S’autoéditer : Le choix du titre

S’autoéditer : Le choix du titre 

Le titre ! Vaste débat ! Si vous avez des enfants, vous allez vous retrouver confronter à un exercice pas très éloigné de celui du choix d’un prénom. Au même titre que lorsque vous attendiez votre petit dernier, vous rêviez que ce prénom le définisse en un seul mot, aujourd’hui, vous comptez sur cet intitulé pour globaliser, cette œuvre magnifique que vous êtes en train de construire ou à laquelle vous venez de mettre le point final. Apposer une étiquette à notre création imaginaire pour la lancer publiquement se révèle un acte difficile.

En effet, comme quand vous hélez votre bambin, le titre représente la première chose que l’on annonce lorsqu’on souhaite parler de votre livre. Ces quelques mots revêtent donc une importance particulière. Ils influenceront énormément vos futurs lecteurs. Ils peuvent soit leur donner envie d’ouvrir votre roman soit les pousser à fuir ou encore pire ne provoquer aucune réaction.

Certains auteurs connaissent l’appellation de leur opus avant même de rédiger leur première phrase. Mais beaucoup se trouvent confrontés à cet exercice compliqué en cours d’élaboration de leur œuvre voire à la toute fin. Construire une 4e de couverture consistant à décrire toute son histoire en 150 mots peut paraître un travail insurmontable, mais opérer une synthèse en une seule expression à travers un intitulé bloque de nombreux écrivains.

Effectivement, un titre, comme un résumé, semble toujours réducteur. Pour autant, il semble primordial et l’on peut avoir l’impression qu’il décidera de l’avenir de notre roman.

Grande nouvelle ! De nos jours, plus aucun principe ne régit ce choix. Vous disposez de tous les possibles pour imaginer votre titre. Mais la production pléthorique de livres oblige à essayer de se différencier, l’originalité reste de mise. Vous devez attirer le lecteur quitte à le provoquer. Comme en amour, tout se révèle préférable à l’indifférence. Tout est bon pour se démarquer.

Listons maintenant les points qui permettent de s’approcher au mieux du titre que personne n’oublie :

  • Existe-t-il une longueur idéale ?

La réponse automatique à cette question s’impose. Il ne doit pas être trop long pour qu’il s’imprime facilement sur la couverture. Mais aussi et surtout dans la mémoire des gens. Seulement, voilà, depuis quelque temps, de nombreux intitulés contenant plusieurs mots émergent et ne freinent en rien le succès des romans, ils peuvent même les pousser en avant.

On se souvient de la série de Katherine Pancol avec les trois titres suivants : Les yeux jaunes des crocodiles, La valse lente des tortues et Les écureuils de Central Park sont tristes le lundi. Je peux aussi vous citer celui de la précurseur de l’autoédition française : Agnès Martin-Lugand avec Les gens heureux lisent et boivent du café.

  • Doit-il faire référence au sujet de votre roman ?

Évidemment ! Mais si je ne me contente des 4 titres notés précédemment, je ne suis pas convaincue qu’ils vous orientent vraiment vers le thème central de l’histoire. Je les ai tous lus et sans en dévoiler l’intrigue, je peux vous indiquer que Les gens heureux lisent et boivent du café se révèle être le nom de l’établissement que dirige l’héroïne. Les yeux jaunes sont ceux des crocodiles d’une ferme que gère l’ex-conjoint du personnage principal. Bien sûr, ils se réfèrent à une réalité qui existe dans le roman, mais aucunement d’une synthèse du récit.

Cependant, vous ne devez pas induire le lecteur en erreur. Votre intitulé ne peut pas sembler annoncer un polar quand vous racontez exclusivement une histoire d’amour. Vous feriez des mécontents qui s’empresseraient de déposer des commentaires négatifs vous handicapant pour la progression future de votre livre, mais aussi des suivants.

  • Choisissez le titre de votre livre en fonction de son genre

Le titre de votre opus doit indiquer son genre littéraire immédiatement et chacun d’entre eux possède ses codes. Si vous ne les connaissez pas, visitez les librairies et les plateformes en ligne et inspirez-vous des histoires similaires à la vôtre.

  • Orientez-vous vers des titres positifs.

Évitez avec application les intitulés négatifs, à moins que vous écriviez des scènes d’épouvantes. Les gens lisent pour se distraire et si le roman dit « feel good » plaît autant actuellement, c’est bien parce que les clients recherchent un peu d’espoir et de joie de vivre dans ce monde difficile. Privilégiez également les substantifs et les adjectifs porteurs d’avenir.

  • Quelques techniques pour avancer dans la découverte du titre idéal:
    • Ne vous censurez pas. Notez tout ce qui vous vient à l’esprit et n’hésitez pas à construire des combinaisons improbables de mots. Vous pouvez créer un titre décalé qui intriguera votre lecteur.
    • Établissez une liste des mots clés de votre histoire et cherchez-leur des synonymes.
    • Déterminez les éléments de votre roman que vous souhaitez mettre en avant : un lieu, un personnage, un concept, une émotion, une ambiance, un thème…
    • Annoncez plusieurs titres à votre entourage et vous verrez qu’ils pourront les inspirer et que votre conjoint ou votre cousine se transformera en force de proposition. Vous pouvez également les lancer sur vos réseaux sociaux. Dans ce cas, contentez-vous de n’avancer que 3 intitulés.
    • Penchez-vous à nouveau sur votre manuscrit, vous y découvrirez peut-être la perle qui vous a échappé.
    • Fouillez dans les chansons dans les poèmes, dans les proverbes…
    • Ne vous contraignez pas à une originalité qui sonnerait faux. Le classique peut aussi porter ses fruits.

Malgré toutes ces informations, cet exercice ne vous paraît pas toujours évident à mener à bien par l’auteur lui-même. En effet, réussir à avoir une vision synthétique de son œuvre pose souvent quelques problèmes. Dans ce cas, je vous invite à faire preuve de patience et à attendre un petit mois après l’apposition du point final de votre histoire. Cette pause vous permettra de mettre vos écrits à distance. Ainsi, lorsque vous vous plongerez à nouveau dans l’intrigue, vous l’aborderez de manière distanciée et vous vous sentirez probablement plus dans la peau de l’éditeur que dans celle de l’auteur.

Mais, si décidément, cette recherche vous panique et que vous bloquez, paralysé par la peur d’attribuer à votre œuvre un titre totalement inapproprié, je vous rappelle que nous vous proposons nos services.

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