titre, le genre, l’illustration, le design, les couleurs et les polices choisis.

  • S’adapter aux contraintes techniques

Dans votre quête de l’illustration idéale, n’oubliez pas que la couverture de votre version numérique s’affichera en format timbre-poste sur l’application accessible de votre smartphone. Si vous optez pour une photo complexe ou trop sombre ou à l’inverse trop claire, votre couverture risque de passer inaperçue. Si votre police paraît trop fantaisiste ou trop petite, elle ne sera pas lisible. Vous devez choisir des visuels nets, biens organisés et laissant des espaces vides. Ces blancs vous permettront d’y inclure le titre et le nom de l’auteur.

Orientez-vous également plutôt vers une illustration verticale, elle s’intégrera mieux dans votre format de couverture.

En définitive, une couverture de roman réussie peut faire toute la différence. Si elle s’approche d’une œuvre d’art et que votre histoire n’a aucun intérêt, votre roman ne durera malgré tout que le temps d’un feu de paille. En revanche, votre récit peut s’apparenter à un prochain Goncourt et passer inaperçu dans la masse des livres proposés au public si sa couverture le dessert. Vous ne devez jamais oublier que cette 1re de couverture représente la porte de votre roman. Le futur lecteur doit avoir envie de la franchir et non pas de fuir les jambes à son cou. Le visuel et la typographie doivent être clairs, précis et ne laisser aucun doute sur le genre littéraire de votre œuvre.

Si décidément, les bases du graphisme et la conception de ce contenant vous rebutent, n’hésitez pas à faire appel à un professionnel, vous ne regretterez pas cet investissement.

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